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Investir dans le private equity, un pari audacieux

Les actions des groupes actifs dans cette activité évoluent en ordre dispersé sur les Bourses.
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(l'echo) Les groupes de private equity deviennent de plus en plus accessibles pour l'investisseur particulier. Celui-ci a la possibilité d'investir dans des fonds de placement, comme en Belgique les pricaf, ou directement dans des actions. L'offre reste néanmoins encore limitée.

Chez nous, l'investisseur désireux de tâter du private equity a le choix entre la Pricaf Quest for Growth et le holding spécialisé dans le capital risque GIMV. Au niveau international, celui-ci peut se frotter à de grands noms tels que Kolhberg Kravis & Roberts (KKR), 3i, Apollo Investment et Allco Equity Partners.

Activité lucrative

Cette forme d'investissement alternatif a le vent en poupe cette année. Pour rappel, les firmes de private equity investissent dans des sociétés non cotées, soit par le rachat d'actions, soit par l'apport de nouveaux fonds, afin d'en dégager une plus-value. Elles ont souvent recours à l'emprunt. Mais on a vu récemment que celles-ci n'hésitent plus à s'attaquer à des entreprises cotées, comme l'a fait KKR sur les groupe français PagesJaunes. Les sociétés de private equity se retrouvent derrière une opération de fusions-acquisitions sur cinq depuis janvier. Elles ont levé et généré des montants record pour procéder à de tels rachats. Ceux-ci s'élèveraient à plus de 400 milliards de dollars selon la firme Private Equity Intelligence.

Au niveau des performances, les sociétés de private equity ont offert des rendements honorables. Cette affirmation est surtout vraie pour les fonds destinés aux investisseurs institutionnels. Un des fonds lancés en 2002 par Blackstone Group, l'une des plus importantes sociétés mondiales de private equity, a rapporté en moyenne 63 % par année.

Des performances variables pour les actions

Pour les sociétés de private equity cotées en Bourse, les performances sont extrêmement variables. Parmi les plus grands noms cotés, 3i, une firme listée à Londres depuis 1994, affiche une progression de 16,54% en 2006. Apollo Investments, un groupe coté sur le Nasdaq depuis mai 2004, a vu son cours grimper de 22,98 % depuis janvier.

Par contre, Allco Equity Partners, un fonds plus particulièrement actif dans le rachat de sociétés asiatiques, a vu son cours dégringoler de 21,98 % sur la période. La société est cotée depuis le mois de décembre 2004. Et que dire de KKR private investors? Il faut toutefois préciser que cette société, cotée sur Euronext Amsterdam depuis juin 2006, ne constitue qu'une division du groupe. L'argent qu'elle collecte en Bourse sert à investir dans les différents fonds de private equity de la maison mère KKR. L'action KKR Private Investors a reculé de 8,18% depuis son introduction en Bourse. Merrill Lynch donne un avis neutre sur la valeur.

Si l'on observe la performance de ces valeurs sur plusieurs années, on s'aperçoit qu'elles suivent généralement l'évolution des marchés d'actions en général. Dans le cas de 3i, l'action a connu un pic en 2000-2001, à 1.782,52 pence, juste avant l'éclatement de la bulle internet. Elle a ensuite dégringolé à un plus bas de 410,25 pence en 2003, pour remonter jusqu'à la fin de cette année à 1.009,5 pence.

Du côté des sociétés belges de private equity, les performances se révèlent positives. Quest For Growth, une pricaf (une société de placements qui investit des entreprises non cotées), a offert un rendement de 12,85% sur l'année. GIMV, un groupe spécialisé dans le capital-risque, c'est-à-dire dans la reprise de sociétés à fort potentiel de croissance, a lui donné un rendement de 5,35% (hors dividende) sur la période. Les performances réalisées par ces deux spécialistes du private equity restent néanmoins inférieures à celle affichée par l'ensemble de la Bourse belge en 2006. Rappelons que, l'an dernier, les actions ont progressé en moyenne de 25% à Bruxelles.

Quant aux performances historiques de ces valeurs, elles ont tendance à suivre aussi l'évolution des marchés d'actions. GIMV a toutefois connu un développement décalé, dû à ses investissements dans les sociétés belges. Le Bel 20, pour rappel, a touché un plus haut en 1999 et un plus bas en mars 2003. L'action a touché un plus haut de 111,30 EUR en 1998 et un plus bas de 14,75 euros en 2002. Elle s'échangeait le 29 décembre à 47,37 euros.

En conclusion, toutes ces valeurs s'adressent plutôt à un investisseur averti. Elles restent tributaires de l'évolution des marchés d'actions en général, et ne promettent pas nécessairement des rendements miracles.

Jennifer Nille

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