Wall Street termine fort

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Wall Street a bondi mardi après des chiffres applaudis sur l'industrie et l'immobilier aux Etats -Unis, même si certains analystes s'étonnaient de l'ampleur de cet enthousiasme.

Tous les voyants étaient au vert ce mardi outre-Atlantique et Wall Street a repris sa marche en avant. La séance a débuté avec des chiffres bien accueillis sur l'immobilier et l'activité manufacturière, de quoi rassurer les investisseurs en ce premier jour du mois de mars.

En fin de séance, l'embellie s'est accélérée à la faveur d'une nouvelle clôture dans le positif pour le pétrole qui continue à être soutenu par l'espoir de voir un resserrement entre l'offre et la demande. Les cours ont regagné quelque 40% depuis leur chute en début d'année.

Le Dow Jones s'est adjugé près de 350 points, soit 2,11% à 16.865,08 points. Le Nasdaq et le S&P 500 ont progressé de 2,89% à 4.689,59 points et 2,39% à 1.978,35 points.

Ford et Fiat Chrysler (FCA) ont pris respectivement 4,64% à 13,09 dollars et 7,15% à 7,34 dollars après avoir enregistré leurs meilleures chiffres de vente depuis dix ans. 

A contre-courant, Tesla a perdu 3,22% à 185,75 dollars. Le constructeur américain de voitures électriques de luxe a pâti du pari d'un fonds spéculatif influent sur le plongeon de son titre d'ici fin 2016.

Les chiffres du jour

Aux Etats-Unis, les indicateurs se sont révélés plutôt bons, en premier lieu sur les dépenses de construction qui sont très solides et laissent croire à une accélération de l'économie. A ce chiffre sur l'immobilier, qui a atteint en janvier son plus haut niveau depuis huit ans, s'est ajouté un indicateur moins mauvais que prévu sur l'activité manufacturière le mois dernier, même s'il s'est contracté pour le cinquième mois consécutif et s'il s'inscrit dans une salve de statistiques médiocres sur le sujet à travers le monde.

Les observateurs semblaient hésiter sur l'interprétation à donner de la bonne humeur de Wall Street et, plus largement, des marchés mondiaux, l'expliquant soit par le fait que ces indicateurs ne sont pas aussi catastrophiques qu'attendu, soit, au contraire, par l'idée qu'ils sont assez mauvais pour justifier de nouvelles mesures de relance des banques centrales.

Les marchés ne doutent plus que la Banque centrale européenne (BCE) accélérera son programme de soutien la semaine prochaine, tandis qu'aux Etats-Unis, "ils peuvent s'accrocher à l'idée que la Réserve fédérale (Fed) puisse finalement traîner pour relever ses taux", a estimé Patrick O'Hare, analyste chez Briefing, évoquant de nouvelles déclarations attentistes de William Dudley, vice-président de la banque centrale américaine.

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