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Football ne rime pas nécessairement avec bourse

L'Olympique Lyonnais prépare son entrée en bourse. Pourtant la cotation des clubs ne se traduit pas forcément par une avalanche de buts pour les investisseurs. Pourquoi ce flop?
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(l'écho) Le 9 février prochain, l'Olympique Lyonnais sera le premier club français à faire son entrée en Bourse. Le quintuple champion de France espère lever entre 85 et 100 millions d'euros. Objectif: devenir un acteur majeur du divertissement sportif et à l'horizon 2010, créer un stade multifonctionnel de 60 000 places.

Y a-t-il corrélation entre football et bourse?

Apparemment non. La liaison du football avec les marchés financiers ne s'est pas toujours transformée en une pluie de buts. Bien au contraire.

Depuis 2001, l'indice «Eurokick» de Bloomberg qui reprend vingt-sept des trente clubs côtés en Europe a en effet perdu 38% de sa valeur, ceci même s'il a quelque peu retrouvé le chemin des filets l'an dernier (+ 4,35%).

Motifs

  • la vente ou non de joueurs
  • les résultats enregistrés
  • une participation ou non à la Ligue des champions. Celle-ci peut changer radicalement les finances d'un clubµ
  • le pouvoir sans cesse plus important des joueurs et de leurs exigences salariales considérables. Or, on le sait, les coûts salariaux font fuir les investisseurs professionnels.

Stades multifonctionnels gagnants

Par contre on constate que les meilleures performances footballistiques sur le terrain de la Bourse sont le fait de clubs qui possèdent leur propre stade. le... FC Copenhague, un club qui est très loin du sub-top européen évolue dans un stade multifonctions régulièrement utilisé à d'autres fin que des matches de foot, ce qui permet de multiplier les revenus.

Avec 492 millions d'euros de capitalisation , c'est la plus belle réussite boursière dans le monde du football. Il est suivi par Arsenal, lui ausi propriétaire des ses installations. Sa capitalisation est de 436 millions d'euros.

Fort de cette leçon, L'Olympique lyonnais proposera aux investisseurs, non pas le «club» OL mais «OL Groupe», une holding qui, outre l'équipe de foot, comprend toute une série d'activités annexes: agence de voyages, société d'événements, chaîne de télévision dédiée aux «Gones» (le surnom des joueurs), des restaurants, un salon de coiffure, des boutiques, un magazine et plusieurs franchises (OL Taxi, OL Phone, etc.).

La bourse, plutôt un frein

La plupart des grands clubs ne sont pas ou plus cotés. Car l'entrée en Bourse entraîne toute une série d'obligations en matière de transparence financière auxquelles les clubs ne peuvent ou ne veulent pas répondre, affirme Alain Courtois; cela les obligerait par exemple à dévoiler les montants des transferts, les rémunérations des agents, etc.»

Bref la tendance dans le monde du foot est moins à l'IPO qu'au rachat de clubs par de gros investisseurs privés. Chelsea et Manchester United sont les exemples les plus connus; Liverpool et Marseille empruntent la même voie.

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