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General Electric, une action incontournable

Leader dans multes domaines, GE est considéré comme un baromètre de la situation économique des Etats-Unis. C'est aussi une formidable machine à acquisitions et une action de fonds aux perspectives constantes.
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Présent dans pratiquement tous les domaines industriels et financiers, General Electric produit aussi bien des réfrigérateurs, que des appareils de dialyse ou des turbines de centrales électriques. Son pôle cinéma comprend la chaîne de télévision NBC et les studios Universal. Sa filiale de location d'avions possède une flotte plus importante qu'American Airlines. Et ses services financiers affichent un bilan que seules surpassent les plus grandes banques américaines.

Une figure d'exception

Alors que les marchés poussent de plus en plus les conglomérats à scinder leurs activités, GE navigue à contre-courant.

Une formidable machine à acquisitions mais rentable

GE poursuit son effort d'optimisation de son portefeuille en se renforçant là où il y a de la croissance.

Depuis 2002, le groupe a ainsi fait des achats pour près de 70 milliards $ d'acquisitions dans différents domaines au quatre coins de la planète. Rien que sur les deux dernières années, une centaine de sociétés sont entrées dans son giron.

Il vient aussi de racheter la division aéronautique de Smiths Group et serait prêt à déposer 8 milliards $ pour racheter le laboratoire Abbott.

Mais comme GE ne veut pas seulement être gros mais utiliser sa taille pour se développer d'une manière rentable. Entre 1981 et 2001 GE a fait le ménage et s'est séparée d'une mine de charbon, d'un producteur de disques et d'activités dans les satellites. Et actuellement GE compte revendre sa divison plastiques, son talon d'Achille, dont la valeur est estimée à 10 milliards $.

Une stratégie sans concession

GE doit notamment son succès à un homme: Jack Welch. Pendant son règne, entre 1981 et 2001, cet ingénieur chimiste de formation a exigé que ses filiales soient numéro un ou numéro deux de leur secteur. Et si ce n'est pas possible, il les mettait en vente.

Cette volonté de «presser le citron», Jack Welch la puise dans le cours de bourse de l'action. A un niveau particulièrement bas, General Electric craint une OPA hostile.

Très vite les résultats dépassent les espérances. GE devient même la capitalisation la plus importante du monde avant de se faire détrôner par Exxon Mobil en 2006.

Son successeur, Jeff Immelt arrivé en 2001, parie sur la télévision et les studios de cinéma. Il rachète en 2003 les studios Universal.

En 2005, la structure de GE est simplifiée et passe de 11 à 6 unités d'affaires

Depuis 2007, le groupe est au pas de charge sur le front des fusions et acquisitions.

Performances

La large diversification des activités permet au cours de se mettre à l'abri d'éventuelles turbulences du marché. Revers de la médaille, le titre a tendance à sous-performer le marché lorsqu'il monte. En 2006, General Electric n'a signé que la 22e meilleure performance de l'indice Dow Jones, avec un gain de 6,2% comparée à la hausse de 16,3% de l'indice.

Mais depuis janvier 2003, General Electric a, comme le Dow Jones, progressé de 45,5%.

Sur les trois derniers mois de 2006, le bénéfice net a atteint 64 cents par action contre 56 cents un an plus tôt et est ainsi conforme au consensus.

Le chiffre d'affaires a progressé de 11%, à 44,62 milliards $, ce qui est plus que prévu.

Perspectives

Pour le premier trimestre, le groupe table sur un bénéfice par action de 43 à 45 cents, ce qui reviendrait à une croissance de 8 à 13% sur un an. Une croissance à deux chiffres supérieure à l'estimation attendue de 6% pour l'indice S&P 500.

Les divisions pharma(+16%) et BTP(+19%) tirent le groupe en avant et permettent de compenser le recul de la profitabilité de l'industrie (12%). La cession de sa division plastique non suffisamment rentable et à l'inverse le rachat d'activités aéronautiques, de laboratoire (Abbott)et d'équipements pétroliers et de gaz pourront doper la croissance d'exploitation et donc le cours de l'action.

Une action à détenir en fonds de portefeuille et qui pourrait encore connaître de beaux jours grâce à sa diversification vers les secteurs les plus rentables.

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