Pétrole et immobilier US relancent les marchés

Le recul des prix du pétrole a redonné des couleurs aux marchés après une semaine fort chahutée. La perspective d'un règlement diplomatique à la crise entre Londres et Téhéran a donné une bouffée d'air aux actions européennes.

(l'echo) Les cours du pétrole ont poursuivi hier leur repli, cédant 1,47% à 67,55 dollars le baril de Brent londonien, (18 h) sur l'espoir d'une issue diplomatique dans l'affaire des quinze soldats britanniques détenus par l'Iran depuis le 23 mars. «Les investisseurs estiment que le risque d'une rupture d'approvisionnement en provenance du Proche-Orient est en train de diminuer», commente Phil Flynn, analyste chez Alaron Trading.

Sommet pétrolier à Paris

L'élite de l'industrie pétrolière mondiale participe jeudi à Paris à un sommet aux airs de «mini-Opep», où plusieurs représentants du cartel pourraient tenter de rassurer le marché, alors que la crise des otages britanniques en Iran fait de nouveau flamber les prix du brut.Cette réunion était prévue de longue date mais tombe à un moment particulièrement délicat en raison des tensions entre la Grande-Bretagne et l'Iran, qui détient toujours quinze marins britanniques et défie la communauté internationale avec son programme nucléaire. Ces tensions ont fait bondir les cours de l'or noir. Alors qu'ils oscillaient depuis le début de l'année entre 50 et 60 dollars le baril, ils ont atteint un plus haut depuis sept mois à Londres dans la nuit de lundi à mardi à 69,58 dollars. Mardi, ils se repliaient légèrement à Londres. Dans ce contexte, «Il est raisonnable d'attendre de ces dirigeants de l'Opep des propos réaffirmant leur volonté de continuer à assurer la stabilité des approvisionnements pétroliers en termes de volume» et de niveau de prix, a estimé un des organisateurs de ce sommet.

Valeurs eurpopéennes relancées

Le géant allemand des services aux collectivités E.ON a concédé sa défaite sur Endesa, non sans récupérer certains actifs de choix de l'électricien espagnol. Dans son sillage, c'est tout le secteur des «utilities» qui a monté, les investisseurs imaginant qu'E.ON pourrait s'attaquer à une autre cible.

Mais les marchés ont également profité d'une bonne statistique US: les promesses de vente de logements existants ont progressé de 0,7% en février par rapport à janvier après une baisse de 4,2% le mois précédent. «Dans l'esprit des gens, le risque numéro un est celui d'un effondrement du marché immobilier. Cette statistique est donc de nature à rassurer», dit Eric Kuby, directeur de l'investissement chez North Star Investment Management Corp. à Chicago.

Le Bel 20, quant à lui, a pris 1,38%. A New York, le Dow Jones a gagné 1,03%. La sérénité retrouvée des marchés d'actions redonne le goût du risque aux investisseurs. Le retour des «carry trades» défavorables au yen et la ruée sur les devises à haut rendement éclipsent l'euro/dollar, qui n'a guère réagi à la statistique américaine des promesses de vente et qui s'établissait à 1,336, glissant de 0,15% en début de soirée.

Sur le front obligataire, la hausse des Bourses et l'attrait retrouvé de classes d'actifs plus risqués ont pesé sur les fonds d'état européens qui avaient profité d'achats refuge depuis 10 jours. Le rendement de l'OLO à 10 ans, qui évolue en sens inverse de son prix, augmentait de 0,02% à 4,16% vers 18 heures.

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