mon argent

"L'art est un bon investissement mais je fonctionne avant tout au coup de cœur" (Dominique Rigo)

©Saskia Vanderstichele

Architecte de formation/Gourou bruxellois du design intérieur depuis 1974/Fils aîné d’un père pétrolier, il gère ses trois showrooms avec deux de ses enfants/Lecteur assidu et passionné d’art.

Faites-vous régulièrement des travaux d’entretien et de rénovation dans votre logement? Quelles sont les pièces auxquelles vous accordez la priorité?

Les cordonniers sont les plus mal chaussés. Je devrais beaucoup plus m’occuper de mon intérieur mais étant presque toujours seul, ce n’est pas le plus gros de mes soucis. J’aime aussi un certain désordre. Quant aux pièces prioritaires, ce sont celles qui vous permettent de vous lever de bonne humeur: la salle de bains, l’espace du petit-déjeuner sont des pièces hyper importantes.

Achetez-vous des objets d’art?

Oui et trop, je ne sais plus où poser les tableaux… Cela fait partie du désordre que j’apprécie: cela me permet de les bouger, de les déplacer en fonction de mon humeur et des pièces que je veux voir, revoir. L’art belge des années 50 à nos jours est très intéressant.

Estimez-vous important d’être aidé par ses parents pour se lancer dans la vie? Avez-vous reçu un coup de pouce financier de vos parents?

On reçoit tout de ses parents! Le plus gros coup de pouce qu’ils vous transmettent, c’est la morale, la rigueur, l’éducation, le fait d’apprendre à se battre dans la vie, à faire d’un échec un tremplin. Le matériel a beaucoup moins d’importance dans la mesure où il est important de tracer son chemin soi-même.

"L’argent, c’est une évidence, un bien ou un mal nécessaire, indispensable. Mais il n’est pas l’apanage pour obtenir le bonheur. L’argent n’est pas le nombril du monde: c’est une lapalissade, mais on ne le répétera jamais assez."
Le conseil

Avez-vous consacré un budget important à l’éducation de vos enfants?

J’ai toujours fait totale confiance à leur maman! Je pense que rien ne leur a été refusé qui leur était utile, rien de superflu, mais je n’ai aucune idée du budget. Mes quatre enfants ont plutôt été éduqués à la dure pour connaître la valeur de l’argent et à se débrouiller seuls dans la vie.

Parlez-vous d’argent en famille? ou avec vos amis?

Oh non! De temps à autre l’on parle bien de la valeur ou de la démesure du prix de certains objets, mais ce n’est pas un sujet qui me préoccupe.

Faites-vous des investissements?

Oui, mais à nouveau ce n’est pas une préoccupation. L’art est un bon investissement, mais je fonctionne avant tout au coup de cœur… Le prix est malheureusement souvent un frein.

©Saskia Vanderstichele

Ensuite, les briques comme tout bon Belge, mais toujours en fonction de l’utilité de ces achats, pas vraiment pour l’investissement même.

La crise financière a-t-elle modifié votre manière de gérer vos finances?

Pas du tout! On nous rabâche les oreilles avec toutes sortes de crises qu’elles soient financières, climatiques ou autre… Un tas de gourous ne sont que des donneurs de leçons qui n’y connaissent pas grand-chose et critiquent sans apporter la moindre solution. Que l’on commence, en Belgique, à soigner la base qui est l’éducation de nos jeunes. S’il y a une crise, c’est bien là.

Quel a été votre premier job rémunéré?

Remplir des centaines de réservoirs d’essence pour la première pompe familiale qui s’appelait encore Becquevort… le nom d’Octa + a été lancé bien plus tard par mon petit frère Etienne.

Votre rapport à l’argent a-t-il évolué avec l’âge et est-il influencé par les activités que vous exercez?

Non, je suis plutôt économe mais quand j’ai un coup de cœur… toujours sans jeter l’argent par les fenêtres. Cela n’a pas changé et ne changera plus. J’aime contrôler mes dépenses, qu’elles soient professionnelles, personnelles ou familiales, mais par-dessus tout j’aime aussi offrir.

Lorsque vous avez commencé à gagner votre vie, quelle a été votre plus grande satisfaction?

La non-dépendance, que je considère comme très différente de l’indépendance. C’est très satisfaisant de pouvoir gérer ses achats, maîtriser son devenir et surtout pouvoir offrir. Cela permet d’inverser les rôles et de gâter ses parents.

En cinq chiffres
  • 4: "J’ai quatre fabuleux enfants, tous différents."
  • 8: "J‘ai huit fabuleux petits-enfants, tous différents et ose croire que ce n’est pas fini."
  • Le 4 associé au 7: "47 pour mon année de naissance et 74 pour l’année du lancement de la boîte."
  • 2,5 milliards: "La population mondiale en 1947."
  • 7,5 milliards: "La population mondiale aujourd’hui: absolument effrayant, on doit se calmer!"

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