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Le quatrième pilier des pensions est celui sur lequel vous pouvez agir le plus...

Reconnaissons-le, il n'est pas courant que l'on parle des «quatre» piliers du système belge des pensions. Généralement, on les limite à trois. Nous pensons qu'ils sont quatre: beaucoup de Belges investissent à long terme pour leurs vieux jours et ce n'est pas parce que ce quatrième pilier ne bénéficie d'aucun avantage fiscal qu'il n'a pas droit à l'existence.

(l'echo) Le quatrième pilier est celui des compléments de pension individuels. C'est le pilier sur lequel vous pouvez peser le plus. Tour d'horizon!

Le quatrième pilier a le «droit» de vie

Le quatrième pilier a pour but de constituer un capital qui soit va générer des revenus soit sera transformé en rente, soit encore servira de réserve. Tout cela dépend de l'âge auquel on prend sa retraite et, surtout, de la situation familiale de chacun. Celui qui n'a pas de descendance (directe) peut par exemple se constituer une rente plus confortable, quitte à ce qu'elle «mange» une partie de son capital.

Alors que celui qui a des enfants va au contraire opter pour une formule permettant une transmission de son capital au moindre coût, quitte à en conserver l'usufruit. Ce n'est là que l'un des aspects d'une question qui mériterait de longs développements. Mais avant d'en arriver là, il faut le constituer, ce capital. Et la première donnée avec laquelle il faut compter est celle de l'horizon temporel: quel âge avez-vous? à quel âge comptez-vous prendre votre retraite? C'est d'une importance? capitale car cet horizon temporel va influer sur le choix des instruments financiers auxquels vous allez faire appel.

Placement en Bourse = placement à long terme

En gros, les spécialistes estiment qu'un placement boursier n'a guère de sens si votre horizon temporel n'est pas au mois d'une petite dizaine d'années. Il est de moins de dix ans? Optez pour les obligations ou leurs variantes, bons d'état, bons de caisse, sicav obligataires. Quitte, dans ce dernier cas, à choisir une sicav comprenant une part d'actions, 25% par exemple, de manière à doper votre rendement (si ça marche), mais sans prendre de risques exagérés (si ça ne marche pas). Votre horizon temporel dépasse dix ans? Faites l'inverse, optez pour les actions ou leurs variantes, trackers et sicav.

Quitte à choisir une sicav comprenant une part d'obligations, 25% par exemple, de manière à réduire l'exposition au risque.

Dans le premier comme dans le second cas, il existe aussi des produits d'assurance permettant d'atteindre les mêmes objectifs, bons d'assurance, épargne en branche 21 (à rendement garanti, essentiellement obligations) ou en branche 23 (sans rendement garanti, essentiellement actions).

Profil de risque à déterminer

La deuxième donnée dont il faut tenir compte procède de l'introspection: quel genre d'investisseur êtes-vous? Vous sentez-vous capable de passer des nuits sereines lorsque votre portefeuille est malmené? Sur une longue période, c'est quasi inévitable. Au cours des vingt dernières années, il y a eu trois crises boursières majeures. Si oui, pas de problème. Si non, si par exemple la patience et la sérénité ne sont pas des qualités qui vous sont propres, mieux vaut opter pour des placements majoritairement en obligations ou des produits d'assurance à rendement garanti.

Capacité d'épargne

La troisième donnée avec laquelle il faut compter est votre capacité d'épargne régulière. La Bourse a ses fans mais il faut être raisonnable: selon les professionnels, il faut disposer d'un portefeuille d'au moins 40 à 50.000 euros pour envisager d'investir directement en actions diversifiées. Entre 10.000 et 40.000 euros, il vaut mieux investir en sicav (fonds de placement) diversifiées. Et en dessous de 10.000 euros, le plus sage est d'opter pour une sicav mixte.

Il est évidemment possible de passer d'une catégorie à l'autre, de commencer par une sicav mixte puis d'étoffer ses placements dès que la barre des 10.000 euros est franchie. Mais sans jamais perdre de vue que toute modification apportée à un portefeuille entraîne des coûts. Même si ceux-ci sont moins élevés qu'avant, grâce notamment à internet et aux intermédiaires travaillant au forfait.

A l'heure du choix

Après avoir fait ce triple examen: quel horizon de placement, quel profil de risque, quelle épargne mensuelle, il ne vous reste plus qu'à choisir les produits. Autant vous le dire tout de suite, ils sont légion.

Quel que soit votre choix, suivez de près vos placements, si possible au jour le jour, et n'hésitez pas, quand cela s'avère nécessaire, à changer votre fusil d'épaule: la mécanique fantastique des intérêts composés doit être votre alliée. Un demi-pour-cent de rendement peut faire une différence sur de longues années. Et puis, si vous avez dix, quinze ou vingt ans devant vous, passionnez-vous pour votre propre épargne. Renseignez-vous auprès des intermédiaires financiers, lisez la presse financière ou les pages financières de la grande presse, abonnez-vous à une lettre de placement, suivez les émissions ou les chaînes de radio et de TV spécialisées.

Conclusion

Le quatrième pilier des pensions, c'est celui sur lequel vous pouvez personnellement peser le plus. Non seulement via les investissements mobiliers décrits ci-dessus mais aussi via l'immobilier, qui est le placement à long terme par excellence. Sans oublier la réserve indispensable en cas de coup dur que constitue votre compte d'épargne.

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