Mon argent La réponse à toutes vos questions d'argent

Olivia Borlée: "Mon pire achat est sans doute une paire de chaussures très chère que je n'ai jamais portée"

33 ans/Née à Bruxelles/Championne olympique en 2008 lors du relais 4x100 m aux JO de Pékin/11 fois championne de Belgique/Porte-drapeau de la Belgique aux JO de Rio en 2016/A étudié l’architecture d’intérieur à La Cambre et le stylisme à Saint-Luc/Passionnée de sport et de mode, elle a lancé sa marque sportwear 42|54 avec son ancienne coéquipière Elodie Ouédraogo/"Talent émergent de l’année" lors des Belgian Fashion Awards 2018.
©Dieter Telemans

Les vêtements représentent-ils une partie importante de vos dépenses?

Oui, étant passionnée de mode, j’ai toujours aimé mettre de l’argent de côté pour pouvoir m’acheter des belles pièces ou en tout cas, dépenser dans ce secteur-là.

Avez-vous une collection?

Non, j’ai des belles pièces au niveau vestimentaire et j’ai quelques beaux sacs, mais de là à dire que c’est une collection… Je ne sais même pas si ça a de la valeur. Je préfère me dire qu’un jour je donnerai mes sacs à ma fille.

Prenez-vous les transports en commun ou êtes-vous une inconditionnelle de la voiture?

Je suis assez souvent en voiture car je dois beaucoup me déplacer en Belgique pour présenter mes collections. J’ai donc besoin d’une voiture qui peut contenir tout cela. Mais quand je reste à Bruxelles, je me déplace à vélo électrique Cowboy, plutôt en été que quand il fait froid comme maintenant (rires).

En cinq chiffres
  • 42’54: "Le record national belge et le nom de notre marque aujourd’hui.C’est donc un chiffre spécial."
  • 8: "C’est un peu mon chiffre porte-bonheur, mais c’est surtout parce qu’on est 8 frères et sœurs, ils ont une place très importante pour moi. Le 8 est un chiffre porte-bonheur en Chine et les JO avaient commencé le 8/08/2008.Ce chiffre revient souvent dans ma vie."
  • 2016: "L’année où on a gagné notre médaille d’or et où j’ai été porte-drapeau à Rio pour les JO. C’est aussi l’année du lancement de 42|54."
  • 2008: "L’année des jeux à Pékin, où on a gagné notre médaille d’argent qui s’est par la suite transformée en or en 2016."
  • 2007: "L’année où j’ai rencontré mon mari, qui me soutient énormément depuis le début, j’ai pu accomplir tellement de choses grâce à son soutien."

Votre célébrité vous facilite-t-elle la vie? Vous ouvre-t-elle des portes?

Cela ouvre résolument des portes. Mais quand on a une médaille olympique, on attend aussi énormément de vous et ça peut constituer une certaine pression. Je pense par exemple au lancement de notre marque avec Elodie. C’est clair que notre célébrité nous a aidées pour obtenir l’attention médiatique, mais en même temps, on devait être à niveau.

Avez-vous trouvé un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle?

Oui, je pense, j’essaye de préserver ma vie privée un maximum. Mais c’est vrai qu’en tant que cofondatrice de la marque, être entrepreneur prend énormément de temps. C’est dur parfois de faire la balance et de se réserver des moments pour la vie privée. C’est important de créer une coupure et je pense que je commence seulement à le faire. Ça a pris énormément de place dans ma vie pendant très longtemps, chaque chose que je faisais, c’était en fonction de ma vie de sportive.

Que feriez-vous si vous deveniez riche du jour au lendemain?

Je pense que j’essaierais de garder une vie normale, de faire quelques bons investissements. J’essayerais que les choses gardent leur proportion, que ça reste humain. Je suis investie dans des associations et ce serait l’occasion d’en faire plus pour des causes qui me tiennent à cœur.

"Ce qui me semble important, qu’on ait peu ou beaucoup d’argent, c’est la façon de le dépenser en fonction de valeurs non financières. Les gens trouvent parfois que nos produits sont chers, mais c’est parce que je suis vraiment attentive au caractère éthique des matériaux qu’on utilise."
Le conseil

Êtes-vous un consommateur averti qui compare les prix ou êtes-vous plutôt impulsive dans vos achats?

Je suis plutôt impulsive, clairement (rires). Je fonctionne au coup de cœur, mais je pense que j’ai de bonnes valeurs. Je ne vais pas non plus dépenser de façon excessive, même si je ne compare pas beaucoup. De temps en temps, il faut se faire plaisir!

Votre rapport à l’argent a-t-il changé avec l’âge?

Oui, on n’a vraiment pas eu facile lorsqu’on était enfants. On vivait dans une très grande famille, mes parents n’avaient pas beaucoup de moyens. Ça a vraiment forgé mon rapport à l’argent et ça m’a rendue consciente de sa valeur: je sais ce que ça vaut et ce qu’il faut faire pour pouvoir le gagner et le préserver.

Dans son portefeuille: "J’ai rarement du cash sur moi. Je pense n’avoir rien d’insolite. J’ai mes cartes de visite, mes cartes de banque, ma carte d’identité, mon permis de conduire. Je n’ai pas vraiment de cartes de fidélité. J’ai souvent plein de tickets, car je dois garder les dépenses.Donc c’est un peu bordélique dans mon portefeuille (rires)." ©Dieter Telemans

Votre carrière vous a amenée à voyager dans le monde. Quel est votre meilleur souvenir d’un voyage professionnel?

Je dirais Pékin, qui occupe une place particulière, car c’est là qu’on a gagné notre médaille d’or. En même temps, je n’ai pas du tout eu le temps de visiter la ville, c’était parfois les frustrations de pouvoir voyager mais de ne pas toujours visiter. Dans ma nouvelle carrière, c’est toujours un plaisir de voyager et de rencontrer les gens qui font nos vêtements dans les usines, ce sont des échanges très riches.

Quel est le pire achat que vous ayez fait?

Sûrement une paire de chaussures que je n’ai jamais mise et qui m’a coûté beaucoup d’argent (rires).

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