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En 2007, la croissance économique mondiale devrait ralentir

Après trois années de vaches grasses, que faut-il attendre de la conjoncture mondiale ? Est-il question d'un atterrissage en douceur? Tour d'horizon macro-é-conomique à travers les divers continents.
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Economie mondiale

(l'écho) - L'économie mondiale a derrière elle trois très bonnes années conjoncturelles. L'activité économique a cru aussi bien en 2004, 2005 que 2006 de presque 5 %. Depuis les années 70 l'économie mondiale ne s'était jamais aussi bien portée sur une si longue période. Mais en 2007, la croissance mondiale devrait retomber à 4,5 %.

Les Etats-Unis

Les Etats-Unis connaissent une importante crise du secteur immobilier. Après avoir progressé les années précédentes, les ventes de maisons ont diminué cette année . Dès lors l'offre devient excessive avec pour conséquence une chute des prix et une forte baisse de la construction de logements. L'activité industrielle américaine a diminué en novembre pour la première fois en plus de trois ans.

Un rétablissement de l'économie américaine ne semble pas pour demain. Jusqu'à présent cependant, il n'y a aucun signal d'une récession ponctuelle imminente. Malgré l'activité en repli dans la construction et l'industrie, le secteur des services, la consommation et les investissements de société continuent à augmenter. Et la baisse du dollar soutient les exportations.

Danger

La prodigalité des consommateurs américains constitue un grand risque. Pour la deuxième année consécutive, les familles ont consommé plus qu'ils n'ont gagné. C'est insoutenable à terme. Les familles devront donc épargner ce qui signifie moins de consommation et de croissance

Provisoirement la banque centrale américaine ne veut pas baisser les taux d'intérêt en raison d'une inflation toujours présente. La faiblesse de la conjoncture devrait ralentir l'inflation.

L'abaissement attendu des taux d'intérêt américains peut encore plomber davantage le dollar. Il est bien possible que l'euro dépasse son niveau-record 1,3666 $ pour 1 euro.

Quel impact le ralentissement de la croissance américain aura-t-il sur le reste du monde ? De prime abord il y a lieu de rester optimiste. La crise dans le secteur immobilier semble un phénomène purement américain. Toutefois l'Europe et l'Asie ne sont pas immunisées contre une éventuelle dégradation économique aux EU. Car dans ce cas ils pourront moins exporter Outre-Atlantique.

L'Europe

Impact de la hausse de la TVA allemande

  • un ralentissement de la croissance américaine
  • à une hausse de l'euro
  • Il y a en outre les augmentations de taux d'intérêt de la banque centrale européenne (BCE)
  • et les augmentations des impôts allemands et italiens prévus pour 2007.

    Il est probable que la BCE resserre encore une fois ou deux sa politique monétaire pour réduire l'inflation jusqu'à moins de 2 %

    La croissance de l'économie européenne ralentira donc. Mais les dommages devraient rester limités. La forte croissance de 2006 a surtout trouvé son origine dans l'accroissement des investissements des entreprises. La zone euro est moins dépendante des exportations et du reste du monde qu'auparavant.

    L'Asie

    De même, l'économie japonaise devrait faire marche arrière en 2007 bien que la faiblesse du yen ne soutienne pas la croissance. L'inflation est à peine plus élevée que zéro, si bien que le danger de déflation n'est pas encore tout-à-fait écarté. La banque centrale japonaise prudente adopte pour l'instant une attitude attentiste, mais l'an prochain elle pourrait peut-être revoir ses taux d'intérêt à la hausse.

    Suite au ralentissement de la croissance aux EU, plus que jamais la Chine et les autres pays émergents deviennent un moteur essentiel pour l'économie mondiale. Mais même l'économie chinoise devrait l'an prochain tourner à un rythme moins élevé. Pékin a pris l'an passé plusieurs mesures pour éviter une surchauffe de l'économie. Les augmentations de taux d'intérêt de la banque centrale et l'augmentation des réserves légales des banques commencent à freiner la croissance. La politique monétaire n'a pas encore eu beaucoup d'effet, car la hausse du yuan vis-à-vis du dollar et du yen a plus ou moins été compensée par la dépréciation de la monnaie vis-à-vis de l'euro.

    W.V.

Il est probable que la BCE resserre encore une fois ou deux sa politique monétaire pour réduire l'inflation jusqu'à moins de 2 %

La croissance de l'économie européenne ralentira donc. Mais les dommages devraient rester limités. La forte croissance de 2006 a surtout trouvé son origine dans l'accroissement des investissements des entreprises. La zone euro est moins dépendante des exportations et du reste du monde qu'auparavant.

L'Asie

De même, l'économie japonaise devrait faire marche arrière en 2007 bien que la faiblesse du yen ne soutienne pas la croissance. L'inflation est à peine plus élevée que zéro, si bien que le danger de déflation n'est pas encore tout-à-fait écarté. La banque centrale japonaise prudente adopte pour l'instant une attitude attentiste, mais l'an prochain elle pourrait peut-être revoir ses taux d'intérêt à la hausse.

Suite au ralentissement de la croissance aux EU, plus que jamais la Chine et les autres pays émergents deviennent un moteur essentiel pour l'économie mondiale. Mais même l'économie chinoise devrait l'an prochain tourner à un rythme moins élevé. Pékin a pris l'an passé plusieurs mesures pour éviter une surchauffe de l'économie. Les augmentations de taux d'intérêt de la banque centrale et l'augmentation des réserves légales des banques commencent à freiner la croissance. La politique monétaire n'a pas encore eu beaucoup d'effet, car la hausse du yuan vis-à-vis du dollar et du yen a plus ou moins été compensée par la dépréciation de la monnaie vis-à-vis de l'euro.

W.V.

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