Wall Street profite des rumeurs sur le pétrole

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Wall Street a fini en hausse mardi, tirée par une remontée des cours du pétrole bénéficiant au secteur de l'énergie et aux banques, permettant d'ignorer le pessimisme du Fonds monétaire international: le Dow Jones a gagné 0,94% et le Nasdaq 0,80%.

Les cours du brut ont entraîné Wall Street en territoire positif. Le Dow Jones a clôturé sur un gain de 0,94% à 17.721,25 points. Le Nasdaq a pris 0,80% et le S&P 500 s’est octroyé 0,97%.

Le pétrole et les banques

Le pétrole a grimpé de plus de 4% à New York, grâce aux rumeurs sur un nouvel accord entre Ryad et Moscou pour stabiliser l’offre. Avec le prix du pétrole au plus haut depuis le début de l'année, les valeurs du secteur énergétique ont évidemment profité de ce rebond. Devon a ainsi bondi de 6,57%, Chevron a gagné 2,38% et Halliburton 1,18%.

Cette embellie profitait également au secteur financier, juste avant que les grandes banques commencent à publier leurs résultats trimestriels à partir de mercredi. Alors qu'en début d'année les valeurs bancaires avaient souffert de la crainte que se multiplient les défauts de paiement parmi les producteurs pétroliers et leurs fournisseurs, les investisseurs se disent "peut-être que les cours des banques vont monter même si les taux d'intérêt bas" grèvent leurs revenus, a expliqué Michael James, chez Wedbush Securities. 

"Le marché va beaucoup réagir valeur par valeur, si les nouvelles ne sont pas bonnes, personne ne voudra de certaines entreprises."
Mace Blicksilver
Marblehead Asset Management

Mais une certaine prudence perdurait: avec les résultats trimestriels à venir, "le marché va beaucoup réagir valeur par valeur, si les nouvelles ne sont pas bonnes, personne ne voudra (de certaines entreprises) dans ses livres de comptes", a prévenu Mace Blicksilver, chez Marblehead Asset Management.

De son côté le Fonds monétaire international a assombri son tableau de l'économie mondiale face à une "escalade des menaces" venant de Chine, des grands pays émergents et d'Europe, où il craint un "Brexit", mais les investisseurs y ont prêté peu d'attention: "si vous fondez vos investissements sur les prévisions du FMI, vous aurez une vision rétrospective qui n'anticipe pas le marché", a dit M. James.

Les valeurs dans l'actu

Alcoa a perdu 2,67% à 9,48 dollars au lendemain de la présentation de ses résultats pour le premier trimestre 2016. Avec un bénéfice net en chute libre de 92%, le géant de l’aluminium a toutefois limité la casse en proposant un bénéfice par action supérieur au consensus.

Deutsche Bank a abaissé la recommandation de Starbucks d’"acheter" à "conserver" et a ramené son objectif de cours de 70 dollars à 64 dollars. Le titre de la chaîne de cafés a abandonné 2,30% et est repassé en dessous de la barre des 60 dollars. 

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