Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent

Les diamants, une mine précieuse d'investissement ?

Selon Merrill Lynch et JP Morgan, les actions des mines de diamants pourraient réserver de belles surprises aux investisseurs. Encore faut-il choisir les valeurs économiquement viables.

(l'écho) Si les investisseurs en quête de diversification continuent à jeter leur dévolu sur les actifs liés aux matières premières et, plus particulièrement, sur l'énergie ainsi que les métaux précieux et non ferreux, il est pourtant un secteur dont ils mésestiment le potentiel: celui du diamant.

A en croire Evy Hambro, gestionnaire auprès de Merrill Lynch du fonds axé sur les mines, et Ian Henderson, gestionnaire d'un fonds matières premières auprès de JP Morgan, les fondamentaux du diamant semblent très prometteurs.

Offre insuffisante

Pour la première fois depuis 1981, la production de diamants, qui a progressé de 9% ces cinq dernières années, décline au point que le déficit de l'offre se révèle désormais plus important que dans le cas de pas mal d'autres ressources naturelles.

La demande en provenance de la Chine et l'Inde n'y est évidemment pas étrangère: selon la société londonienne Diamond Forecast, les achats chinois ont doublé depuis 2001 et devraient encore croître de 20% cette année.

Ce qui ne manquera pas de se traduire par une appréciation des prix des diamants, ces derniers étant même appelés, selon les observateurs, à surperformer les autres métaux précieux et industriels.

Près de 160 millions de carats ont été produits l'année passée pour un montant de 13,4 milliards de USD. Ce qui est près du double de la valeur moyenne annuelle des diamants vendus.

Le prix des diamants non taillés s'est apprécié en 2005 de 3,4%, en moyenne, à 84 USD/carat.

Tout ce qui brille n'est pas or

Si l'or a marqué les esprits en s'appréciant de 156% depuis son point bas de 2001, il convient de constater que cette performance se révèle plus modeste que celle des diamants: il lui aurait fallu grimper jusqu'à près de 2.000 USD/once pour que sa progression soit comparable à celle enregistrée par le cours moyen des pierres de pemière qualité.

Opter pour l'accès boursier

Certes, l'accès à cette pierre précieuse n'est pas aussi aisé pour l'investisseur que dans le cas des autres ressources naturelles dans la mesure où elle ne dispose pas d'un marché physique.

C'est en fait la société De Beers qui organise 10 séances de ventes par an au cours desquelles sont écoulés 60% de la production mondiale de diamants non taillés.

Dans ces conditions, mieux vaut pour l'investisseur prendre la direction de la Bourse et des mineurs spécialisés dans la production de diamants. Encore faut-il savoir sur quel cheval «miser»! Comme le souligne Henderson, «sur les 170 producteurs de diamants, seuls 25 sont actuellement actifs». Les diamants ne se ramassent pas, en effet, à la pelle. En 2000 ans, seules 380 tonnes de pierres ont été extraites du sol. Il convient donc de dénicher les mines de diamants économiquement viables. Pour juger de l'importance de ce «stock picking», il suffit de constater que les actions de Gravity Diamonds et European Diamonds se sont dépréciées de respectivement 42% et 34% depuis début janvier.

Pour trouver des valeurs ayant surperformé l'indice Bloomberg des 48 principaux mineurs mondiaux, dont le return 2006 s'élève à un peu plus de 20%, il faut se tourner vers African Diamonds (+192%), Sierra Leone Diamond (+200%), ou Petra Diamonds (+54%).

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés