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L'or, placement gagnant

Le marché de l'or reste très actif, au point que la correction subie entre la mi-mai et la mi-juin n'est presque plus qu'un mauvais souvenir.
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(l'écho) Pointée à 650 dollars, l'once de métal fin a d'ores et déjà refait plus de la moitié de ses pertes sur la mi-mai (un peu plus de 155 USD) et s'affiche comme l'un des actifs les plus performants de ce début d'année avec un gain de 23% en dollar et de 15% en euro.

Et les fondamentaux n'excluent pas un retour du métal précieux à ses sommets du 12 mai (725 USD)!

Refuge contre l'inflation

Si les investisseurs continuent à miser sur l'or, c'est qu'ils y voient plus que jamais un moyen de se couvrir contre les risques inflationnistes induits, en grande partie, par la vigueur des prix pétroliers. Pétrole et or sont d'ailleurs à ce point positivement corrélés (leurs cours évoluent dans le même sens) que la hausse des cours du baril de Brent de la mer du Nord (22%) est quasi similaire à celle de l'once de métal (23%).

Sachant que les risques de ruptures d'approvisionnement sur le marché de l'or noir restent plus que jamais d'actualité à l'approche de la saison des ouragans dans l'Atlantique (août-septembre), il faut s'attendre à ce que les prix pétroliers restent orientés à la hausse (lire article en page 15).

D'autant que les tensions géopolitiques, en particulier celles observées au Proche-Orient, continuent de faire peser un risque non négligeable sur les infrastructures pétrolières de la région.

Rien d'étonnant, dès lors, à ce que les états-Unis voient leur jauge préférée de l'inflation, à savoir l'indice des prix à la consommation, augmenter de 2,4% en juin. Une progression inégalée depuis avril 1995!

Fonds indiciels

Dans ces conditions, nombreux sont les investisseurs à vouloir se prémunir contre la hausse des prix par le biais du métal jaune.

Ce dernier étant désormais plus facilement accessible aux particuliers par l'entremise des ETF (exchange traded funds ou fonds indiciels) sur l'or, la demande d'or à des fins d'investissement et, par ricochet, les cours du métal sont clairement orientés à la hausse.

Souvenons-nous que les futures sur l'or ont bondi jusqu'à 873 USD en 1980, à une époque où les prix à la consommation affichaient un rythme de hausse de 12%.

Même s'il ne faut sans doute pas s'attendre à de telles extrémités, dans la mesure où les banquiers centraux semblent aujourd'hui mieux maîtriser la menace inflationniste, il est difficile de ne pas jouer la carte de l'or.

Bien que les économistes soient majoritairement d'avis que la croissance permette d'absorber plus facilement le renchérissement des prix de l'énergie que lors des précédents chocs pétroliers, la menace inflationniste ne disparaîtra pas du jour au lendemain, surtout si le pétrole devait atteindre le cap des 100 dollars le baril.

Fed en bout de cycle et dollar baissier

Autre facteur plaidant en faveur de l'or, la Réserve fédérale US (Fed) arrive à la fin de son cycle de resserrements monétaires. Après 17 hausses consécutives du taux des Fed funds, l'institut d'émission semble être arrivé à ses fins puisque la croissance US commence à donner des signes de ralentissement.

Après une phase de statu quo monétaire, une baisse des taux directeurs US pourrait même prendre corps en 2007.

Ce qui ne serait évidemment pas fait pour soutenir le billet vert.

En revanche, une poursuite du trend baissier du dollar US constitue un autre élément de soutien pour l'or puisqu'il rend moins chers les achats d'or pour les investisseurs non US.

De même, des taux US moins élevés sont de nature à renforcer les opérations de «carry trade» visant à emprunter en dollar les sommes nécessaires à couvrir des achats d'or.

Bref, le marché de l'or n'a sans doute pas fini d'attirer les capitaux des portefeuilles en quête de diversification. r

Luc Charlier

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