2006, une année faste pour les fonds de pension

Les fonds de pension belges ont enregistré un rendement de 8,4% en 2006. Cette performance est principalement due à la bonne tenue des marchés d'actions et de l'immobilier, d'après une étude de Mercer Human Resource Consulting portant sur 97 fonds de pension belges.

(l'echo) Cette progression de 8,4% des fonds de pension belges fait suite à trois années déjà très porteuses. En 2003, ils avaient récolté 9,6%, en 2004, 8,6% et en 2005, la hausse s'était élevée à 16,8%. Ces années fastes ont permis aux fonds de se refaire après des années 2000 à 2002 difficiles (-4,9% en 2001 et -16,1% en 2002). D'après Mercer, le succès des fonds de pension belges réside notamment dans leur confiance sans faille dans les marchés d'actions. Les obligations (-0,5%), malmenées sur les marchés en 2006, ont par contre pesé sur leur rendement.

Actions

Les fonds de pension belges sont friands d'investissements en actions avec une pondération de 51% des capitaux sous gestion en moyenne. Dans cette catégorie, la part du lion, soit 32,6% des actifs sous gestion, est placée en actions européennes. Les actions américaines ne se retrouvent qu'à hauteur de 9,8%, tandis que les actions japonaises et émergentes ne sont que marginalement représentées avec des pondérations respectives de 2,3% et 1,9%.

Malgré des années difficiles entre 2000 et 2003 pour les actions, les fonds de pension ont maintenu leurs investissements d'environ 50% de leurs capitaux en portefeuille dans cette catégorie d'actif, ce qui leur a souri en 2003 avec une hausse de 9,6%, en 2004 (+8,6%), en 2005 (+16,8%) et l'année dernière (+8,4%). En 2001 et 2002 par contre, cette stratégie a été sanctionnée par des rendements négatifs de respectivement 4,9% et 16,1%.

«Le fonds de pension médian a obtenu durant ces dix dernières années un rendement annualisé de +7,07%, ce qui peut être qualifié de rendement sain», commente Mercer.

Comparée à l'évolution des marchés l'année dernière, la progression de 8,4% peut être considérée comme honorable. Ainsi, la part des actions européennes a crû de 20,8% dans les fonds de pension alors que l'indice MSCI dédié aux actions européennes a pris 19,6%. Les fonds de pension ont généralement fait mieux que leurs benchmarks (indices de référence), sauf pour la catégorie actions japonaises où les fonds ont perdu 9,1%, alors que le MSCI a reculé de 5%, et pour les actions émergentes, l'indice de référence a pris 18,6% contre 16,5% pour les fonds de pension.

Obligations

La seconde catégorie d'actif en importance pour les fonds de pension belges sont les obligations, avec une pondération moyenne de 38%. Dans cette catégorie, les obligations européennes monopolisent la majeure partie des capitaux sous gestion. «En fait, en tenant également compte des investissements immobiliers et en liquidités, nous constatons que la région européenne attire non moins de 75% des investissements réalisés par les fonds de pension belges», relève Mercer dans son analyse des fonds de pension belges. Mais loin de soutenir la progression des fonds de pension , les obligations les aurait plutôt freinés.

En résumé

D'après l'étude de Mercer, les obligations auraient pénalisé leur rendement de 0,50% en 2006, alors que les actions l'ont fait avancer de 22,6%, et l'immobilier de 48,5%. Dans la partie actions, les marchés les plus payants l'an dernier ont été ceux de la zone euro (+22,6%) et les marchés émergents (+16,5%). Suite à la dévalorisation du billet vert, le rendement des actions américaines est plutôt décevant (+2,7%). Les investissements en actions japonaises ont été plus défavorables encore avec un rendement négatif de 9,1%.

La part dédiée aux investissements immobiliers a également contribué au succès des fonds de pension ces dernières années. Pour la sixième année consécutive, l'immobilier affiche un rendement alléchant (+48,5%), mais comme il n'est présent qu'à hauteur de 3,5% des actifs, les effets de sa montée en puissance sont limités sur le rendement total. K.H.

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