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Troisième pilier des pensions: place à l'épargne individuelle avec des avantages fiscaux en prime

C'est beau sur papier mais souvent, l'avantage fiscal est consommé!

(l'echo) Comme les finances publiques ne permettent pas d'amener les pensions légales au niveau moyen des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il faut favoriser les autres piliers, privés, et leur attribuer des avantages fiscaux. L'état l'a bien compris.

Le troisième pilier est celui de la pension extralégale individuelle. Place à l'épargne, avec avantages fiscaux.

Après le premier pilier du système des pensions qu'est la pension légale, et le deuxième, celui des avantages extralégaux relatifs à l'activité professionnelle, le troisième pilier nous fait entrer dans une autre sphère. Nous quittons en effet celle des moyens de pension collectifs pour entrer dans celle des moyens de pension individuels. C'est facile à comprendre: la pension légale est financée par les cotisations de sécurité sociale que l'on paie en étant actif et la pension extralégale collective, par des cotisations des employeurs surtout. Par contre, la pension extralégale individuelle (troisième pilier) et la pension libre individuelle (quatrième pilier) sont l'affaire de chacun pris isolément: on cotise ou on ne cotise pas, c'est selon les moyens et les objectifs de chacun. Nos gouvernants ont bien compris qu'ils avaient intérêt à favoriser le développement des trois piliers jouxtant le premier, le seul du ressort de l'état. Comme les finances publiques ne permettent pas d'amener les pensions légales au niveau moyen des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il faut favoriser les autres piliers, entièrement privés. En leur attribuant des avantages fiscaux.

Produits «dopants»

Celui qui épargne pour ses vieux jours bénéficie, dans le cadre des deuxième et troisième piliers, d'avantages fiscaux qui dopent son rendement puisque le capital investi va fructifier et en même temps entraîner une réduction d'impôt. Mais il faut distinguer le rendement théorique du rendement réel. Prenons l'exemple d'une assurance vie individuelle. Une mise de x euros donne un rendement garanti de y plus des participations bénéficiaires de z. Mais si l'on introduit dans ce calcul l'avantage fiscal qui est lié à ce type d'investissement, c'est-à-dire la réduction d'impôt, on obtient un rendement nettement supérieur.

Et on ne parle pas de la taxe qui grève ledit rendement à l'échéance du contrat d'assurance (cf. supra). En raison de la déductibilité des primes d'assurance vie, l'épargnant va payer un supplément d'impôt inférieur à ce qu'il devrait payer ou bénéficier d'un remboursement. Pour bien faire, cette différence devrait être placée à son tour. Et là, effectivement, le rendement serait dopé. Plus que dopé même. Mais qui agit de la sorte? Le troisième pilier comprend essentiellement deux modes d'investissement, l'épargne à long terme et l'épargne pension. Pourquoi «essentiellement»? Parce que ces deux appellations recouvrent une réalité plus complexe. L'épargne pension par exemple comprend aussi l'assurance pension. Et là, la confusion intervient souvent. Tout cela mérite un mot d'explication en attendant que Vincent Van Quickenborne, secrétaire d'état à la Simplification administrative, s'intéresse au sujet ...

Un produit n'est pas l'autre

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