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Place aux grosses pointures cette année?

Le MSCI Europe Small Cap peut se targuer d'avoir signé une hausse de 24,8% en 2006, et de 7,6% depuis janvier. Mais les arbres ne grimpent jamais au-dessus de la forêt, alors que faire?
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Leur surcote de 5%, voire même de 10%, est devenue intenable, estime Arnaud Goossens, analyste auprès de la banque ING.

Les «small caps» pourraient-elles dès lors céder le flambeau aux «big caps» en 2007?

Domination des small caps

Les petites et moyennes entreprises ont vu leurs actions afficher de meilleurs returns en 2006 que celles des grands groupes appelées «large caps» ou encore «big caps». Le Bel Small par exemple de la Bourse belge a engrangé un gain de 26% en 2006. Et depuis janvier dernier, il affiche déjà un progrès de 3,7% contre 3,1% pour le Bel 20.

En réalité, la surperformance de cette catégorie de valeurs correspond à la remontée des marchés amorcée début 2003. L' environnement économique redevenu favorable a beaucoup contribué à la hausse des cours de ces actions.

cycle atypiquement long

Mais, après une surperformance qui dure depuis près de 4 ans, le secteur garde-t-il de l'attrait? Sur ce point, les prévisionnistes font montre de circonspection.

D'habitude, rappelle Arnaud Goossens, les «small caps» affichent une décote de 5 à 10% par rapport aux grandes capitalisations. Mais aujourd'hui, elles se traitent avec une surcote de 5%, voire même de 10% en Europe. «Il s'agit d'un niveau intenable», dit encore Goossens, qui pense qu'«il faut prévoir une correction sur les marchés».

Stratégiste auprès de Fortis, Philippe Gijsels, estime aussi que les small caps sont survalorisées. «La prudence s'impose», dit-il. Il suggère un retour progressif aux grandes valeurs qui lui paraissent moins chères. «Les fonds disposent de tellement de liquidités qu'ils doivent se tourner vers les grandes capitalisations», commente Gijsels. «De plus, ils n'hésitent pas à s'allier, pour s'attaquer à un gros morceau. Cette perspective profitera aux big caps.»

Pascal Paunovic, gestionnaire auprès du Crédit Agricole (France), estime que la prime actuelle des valeurs moyennes se justifie en raison du différentiel de croissance des bénéfices par action.

A la Société Générale (Paris), Didier Laurens n'attend pour sa part pas de repli des cours. Il prévoit plutôt une performance globalement en ligne. «Le taux de croissance bénéficiaire des entreprises européennes devrait tomber de 27,6% en 2006 à 16,5%», évalue-t-il.

Quid des small caps belges?

A Bruxelles, les analystes se montrent néanmoins de plus en plus circonspects, suite à leur performance de ces dernières années. Malgré l'envolée de plus de 110% depuis fin 2005, CFE recueille toujours un maximum de suffrages. «Alors que les activités dragage continueront à soutenir la croissance des profits, le marché joue à présent le développement de la branche BTP», indique Arnaud Denuit, de chez Dexia AM.

Une poignée d'autres valeurs gardent la cote en particulier Lotus Bakeries, avec un objectif de cours de 275 euros. Autre vedette Kinepolis dont le cours a progressé de 75% en 2006.

M.C.

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