interview

Jeff Panacloc: "J'ai acheté les chaussures de ‘Retour vers le futur'"

©Rubén Hazon

Ventriloque et humoriste français/32 ans/Sa principale marionnette est un singe hyperactif, prénommé "Jean-Marc" et politiquement incorrect/La tournée de son spectacle "Jeff Panacloc contre-attaque" s’arrêtera à Forest National le 3 avril 2019/En 2016, il rejoint les Enfoirés pour soutenir les Restos du Cœur/Passionné de comédies musicales, il s’envole souvent pour New York et Londres afin d’aller en voir et s’en inspirer dans son écriture.

En dehors de "Jean-Marc", quel est l’objet dont il vous serait impossible de vous passer?

Mon smartphone. Je pense que c’est la première chose que je regarde le matin quand je me réveille et la dernière que je vérifie le soir quand je me couche. On passe tous notre journée au téléphone maintenant. Même pour ne rien regarder. On l’allume simplement, on regarde l’écran. Cela ne sert à rien, mais ça fait du bien. Comme une drogue.

"Au début, je ne regardais pas trop devant moi. J’essaie désormais de faire beaucoup plus attention qu’avant. En tout cas, je suis entouré de personnes qui m’aident à y penser."
Le conseil

Quel comportement relatif à l’argent vous insupporte?

Les radins. Les gens qui peuvent mais qui ne font pas, ça m’énerve. Ceux qui ont de l’argent mais qui font des économies sur des choses un peu débiles. J’ai du mal avec le manque de générosité. Moi, je suis assez généreux. En tout cas, j’essaie de l’être.

Quel est l’achat le plus bête que vous ayez fait dans votre vie?

Il n’y en a pas vraiment, mais c’est vrai que j’achète beaucoup de baskets. Je pense qu’il y a énormément d’argent qui y est déjà passé… et qui aurait pu nous faire manger un peu plus. Donc oui, c’est un peu débile parfois, une boulimie de baskets. J’ai plus de 300 paires à la maison.

En cinq chiffres
  • 15: "Le jour de la naissance de ma fille, tout simplement."
  • 24: "En juin, c’est la date de mon mariage."
  • 21: "Le 21 février 2015, la première fois que je me suis produit à l’Olympia. J’ai cette date tatouée sur mon bras."
  • 500.000: "Le nombre de personnes qui ont vu mon tout premier spectacle."
  • 5 millions: "Le nombre de téléspectateurs qui ont visionné mon spectacle spécial Noël sur TF1 en décembre dernier."

Y a-t-il une paire que vous chérissez plus que toutes?

Oui, et en plus c’est une paire que je ne porte pas. J’ai acheté les chaussures du film Retour vers le futur. Elles sont dans mon salon, dans un bloc en plexiglas, elles ne servent à rien. Elles ne sont même pas à ma taille, mais je les admire tous les jours. Cette paire est ma plus grosse dépense: elle m’a coûté entre 8.000 et 10.000 euros et aurait pu me faire économiser beaucoup de choses (rires). Mais quand on aime, on est parfois un peu fou et on s’autorise des petits cadeaux.

Vous êtes donc plutôt cigale que fourmi?

Oui, je suis très dépensier. Pas forcément pour moi-même, mais j’aime bien faire des cadeaux, acheter des choses qui ne servent à rien, juste pour faire une bonne blague par exemple. C’est vrai que je sors facilement ma carte pour pas mal de choses, pour un bon restaurant, etc. Ça sert à ça aussi, l’argent: se faire plaisir et faire plaisir aux autres.

À part les baskets, à quoi êtes-vous prêt à dépenser sans compter?

Les spectacles que je vais voir à Broadway. C’est très cher là-bas. J’essaie d’être bien placé à chaque fois. Donc, ça fait une petite cagnotte à la fin des vacances.

L’urgence climatique vous a-t-elle fait changer certaines habitudes de consommation?

Je suis un peu obsédé par la lumière: j’aime bien l’éteindre derrière moi, ça m’énerve quand tout est allumé dans la maison. Je ne sais pas si c’est très utile, mais ça peut servir. Je m’intéresse aussi beaucoup aux voitures électriques. Je n’en ai pas encore, mais je suis à fond dessus. Je regrette simplement qu’elles soient très chères aujourd’hui, c’est dommage que l’on ne puisse pas investir un peu plus là-dedans. Sinon, j’ai aussi acheté une trottinette électrique à Paris.

Dans son portefeuille: "C’est un porte-cartes assez simple. J’ai quelques cartes de fidélité, Citadium (les fameuses baskets) et la Fnac par exemple. J’ai surtout des dollars, j’aime bien les garder sur moi, ça fait classe, ça fait riche. Et j’ai aussi un chèque de Jean-Philippe Lemonnier (NDLR: le producteur) (rires)." ©rv

Au-delà des Restos du Cœur, soutenez-vous d’autre(s) œuvre(s) caritative(s)? Financièrement ou en personne?

J’essaie de temps en temps d’aller dans les hôpitaux, d’être présent. Mais c’est compliqué de satisfaire tout le monde, car quand on donne à l’un, les gens vont vite vous critiquer parce que vous ne donnez pas à l’autre. J’ai plutôt tendance à le faire en off du coup. On reçoit souvent la critique de ne rien faire, sauf que les gens ne savent pas ce que l’on fait, car on ne le crie pas sur tous les toits.

Si vous héritiez d’une grosse somme, dans quoi l’investiriez-vous aujourd’hui?

J’essaierais de me mettre à l’abri, c’est important. Me protéger moi, mes proches, mes parents, tout le monde. Je tenterais déjà d’aider notre entourage. Et s’il me reste un petit peu d’argent, je m’achèterais des baskets (rires).

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