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Les 'obligations-catastrophes' ont le vent en poupe

Face au réchauffement climatique qui fait craindre une multiplication des catastrophes naturelles, les 'cat bonds' remportent un certain succès. Il est vrai que ces 'obligations' offrent des rendements attrayants.
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(l'écho) Face à la crainte d'une multiplication des cyclones et ouragans dévastateurs, de nouveaux instruments financiers, les "obligations catastrophes", ont vu le jour en 1996. Le marché de ces obligations, plus connues sous le nom de "cat bonds" en anglais par du principe suivant:: des investisseurs, le plus souvent des fonds spéculatifs, souscrivent à ces placements, dont le rendement dépend de leur nature très risquée.

Win-win

C'est un produit qui pourrait profiter à toutes les parties: les réassureurs peuvent transférer une partie de leurs risques, les gestionnaires de fonds découvrent des produits à plus haut rendement et qui sont indépendants des fluctuations boursières.

Un produit à risque et rendement élevé

Les cat bonds sont des obligations qui, en cas d'ouragan ou de tremblement de terre par exemple, transfèrent le risque d'une autre partie vers une autre.

Si un cyclone, un tremblement de terre ou un typhon d'ampleur se produit, les investisseurs peuvent en effet perdre tout ou partie de leur coupon. Car l'assureur utlise alors l'argent pour dédommager les victimes. Si à l'inverse aucun événement ne survient, ils sont rémunérés grâce à un rendement très attractif. Les investisseurs obtiennent jusqu'à 0,1% de rendement supplémentaire par rapport aux obligations d'état sans risque.

Diversification

En plus du rendement, ce produit constitue une bonne diversification pour l'investisseur. Mais jusqu'à présent, ces obligations sont réservées aux investisseurs institutionnels ou compagnies d'assurance. Les particuliers peuvent y investir mais alors de façon indirecte, via un fonds d'investissement... étranger.

Non encore disponible en Belgique

Les grands acteurs belges n'ont pas encore souscrit au produit. Il s'agit d'un produit spécifique avec une liquidité limitée, déclare Vincent Hamelink de Dexia Asset Management. Même son de cloche chez Fortis qui suit leur évolution de loin mais qui n'a pas encore de projets concrets en la matière.

Le marché européen est donc encore étroit mais pourrait grandir rapidement, comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis. Le nombre de nouveaux titres émis représentait en effet un peu moins de 2 milliards de dollars en 2005, avant le cyclone Katrina, contre près de 5 milliards de dollars aujourd'hui.

En Europe, le réassureur Swiss RE vend des obligations catastrophes liées aux risques catastrophes européens.

WK

Photo Bloomberg

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