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Jacques Van den Biggelaar: "Les vacances les plus chères de ma vie? La mer du Nord!"

©Dieter Telemans

59 ans/Né à Bruxelles/Journaliste, producteur, animateur de télévision et de radio/Il présente le magazine de reportages insolites "I Comme" sur RTL TVI depuis 1993/Passionné de voyages/Diplômé en philologie germanique à Saint-Louis puis en communication sociale à Louvain-la-Neuve/2 filles et 2 garçons.

Êtes-vous Monsieur "bon plans" ou demandez-vous plutôt des tuyaux à vos connaissances?

Disons que ça dépend des domaines. Je pense que j’ai souvent des bons plans pour tout ce qui concerne les voyages, les destinations. Le boulot que je fais avec "I Comme" y contribue puisque je bouge beaucoup et je rencontre énormément de monde. On prépare aussi nos voyages avec les meilleurs budgets, donc on cherche les meilleures formules, etc. Mais après, quand il s’agit de cuisiner, là je demande (rires).

Qu’est-ce qui représente à vos yeux le luxe suprême?

Voler – avec des ailes – reste pour moi le luxe inaccessible. Je dis sans doute cela car ça reste très compliqué de circuler dans Bruxelles (rires). Donc j’aimerais que l’on puisse aller proprement — c’est aussi important -, où on a envie d’aller, sans envoyer un paquet de saloperies dans le ciel avec nos avions.

"Dépensez votre argent pour vous faire plaisir, car on ne sait pas de quoi demain sera fait. Je ne suis pas un fan des placements et d’épargne. Moi, c’est carpe diem."
Le conseil

Le luxe, c’est de trouver des solutions technologiques qui nous permettent de nous déplacer sans impact climatique. Le génie humain est tel que l’on peut et on doit trouver une manière de déplacer les gens par le ciel. Voilà ce dont je rêve, mais je ne sais pas si je le verrai de mon vivant, pas plus que le RER (rires).

Quelles sont les choses indispensables à votre qualité de vie?

L’amour, les gens, les amis, la famille… Sur une île déserte avec eux, de l’eau fraîche et un beau paysage, je serais déjà le plus heureux des hommes. Mais oui, je parle un peu comme un curé, ça doit être des réminiscences de Saint-Louis! (rires)

Donc si vous devenez riche demain, vous achetez une île et vous y mettez tous vos proches?

Oui, et j’apprécierais de voyager avec le luxe de pouvoir me poser sans contrainte. Voir la Terre, mais prendre le temps. Il y a des endroits où on se sent si bien, je pense surtout à l’Asie.

Dans son portefeuille: "Il est assez plat, rien à voir avec mon salaire (rires). Mais j’avoue que j’ai un problème avec le cuir qui finit toujours par se déchirer. Donc je suis passé à un très vilain portefeuille, une espèce de gros porte-monnaie en tissu. Je n’ai pas grand-chose dedans, je dois avoir 20 euros, quelques cartes de crédit, ma carte d’identité, mon permis de conduire, et mon petit bloc de post-it pour me rappeler ce que je dois faire en rentrant chez moi… mais je ne le fais jamais" ©Dieter Telemans

Il y a des villes complètement folles comme Shanghai, Tokyo, Séoul… mais on y retrouve une certaine quiétude, une philosophie de vie. Les gens font parfois un cours philosophique dans le métro là-bas, ce qui est très peu le cas entre Madou et Schuman (rires).

Quelles sont les vacances les plus chères de votre vie?

À mon avis, à la mer du Nord! Si je rapporte ce que j’ai dû payer pour une bête location, divisé par 6 avec les 4 enfants, plus les sorties… Ça m’a coûté plus cher que 3 semaines au Japon. Et bien trop cher par rapport à la pluie qui me tombait dessus! (rires).

Quel est votre meilleur souvenir de vacances?

Le Japon, où je suis déjà allé quatre fois. Cela semble une destination inabordable. Il faut dire que les offres des agences de voyages sont beaucoup trop élevées en Belgique, par rapport au budget auquel on arrive en cherchant un peu et en faisant appel à des locaux… Mais ça, c’est mon habitude aussi.

Il faut voyager parfois plus longtemps, partir d’un autre endroit — pas spécialement de Bruxelles -, c’est ainsi qu’on arrive à couper les prix. Et le pays lui-même est extraordinaire. J’ai envie de dire que, comme dans le cochon, tout est bon dans le Japon! La culture, la nourriture, l’accueil, le côté très zen. Même dans une ville folle comme Tokyo, quand ça court, ça court avec respect, ça ne vous écrase pas.

Avez-vous un bon plan vacances à conseiller?

Financièrement, et pour un dépaysement total, le Monténégro. Il y a tout, c’est un peu l’Italie d’il y a 40 ans, très authentique. Le tourisme n’y est pas encore très répandu, comme dans beaucoup de pays de l’Est. Les gens sont gentils, on y mange bien, mais surtout le pays est splendide avec la mer et la montagne à l’arrière, et de nombreuses villes. C’est le genre d’endroit où on vous aide si vous êtes perdus, on vous reconduit jusqu’à votre hôtel, et si vous voulez passer à la maison prendre l’apéro vous pouvez!

En cinq chiffres
  • 9.442 km: "Le nombre de kilomètres entre Bruxelles et Tokyo. 12 heures d’avion, et un pigeon met 134 heures pour y arriver. Je vous l’ai dit, je suis l’homme qui voulait voler!"
  • 5.561€: "La valeur du Bitcoin aujourd’hui (NDLR: l’interview a été réalisée le10 mai). Il m’a fait perdre beaucoup d’argent (rires). J’avais offert l’équivalent de 100 euros en Bitcoin à mes enfants pour Noël 2017, en 2 semaines il a perdu toute sa valeur. Donc à chaque fois que je les revois ils me disent merci pour le cadeau (rires)."
  • 5: "C’est 1 +4, ma femme et mes enfants. C’est l’amour, le côté curé (rires). D’ailleurs, j’ai voulu être curé quand j’étais plus jeune, non pas pour la vocation mais pour le micro, ça me fascinait de parler dans un micro devant plein de gens."
  • 186 minutes: "Soit 3h06, c’est le temps que je devrais mettre si je quitte la gare de Meyser maintenant, à 16h08, pour aller à la Roche-en-Ardenne. 3h06 en train, il y a un truc qui ne va pas dans ce pays. Et il faut payer 20 euros par voyage, prendre De Lijn pour aller à Meyser, ensuite avec la SNCB on arrive à Liège, puis les TEC jusqu’à La-Roche… Donc mobilité, zéro pointé."
  • 0: "Revenons parfois à 0, aux fondamentaux, au point de départ. Je pense qu’au lieu d’essayer de trouver des compromis sur un truc qui sera de toute façon foireux, disons-nous: repartons de 0. Il y a un gros problème de mobilité. Et 0 comme le climat aussi: on a eu faux, peut-être qu’il faut tout repenser de 0."

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