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Le tracker mérite sa place au sein des portefeuilles

Ses atouts sont la liquidité, la faiblesse des frais de gestion, et un bon ratio risque/return.
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(l'écho) - La famille très large des organismes de placement collectifs (OPC) peut être divisée en trois grandes catégories : les fonds communs (FCP), les Sociétés d'Investissement à Capital variable ou Sicav, et les trackers ou ETF. Tous représentent des portefeuilles importants de valeurs mobilières. Les deux premières catégories sont bien connues de l'investisseur individuel belge.

Ces produits sont créés par les banques, ils sont peu liquides à tel point qu'il faille dans les cas les plus courants les acheter sans en connaître le prix exact qui ne sera communiqué que le lendemain de l'ordre d'achat. Leurs résultats sont, comme la langue d'Esope, dépendants de la qualité des gestionnaires. Les droits d'entrée, les frais de gestion et les taxes ne sont pas négligeables.

En ces temps difficiles, il n'est pas inopportun de remettre en évidence les trackers. Ils permettent d'éviter plusieurs de ces défauts et présentent des qualités supplémentaires. Mais ils sont peu connus et donc peu utilisés par les particuliers dans notre pays.

Un tracker, ce terme anglais désigne un traqueur, un pisteur, un suiveur, est utilisé en français mais on rencontre aussi l'abrégé ETF pour Exchange Traded Fund. Ces deux appellations désignent un fonds indiciel qui reproduit et suit fidèlement un indice de marché boursier quelconque mais bien défini. L'indice peut se rapporter à un marché géographique ou sectoriel d'actions, à des obligations de différentes natures ou qualités, des matières premières, des produits agricoles, des métaux précieux ou encore de l'immobilier ou des marchés émergents,…

Le tracker est donc la photographie d'un portefeuille de valeurs mobilières dans une catégorie de valeurs bien définies. Il ne laisse aucune initiative à son gestionnaire, si non celle de suivre son indice. De plus, la société de crédit qui le commercialise recueille pour seule rétribution les commissions de transaction en Bourse. Le développement de ce marché particulier, né aux Etats-Unis à l'aube des années 90, a été impressionnant en Europe à partir de l'an 2000. Il existe aujourd'hui plus de mille trackers dont près de trois cents sont cotés sur la branche NextTrack d'Euronext Paris et Amsterdam.

Ses qualités

  • Les trackers sont cotés en Bourse en continu comme des actions ordinaires, la transparence du titre est donc excellente. La liquidité est assurée contractuellement, lorsque c'est nécessaire, par deux établissements financiers indépendants, du moins sur Euronext.
  • Les frais de transactions sont identiques à l'achat d'actions et donc peu élevés dans certaines banques.
  • Les frais de gestion sont faibles et sont déduits quotidiennement, ils dépendent de la nature du tracker et varient entre 0,2 et 0,5 % par an.
  • Les dividendes récoltés par les actions sous-jacentes à l'indice permettent au promoteur de récupérer les frais de gestion ou de corriger une légère dérive de la « tracking error », le solde est distribué à intervalles réguliers au détenteur du tracker. La gestion est passive. Le gestionnaire doit suivre strictement l'indice, l'erreur de suite, c'est-à-dire l'écart éventuel entre l'indice et la valeur de l'ETF, reste faible et oscille entre 0,2 et 0,6 %. Le gestionnaire a quelques étapes difficiles à franchir chaque année. Ce sont les corrections d'indices : remplacer les sortants par les entrants. Pour fixer les idées : cela représente quelques pourcents des titres en portefeuille : quelque quarante transactions par an pour le S & P 500…
  • Le risque d'un marché d'actions est sensiblement plus faible que celui d'un titre quelconque de ce même marché ou même de celui d'un portefeuille composé d'un nombre peu important de valeurs sélectionnées dans celui-ci. D'où l'intérêt de disposer d'un seul instrument ne comportant que le risque du marché. De plus, la réunion dans un portefeuille individuel d'un nombre réduit de trackers de même nature réduit encore le risque de ce même portefeuille.


On peut vérifier que la performance d'un ETF actionnaire, image de la Bourse repère, le classe généralement dans le premier quintile des returns d'une liste d'autres OPC qui ont comme objectif, déclaré ou non, de battre ce benchmark.

En conclusion pour des Bourses d'actions, cet instrument financier permet de constituer soit un portefeuille « actions » solide, diversifié, de risque faible et de taille réduite et donc facile à gérer même pour un débutant ou encore un fonds de portefeuille robuste qui mériterait l'appellation « bon père de famille ».

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