Les Belges plus riches... mais aussi plus endettés

Le bas de laine des particuliers belges continue de grossir. Fin de l'année dernière, leur patrimoine financier s'élevait à 792,7 milliards d'euros. Record battu!

(l'écho) Déduction faite de leurs engagements (crédit shypothécaires et autres crédits), la richesse nette des Belges se montait à 643,4 milliards d'euros. La Banque nationale de Belgique (BNB), qui publie ces chiffres, observe que le quatrième trimestre a vu les actifs financiers détenus par les Belges croître de 7,5 milliards par rapport au trimestre précédent.

Ce sont surtout les produits d'assurances ainsi que les comptes à vue et à terme qui ont été sollicités.

Les produits d'assurances ont augmenté de 17 milliards pour se situer à 192 milliards à l'heure actuelle. De nombreuses familles prennent des assurances-vie pour bénéficier d'une pension supplémentaire à l'âge de la retraite. En outre, de plus en plus d'entreprises proposent à leurs employés une assurance-groupe comme pension extra-légale.

Les placements en actions cotées de même que les Sicav ont également progressé mais dans une moindre mesure.

En revanche, les Belges ont eu tendance à se défaire de leur portefeuille de titres à revenu fixe (obligations, bons de caisse). D'une année à l'autre, la richesse des Belges s'est toutefois tassée. Fin 2005, leur patrimoine net s'élevait encore à 653,5 milliards d'euros. Mais à cette époque, ils étaient moins endettés qu'aujourd'hui (136 contre 149,3 milliards d'euros). Cette augmentation de l'endettement s'explique principalement par l'augmentation des prêts hypothécaires, qui représentent environ 3/4 de la dette totale. Les familles empruntent plus étant donné la croissance des prix de l'immobilier. Selon le bureau d'études Stadim, le prix des habitations serait actuellement surévalué de 20%.

D'une année à l'autre toujours, deux différences notables sont à observer. D'une part, le niveau des montants déposés sur des comptes à vue et à terme a considérablement fondu, passant de 81,9 à 66,7 milliards d'euros. D'autre part, les titres à revenus fixes font de moins en moins recette.

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