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Une banque centrale n'est pas l'autre

Si finalement la Banque Centrale Européenne a finalement résisté à la tentation de relever une nouvelle fois les taux d'intérêt à court terme, la Banque d'Angleterre a créé la surprise en resserrant par contre sa politique monétaire.
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(l'écho/AFP) -La Banque d'Angleterre (BoE) a surpris les marchés financiers en relevant jeudi son taux d'intérêt directeur de 25 points de base, à 5,25%, justifiant cette décision par un contexte de croissance ferme et de pressions inflationnistes inquiétantes.

Les taux n'ont plus été aussi élevés en Grande-Bretagne depuis juillet 2001. L'objectif des 2% d'inflation que se fixe la Banque est dépassé sans discontinuer depuis avril. La hausse des taux était donc «nécessaire pour ramener l'inflation plus près de la cible à moyen terme».

Suite à cette décision, la livre sterling a bondi à un plus haut depuis le 3 janvier (1,9537 dollar pour une livre) et la Bourse de Londres a nettement reculé.

Le statu quo de la BCE

Chacun tablait sur un resserrement monétaire en février. Mais finalement la Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi sans surprise de laisser ses taux d'intérêt directeurs inchangés. Le principal taux reste à 3,50%.

La BCE ne devrait relever ses taux qu'au mois de mars. Car le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a estimé qu'il fallait surveiller de «très près» tous les risques inflationnistes, suggérant une nouvelle hausse de taux pour le mois de mars. C

La politique monétaire de la zone euro «reste accommodante», a-t-il ajouté. Ce qui signifie que les conditions du crédit demeurent bon marché et portent en germe des risques de dérapage des prix. La BCE agira «à temps» et «fermement» si besoin pour préserver la stabilité des prix, a-t-il de nouveau prévenu.

Attention au dérapage des prix

Le président de la BCE a mis une nouvelle fois en garde contre un risque de dérapage des prix en zone euro. Il a notamment relevé de possibles nouvelles hausses des prix du pétrole ainsi qu'une éventuelle hausse des salaires supérieure aux anticipations, sur fond de croissance robuste en zone euro.

.... et à l'abondance de liquidités Le maintien de la forte croissance des liquidités et du crédit dans un environnement de liquidité abondante est porteur de risques à la hausse pour des prix aussi. En novembre, la masse monétaire M3 a bondi de 9,3% sur un an. Nous sommes dans une position où nous surveillons de très près cette évolution, a rappelé le Président de la BCE.

Le maintien de la forte croissance des liquidités et du crédit dans un environnement de liquidité abondante est porteur de risques à la hausse pour des prix aussi. En novembre, la masse monétaire M3 a bondi de 9,3% sur un an. Nous sommes dans une position où nous surveillons de très près cette évolution, a rappelé le Président de la BCE.

Une économie toujours robuste

Sur le front de la croissance, l'activité reste robuste en zone euro, malgré un léger ralentissement au deuxième semestre 2006. «Les perspectives à moyen terme concernant l'activité économique demeurent favorables», a estimé Trichet.

J.-P. B.

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