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Les actions belges vilipendées performent mieux que les valeurs favorites.

Les 5 actions belges les plus boudées début 2006 ont fourni un return moyen de 19 % aux investisseurs. Elles ont performé presque 3 fois mieux que les 5 valeurs favorites d'Euronext Bruxelles, nous indique une étude de la rédaction du Tijd.
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(Tijd) Est-ce que les actions belges qui sont bombardées de conseils d'achat surperforment les actions assignées de conseils de vente ? Voici un test. De la base de données de l'analyste français Jacques Chahine Finance (JCF), nous avons retenu les cinq valeurs bruxelloises qui ont reçu le plus de conseils d'achat à début 2006 et nous avons également retenu les valeurs qui ont été affublées le plus de conseils de vente, à chaque fois en proportion du nombre de recommandations totales. Nous avons exclu les actions qui avaient moins de cinq conseils.

Les actions vilipendées Cofinimmo, Elia, Tessenderlo, Solvay et Fortis ont obtenu un rendement annuel de 19 % en moyenne. Les conseils de vente pour Elia étaient les seuls exacts : le cours de l'action est resté stable. Les quatre autres actions ont progressé d'au moins 20 %.

Les grosses déceptions

Les actions favorites, Option, Icos Vision, Nat à Portefeuille, KBC et Cumerio n'ont progressé que de 7 % en moyenne. Surtout, Option (- 34%) et Icos Vision (+7%) ont déçu les espérances des analystes. Pour ces valeurs, ils ont dû réviser à la baisse les prévisions de chiffre d'affaires un certain nombre de fois pour 2006.

Et à Wall Street ?

John Dorfman, le journaliste éditorial de Bloomberg, a abouti à un résultat similaire pour les actions de Wall Street. Les quatre actions qui étaient le plus affublées de conseils de vente début 2006 ont réalisé finalement un rendement annuel moyen de 21 %.

Le consensus des analystes avait notamment conseillé de laisser l'action Martha Stewart Living Omnimedia de côté. Le fondateur et l'accusée Martha Stewart ont en effet été condamnés à une peine de prison de cinq mois pour cause de délit d'initié et la société a accumulé les pertes. Pourtant la hausse du titre a atteint en 2006 29 % car les investisseurs tablaient sur un retour à la rentabilité de la société en 2007. Un autre exemple de conseil erroné : cinq des sept analystes conseillaient, en début d'année 2006, de vendre l'action de la bourse des dérivés Chicago Board ou Trade (CBOT). Or l'action a gagné 62%, stimulée par la consolidation du secteur.

A l'inverse, les actions favorites ont déçu. Les quatre valeurs favorites américaines ont à peine généré en moyenne 2,4%, tandis que l'indice S&P500 progressait de 16%. Selon Dorfman, ceci est un phénomène qui se reproduit chaque année. " Au cours des neuf ans passés les valeur favorites ont perdu en moyenne 3,7 % par an, pendant que les actions vilipendées sur Wall Street ont perdu 0,2 % en moyenne. "

Conclusion

John Dorfman conclut en disant : " les analystes ne peuvent pas mieux prédire qu'un investisseur bien informé. Faites donc vous-même votre devoir. "

CDR

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