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La Bourse d'Athènes victime du développement chaotique de ses voisins

Le ralentissement économique turc pèse sur le sentiment boursier au pied de l'Acropole.

(l'echo) La Grèce a beau avoir adopté l'euro à la première heure, les investisseurs continuent à se comporter différemment au pied de l'Acropole que partout ailleurs dans la zone euro. Lors du retournement de tendance apparu en mai et qui s'est étendu jusqu'à la mi-juin sur l'ensemble des marchés, les valeurs grecques ont accusé davantage de pertes que sur les autres places européennes. Au plus fort de la déprime, l'indice DJ Euro Stoxx 50 accusait une perte de 2,7% depuis le 1er janvier. Le principal indice de la Bourse athéniennne, l'ASE, perdait pour sa part près de 8%.

Pour Vasilis Karatzas, gestionnaire auprès de Global Fund Management à Athènes, ce phénomène s'explique par le fait que les investisseurs considèrent que l'économie grecque se situe entre les marchés émergents et développés. La proximité de la Turquie, dont l'économie ralentit et la devise recule nettement face à l'euro, a tendance à accentuer ce sentiment. Pour autant, si le marché a tendance à aggraver ses accès de déprime, certains prévisionnistes estiment qu'il peut être en mesure de surperformer les autres marchés lorsque le sentiment sera redevenu positif. Le récent recul des cours exagère, commente de son côté Ulf Ingemarsson, gestionnaire de fonds à Oslo. Et l'absence de risques de change ne manquera pas d'encourager le retour des investisseurs, conclut-il.

Parmi les composants de l'ASE ayant le plus reculé depuis janvier, Hellenic Duti Free Shops accuse toujours un recul de 22,7%, Folli-Follie (vêtements) de 19,1% et Hellenic Petroleum de 12,1%. Aux financières, Banque nationale de Grèce perd 11,1%.

M.C.

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