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Le marché des kots est stable

Pas de pénurie, ni à Bruxelles ni à Louvain-la-Neuve. à Liège, il y a même offre excédentaire. Les prix sont stables.

La durée du bail - 10 ou douze mois - est aussi à prendre en compte lors de la location d'un kot

(l'écho) - Se passe-t-il quelque chose sur le marché des kots d'étudiants? Nos confrères du quotidien néerlandophone «De Morgen» titraient hier sur la pénurie de logements pour étudiants et l'obligation pour ceux qui ne trouvent pas - ou plus - une chambre dans une résidence pour étudiants de se rabattre sur le marché du logement «où les prix sont nettement plus élevés».

Contradiction

A première vue, il n'en est rien du côté francophone. Même du côté flamand, cette affirmation est difficile à vérifier. Alors que le «Morgen» parle de pénurie à Leuven et à Gand, deux autres journaux flamands, le «Nieuwsblad» et le «Volk», signalent que «de plus en plus de kots à Louvain restent vides». Selon ces deux journaux, le service du Logement de l'Université catholique de Leuven (KUL) comptait mardi dernier «quelque 1.400 chambres non louées, en hausse de 200 unités par rapport à la même époque de l'an dernier». Les étudiants sont de plus en plus demandeurs en matière de confort, écrivent encore les deux journaux, ce qui est difficilement compatible avec l'idée qu'ils doivent «se rabattre» sur le marché du logement, plus cher en effet.

Dans les trois grands centres universitaires de Belgique francophone, il n'y a pas de pénurie de logements pour étudiants. Le service du Logement de l'Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) reconnaît que les résidences de l'université sont pleines depuis le début de l'été, les parents réservant souvent dès février ou mars. Mais, y ajoute-t-on, il y a suffisamment de désistements pour absorber la demande non satisfaite. Les prix vont de 200 à 250 euros par mois. Ils sont stables. Sur le marché du logement par contre, les loyers des kots sont en hausse (facilement 300 euros par mois), mais Louvain-la-Neuve est considérée comme une ville chère.

Dans la capitale, la situation est différente. L'Université libre de Bruxelles (ULB) dispose d'un peu plus de 2.500 logements, dont 1.500 dans des résidences de l'université (190 à 250 euros par mois) et un bon millier chez des privés qui ont signé un accord avec l'université et sont repris dans sa base de données (en moyenne 250 euros par mois). Le phénomène est identique à celui constaté à Louvain-la-Neuve: les résidences de l'université affichaient complet fin juin, mais il y a suffisamment de désistements pour absorber les retardataires. Quant aux prix, ils sont stables. De fait, de plus en plus d'étudiants préfèrent vivre en studio et ils trouvent sans problème sur le marché du logement, mais les prix y sont plutôt de l'ordre de 310 à 370 euros par mois.

A Liège, le Centre J qui s'occupe, entre autres, de trouver des logements pour les étudiants, le reconnaît dès le premier contact: il y a plus de kots disponibles que? d'étudiants! Ceux-ci ont donc le choix. Les prix sont comparables à ceux de Bruxelles, entre 200 et 250 euros pour un logement correct. Mais il y a moins cher.

Durée du bail

Dans tous les centres universitaires du pays, on insiste sur un point: il n'y a pas que le loyer, il y a aussi le bail. Certains propriétaires imposent de signer pour douze mois et non dix. Quand on a une seconde session, ce peut être un bienfait. Mais quand on a réussi du premier coup, pourquoi louer un kot que l'on n'occupe pas? Il faut donc négocier avec ces propriétaires par trop gourmands et tenter au moins d'obtenir, comme le proposent certains propriétaires d'ailleurs, de ne payer que 50 % de loyer en juillet et en août.

J.Bl.

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