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Yen, carry trade et hedge funds, 3 soucis actuels

Le G7 a mis en garde contre les risques du 'carry trades' qui a poussé le cours du yen toujours plus bas. Or au plus le yen s'affaissera, au plus le risque d'un brusque retournement est grand.

Le groupe des sept principaux pays industrialisés (G7) tente prudemment de freiner la baisse du yen, sachant qu'une offensive plus musclée risquerait de provoquer des dégâts supérieurs aux maux actuels.

L'épée de Damoclès

Les Européens estiment que la chute historique du yen nuit à leurs exportations et est en partie due à la Banque du Japon (BoJ), qui ne relève pas son taux directeur, actuellement à 0,25%, malgré la reprise économique japonaise.

Les effets pervers du carry trade

En outre, des taux aussi bas encouragent fortement les opérations de "carry trade": des emprunts en monnaie nippone à faible taux d'intérêt investis dans des devises assorties de taux d'intérêt plus élevés. Le G7 se montre inquiet par la forte croissance de ces fonds. D'autant que ces fonds sont coutumiers des opérations de carry trade.

Danger de bulle

Devant l'ampleur des opérations de carry trade enregistrées ces derniers mois, un appel clair à la réévaluation du yen par les ministres des Finances n'est pas sans danger. Il pourrait déclencher des achats massifs de yen ce qui entraînerait un tarissement soudain des liquidités dans des pays où les opérations de carry trade ont représenté une source de liquidités bon marché (notamment aux Etats-Unis).

Un scénario similaire à 1998?

En octobre '98, les carry trades avaient entraîné les bourses dans un mouvement de panique. Tout comme aujourd'hui le yen était sous-évalué. Des hedge funds (dont le trop célèbre LTCM) avaient alors emprunté des yens en masse pour les réinvestir dans des actifs à risque trop élevé (notamment en Russie). Or la Russie avait alors en août annoncé qu'elle n'était pas en mesure de rembourser les obligations émises. Pour réduire le risque, le LTCM avait alors tenté de réduire ses actifs à risque en les vendant massivement , inondant les marchés d'actifs alors que les acheteurs se rétractaient. La faillite et l'effet domino n'avait alors pu être évité que grâce à l'intervention coordonnée de 14 banques.

Conclusion

Tous les regards sont tournés vers le Japon et vers ses chiffres pour le 4ème trimestre. Si les chiffres sont favorables, la banque centrale japonaise pourrait remonter les taux d'intérêt la semaine prochaine, ce qui aurait pour effet de doper le yen.

L.C.

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