interview mon argent

"Le rapport coût/qualité de vie est meilleur à Bruxelles qu'à Paris, Londres, New York ou Doha" (Louma Salamé)

©Dieter Telemans

Née à Beyrouth/Directrice générale de la Villa Empain à Bruxelles, le siège de la Fondation Boghossian créée en 1992 par Robert Boghossian et ses fils Jean et Albert, les oncles de Louma/Sœur de Léa Salamé, journaliste sur France Inter/Diplômée de l’École des arts décoratifs et de l’École des Beaux-Arts à Paris/Commence sa carrière au Guggenheim (New York), avant de passer par le Mudam (Luxembourg), le Musée du Louvre (Abu Dhabi), le Mathaf (Qatar) et l’Institut du Monde arabe (Paris).

Faites-vous régulièrement des travaux d’entretien et de rénovation dans votre logement?

Je suis incapable de planter un clou sans me blesser ou heurter quelque chose! C’est donc davantage l’installation de mobilier et d’œuvres d’art qui m’anime dans l’appartement. J’ai l’habitude d’acheter des gravures et des lithographies contemporaines ou encore d’anciennes affiches ou cartes et de les encadrer. Je les présente ensuite dans l’ensemble des espaces de l’appartement, la cuisine, les chambres, le salon, les couloirs, etc.

Quelles sont les pièces auxquelles vous accordez la priorité?

La cuisine est toujours mon lieu favori dans un appartement. J’ai la chance d’avoir une vue incroyable sur Bruxelles. Chaque soir, je vois le coucher du soleil flamboyant.

Avez-vous un talon d’Achille en matière de dépenses?

Mon budget mensuel consacré aux fleurs est conséquent depuis vingt ans! Et depuis quatre ans, je choisis plusieurs bouquets chaque samedi matin au marché de Flagey.

Achetez-vous des objets d’art?

Le jour où j’ai touché mon premier salaire, j’ai dépensé 700 euros pour acquérir une lithographie du peintre français Jean-Michel Alberola.

En cinq chiffres
  • 12: "Mon chiffre porte-bonheur."
  • 2012: "L’année de naissance de mon fils Léonard. Pour moi, il y a vraiment un avant et un après cette date."
  • 500.000: "Le nombre de visiteurs que la Villa Empain a accueillis en neuf ans."
  • 3.000: "Le nombre d’enfants attendus à la fondation l’année prochaine pour nos visites et ateliers gratuits."
  • 24 octobre: "L’ouverture prochaine de notre exposition consacrée à l’écriture dans l’art."

J’organise d’ailleurs un salon du multiple à la Villa Empain début 2020, car il est impératif de pouvoir offrir au public de la Fondation la possibilité de devenir des collectionneurs d’éditions limitées d’artistes de renom et de jeunes artistes.

Selon vous, les hommes et les femmes appréhendent-ils les questions d’argent de la même façon?

J’ai lu que les études comparatives sur le sujet indiquent que la gestion du budget d’une entreprise par les femmes et les hommes varient, les femmes étant généralement plus "prudentes" et les hommes prenant davantage "de risque". Je ne sais pas pourtant si ces études traduisent indiscutablement la réalité, je n’en vois pas vraiment la preuve dans mon expérience professionnelle.

Y a-t-il des produits/services dont le prix vous étonne en Belgique?

J’ai vécu à Paris, Londres, Doha, New York, Berlin et au Luxembourg avant d’arriver à Bruxelles, où j’ai trouvé que le rapport coût/qualité de vie était somme toute meilleur que dans l’ensemble des villes précédemment citées.

Vous souvenez-vous de votre premier contact avec l’argent, lorsque vous étiez enfant?

La tirelire, emblème historique de ma première épargne.

Quelle est la plus grosse dépense que vous ayez faite?

L’investissement dans un appartement.

Avez-vous un souvenir du pire achat que vous ayez jamais effectué?

Dans son portefeuille: "Il contient surtout une carte ICOM pour visiter les musées dans le monde, un museum PASS pour visiter ceux en Belgique, une carte Visa et une Bancontact." ©Dieter Telemans

Si je ne regrette jamais d’acheter des séries limitées d’artistes, je me trompe souvent dans d’autres domaines, les vêtements notamment.

Investissez-vous?

Énormément d’énergie dans mon travail et ma vie privée, mais pas autrement.

Pour quoi êtes-vous prête à dépenser sans compter?

Pour bien me nourrir au quotidien! Déjeuner à l’extérieur au restaurant et dîner à la maison de bons plats, avec des légumes, de la viande, du poisson, des pâtisseries, des fruits, etc.

Avez-vous trouvé un bon équilibre entre votre vie privée et votre travail?

Travailler dans l’art signifie que le privé et le professionnel sont mêlés. Cela me convient bien, je n’aime pas vivre autrement.

Profitez-vous au maximum des réductions fiscales, des primes régionales et des aides à l’investissement?

Pas à titre personnel, mais nous recevons le soutien des pouvoirs publics dans le cadre de visites et activités gratuites menées à la Fondation, notamment à l’attention de toutes les écoles de Bruxelles.

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