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La Belgique à l'abri d'une affaire New Century

Alors que les états-Unis accusent le choc, la CBFA se frotte les mains. Selon Luc Van Eylen, porte-parole du gendarme financier belge, la situation belge n'a rien de comparable avec celle vécue aux états-Unis. En effet, quelques garde-fous ont été mis en place.

Primo, explique-t-il, la majorité des prêts hypothécaires (91,25%) est octroyée par le biais d'institutions bancaires ou des compagnies d'assurances, placées sous le contrôle de la CBFA. Le solde se fait via des entreprises de crédits hypothécaires, dont une majorité est active dans le prêt social, et à cet effet placées sous la surveillance d'une autorité régionale.

Deuxième garde-fou: le mode de financement de ces entreprises. Si, aux états-Unis, le financement par émissions obligataires est légion avec les problèmes que cela implique en cas de détérioration du portefeuille, le marché belge est catalogué plus sain. «Nos banques et assureurs se financent par des moyens propres», poursuit Van Eylen. La banque finance ainsi les crédits par l'épargne et l'assurance par des contrats à long terme.

Autre «avantage» belge: l'usage du prêt hypothécaire. Si dans des pays tels que les Pays-Bas le solde d'un prêt hypothécaire peut être utilisé à d'autres investissements (actions ou autres), en Belgique un prêt vise un projet immobilier. Un projet qui nécessite par ailleurs l'intervention d'un expert pour fixer la valeur du bien.

«Tant les experts que les banques sont très conservateurs en la matière», indique encore Van Eylen.

Enfin notons également divers éléments visant à protéger le consommateur, comme la centrale des crédits qui prévient le prêteur de l'endettement de son client.

Il existe aussi un principe tacite entre banques, à savoir que la mensualité remboursée ne dépasse pas plus d'un tiers des revenus.

Et Luc Van Eylen de conclure en indiquant que le risque en Belgique d'arriver à un New Century est faible notamment grâce au fait que le Belge néglige rarement son remboursement hypothécaire. Un fait confirmé par les statistique de la BNB. Les contrats hypothécaires défaillants touchent 0,7% de la population.

D.Li

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