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Wall Street rechute après s'être rapprochée de l'équilibre

©AFP

Après s'être approché de l'équilibre, Wall Street rechute lourdement en fin de séance. Le Dow Jones a perdu 3,58% et le Nasdaq 3,82%. New York s'en sort toutefois mieux que les Bourses européennes qui ont clôturé autour des 5% de pertes, plombées par la dégringolade des marchés asiatiques. Les investisseurs s'inquiètent des conséquences du ralentissement chinois sur la croissance mondiale.

La Bourse de New York a joué au yo-yo toute la journée de lundi, hésitante entre inquiétude ou non face aux conséquences mondiales du ralentissement de l’économie chinoise. Elle a finalement terminé en forte de baisse, pour la cinquième séance d'affilé, mais faisant mieux que les Bourses européennes.

Le Dow Jones  a perdu 3,58% à 15.871,28 points. Le Nasdaq  a abandonné 3,82% à 4.526,25 points. Enfin, l’indice élargi S&P 500 a lâché 3,94% à 21.893,21 points.

Mieux qu'ailleurs

Le marché américain chutait tout de même moins que les autres, parce que "nous avions anticipé la chute des marchés européens et asiatiques, avec de gros reculs jeudi et vendredi, et l'Europe et l'Asie ont réagi à notre chute de vendredi", a estimé Sam Stovall, de Standard and Poor's Capital Market.

A Shanghai, l'indice composite a clôturé en baisse de 8,49%, sa plus forte baisse journalière depuis février 2007, effaçant tous les gains enregistrés depuis le début de l'année. A Tokyo, l'indice Nikkei a terminé la journée en baisse de 4,61%, à un plus bas de six mois.

En Europe, Francfort a chuté de 4,70%, Londres de 4,67% et Paris de 5,35%.

Mais en ce qui concerne les Etats-Unis, le marché est mûr pour un rebond au moins technique, estimait M. Stovall. "Les marchés ont trop vendu", a-t-il dit, "et les investisseurs ont des raisons de penser que le temps est venu d'un soulagement au moins à court terme", même si "il est trop tôt pour savoir si le recul global est terminé".

La chute des indices de la semaine dernière a représenté l'évaporation de quelque 1.100 milliards de dollars de valorisation, selon Howard Silverblatt, chez Standard and Poor's Capital IQ. "Si le S&P finit la séance sous les 1.917 points, cela représente un recul de 10% depuis son pic, pour la première fois depuis 47 mois (juillet 2011) alors qu'en moyenne l'écart entre de telles corrections est de 18 mois", a souligné M. Stovall.

"Le danger maintenant est que les marchés (d'actions et de matières premières) commencent à évoluer de nouveau ensemble, comme cela a été le cas lors de l'explosion de la bulle internet en 2000."
Kit Juckes
Société Générale

Alors que parallèlement les cours du pétrole reculaient eux aussi fortement, "le danger maintenant est que les marchés (d'actions et de matières premières) commencent à évoluer de nouveau ensemble, comme cela a été le cas lors de l'explosion de la bulle internet en 2000 et comme lorsque ce qui était une crise des marchés émergents s'est transformée en récession aux Etats-Unis", a souligné Kit Juckes de Société Générale.

Les indices à surveiller:

  • Aucun indicateur ou résultat majeur susceptible d'apporter des informations sur la santé de l'économie américaine n'était à l'agenda ce lundi mais dans la semaine, les investisseurs scruteront les interventions des banquiers centraux réunis de jeudi à samedi à Jackson Hole, dans le Wyoming, pour un grand rassemblement annuel. 
  • Jeudi, la publication aux Etats-Unis d'une nouvelle estimation de la croissance pour le second semestre sera scrutée jusqu'en Asie. Ces chiffres révisés du PIB pourraient être déterminants pour la décision de la Réserve fédérale de procéder à une hausse des taux d'intérêt, la première en presque une décennie.
  • Parallèlement, l'indice de volatilité VIX, utilisé pour calculer "le sentiment de peur" chez les courtiers, a connu "sa plus forte hausse en une semaine (+118%) depuis ... 1990 et le prix du baril continue de s'effondrer ce (lundi) matin", remarque John Plassard de Mirabaud Securities.
  • L'indice Bloomberg des matières premières, qui répertorie 22 matières brutes, a plongé de son côté lundi à son plus bas niveau depuis août 1999.

Les valeurs dans le viseur ce lundi:

  • > APPLE  a passé une bonne journée compte tenu des événements. L’action a perdu jusqu’à 13% sur le Nasdaq dans les premières minutes de transactions, tombant à 92 dollars, son plus bas niveau de l’année. La Chine représente en effet un marché important pour la marque à la pomme et son célèbre iPhone. Mais le directeur général du groupe, Tim Cook, a rassuré les investisseurs sur ses performances. Les mises en services d’Iphones en Chine se seraient accélérées ces dernières semaines. L’action a finalement terminé à 103,15 dollars, cédant 2,47%.
  • > ALIBABA  lâchait quant à lui 3,49% à 65,80 dollars, passant sous les 68 dollars qui était son prix d'introduction en Bourse il y a près d'un an.

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