Wall Street clôture dans le rouge

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La Bourse de New York a clôturé dans le rouge ce lundi, après avoir battu un record historique avant le week-end pascal. En cause: la publication d'indicateurs mitigés pour l'économie américaine et la fermeture des marchés européens. Les valeurs pharmaceutiques se sont affichées dans le rouge tout au long de la journée, alors que la cour suprême indienne a rejeté lundi une demande de brevet du Suisse Novartis. Elles ont cependant limité leurs pertes avant la clôture.

La Bourse de New York, où deux grands indices ont battu leur record historique avant le week-end pascal, s'est repliée lundi après la publication d'indicateurs contrastés sur l'économie des Etats-Unis.

L'indice élargi S&P 500 a clôturé en baisse de 0,45% à 1.562,17 points hier alors que les bourses européennes étaient fermées. Le Dow Jones Industrial Average a réduit sa perte à 0,04% à 14.572,85 points. Le Nasdaq s'est replié de 0,87% à 3.239,17 points. 

A la veille du week-end prolongé jeudi, le Dow Jones Industrial Average avait progressé de 0,36%, à 14.578,54 points, un niveau jamais atteint auparavant en clôture, et le Nasdaq de 0,34% à 3.267,52 points. L'indice élargi S&P 500, très suivi des marchés, avait de son côté grimpé pour la première fois au-dessus de son précédent record datant de 2007, à 1.569,19 points.

Lundi, après avoir débuté la séance proche de l'équilibre, Wall Street s'est soudainement enfoncé dans le rouge suite à la diffusion de nouveaux chiffres américains.

Selon l'indice des directeurs des achats de ce secteur publié par l'association professionnelle ISM, l'activité des industries manufacturières aux Etats-Unis a en effet ralenti plus que prévu par les analystes en mars.

Les dépenses de construction ont de leur côté rebondi en février, au-delà des estimations des experts, sans toutefois effacer totalement leur forte chute de janvier, selon des chiffres du département du Commerce.

Les marchés financiers américains avaient pourtant démarré la journée calmement dans l'attente de ces indices, "la confiance en l'économie américaine continuant à compenser les inquiétudes liées à la crise en Europe ou les indicateurs décevants en provenance du Japon et de la Chine", ont noté les analystes de Charles Schwab.

La Banque centrale du Japon a de fait indiqué que la confiance à court terme des grandes firmes manufacturières japonaises s'était un peu améliorée en mars, mais pas autant que l'auraient aimé les donneurs d'ordres.

 La production manufacturière en Chine s'est de son côté accrue au mois de mars, atteignant son plus haut niveau depuis un an, mais moins qu'espéré par le marché.

 

 

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