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La bourse chinoise en forme de bulle ?

Si la flambée de la bourse chinoise depuis l'année dernière fait craindre aux analystes un phénomène de bulle, elle attire en revanche un nombre croissant de particuliers avides de réaliser quelques profits. Danger?
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(l'echo) Après avoir effectué un bond supérieur à 100% l'année dernière et 19% encore en janvier, l'indice Shangaï et Shenzhen 300 a terminé le mois de janvier sur une séance en repli de 6,5%, sa plus forte baisse en vingt et un mois.

Ce repli fait suite à une mise en garde d'un haut responsable mettant en garde contre l'euphorie boursière et la formation d'une bulle. «Dans un marché haussier, les gens investissent de façon irrationnelle. Chacun pense y gagner mais beaucoup finiront pas perdre», prévient ce haut responsable chinois. Une bulle qui risque donc de se dégonfler ?

Les facteurs de la hausse

Après plusieurs années de disette, la fièvre boursière chinoise a repris en 2006 avec la réforme portant sur les titres des sociétés d'état, qui vont doucement être mis sur le marché.

D'autre part, le marché financier chinois a été soutenu par le boom économique: une forte hausse des bénéfices, la croissance des exportations. Pourtant toutes les entreprises locales ne suivent pas le boom de l'économie et ne profitent pas des grands travaux d'infrastructures

Le stimulant majeur n'est donc pas l'économie mais les importantes liquidités disponibles.

Le flux de liquidités locales

L'intérêt des investisseurs étrangers pour cette économie a probablement donné un coup de pouce aux indices des Bourses de Shanghai et de Shenzhen. Ils ont injecté trois fois plus de capital dans les actions chinoises en 2006.

Mais ce sont surtout les investisseurs locaux qui restent les principaux instigateurs de cette flambée boursière. Ils auraient puisé 155 milliards de yuans (20 milliards de dollars) dans leur épargne pour les placer en Bourse l'année dernière. Les fonds de placement locaux ont du coup vu leur valeur augmenter de 83%. Et la capitalisation boursière de la Chine est désormais estimée à 1.000 milliards de dollars, un rebond spectaculaire après la période de marasme entre 2001 et fin 2005, où elle était tombée à 400 milliards de dollars.

Le boom des marchés n'est donc pas que rationnel

La flambée de la Bourse chinoise depuis l'année dernière fait craindre aux analystes un phénomène de bulle, elle attire en revanche un nombre croissant de particuliers avides de réaliser quelques profits.

. C'est ce manque de rationalité de la soudaine progression des Bourses chinoise qui fait craindre le pire à bon nombre d'analystes.

D'autant que les titres chinois ne peuvent plus être considérés comme bon marché, avec un PE estimé à 20 pour 2006 et à 17 pour 2007.

Le danger pourrait venir du crédit bancaire

L'Autorité du secteur bancaire en Chine va lancer une enquête en février sur l'utilisation des crédits bancaires, soupçonnant de nombreux prêts immobiliers d'avoir en fait servi à des investissements en Bourse, a annoncé cette semaine le «China Securities Journal».

La Commission de régulation bancaire a interdit aux banques d'accorder des prêts pour de tels investissements sur les marchés.

Si les placements en Bourse sont effectivement subsidiés par des emprunts bancaires maquillés, le pire est à craindre pour le système financier chinois. Rappelons que les banques chinoises se sont débattues pendant de nombreuses années avec des mannes de créances douteuses.

Conseils

La bulle chinoise est-elle sur le point d'éclater? Les avis sont partagés.

Les titres chinois ne peuvent plus être considérés comme bon marché. Nomura qui estime le cours/bénéfice des actions chinoises à 20 pour 2006 et à 17 pour 2007, recommande aux investisseurs de les sous-pondérer.

Tous les analystes n'ont toutefois pas la même approche. Invesco estime pour sa part que de solides fondamentaux vont soutenir la progression des actions chinoises sur le long terme. Des fondamentaux de qualité ont soutenu le marché en 2006 et devraient encore le faire en 2007», prévient Patrick Shum, CIO auprès d'Invesco Hong Kong. Un des éléments devant pousser l'économie chinoise à aller de l'avant durant ces cinq prochaines années, ce sont ses investissements dans ses infrastructures.

JDS

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