interview

"Si j'avais un budget illimité, je me laisserais tenter par un voyage vers la Lune ou vers Mars" (Didier Reynders)

©Dieter Telemans

Le MR Didier Reynders répond à nos questions de vacances.

Quel est l’objet indispensable qui vous accompagne en voyage?

Des livres! Je travaille beaucoup sur des supports numériques mais je ne pourrais pas lire un bouquin sur une tablette. J’en prends donc d’office toujours deux ou trois avec moi, bien qu’il m’arrive aussi d’en acheter sur place. C’est une démarche systématique qu’il s’agisse de voyage ou de vacances et ce sont toujours des romans.

Et quelles sont les choses que vous ne supportez pas?

Le tabac m’est devenu totalement insupportable au fil du temps et je constate encore souvent qu’au moment où j’arrive dans une chambre, celle-ci a été occupée par quelqu’un qui fumait. Cette ambiance de tabac froid, c’est très désagréable. C’est même parfois étonnant car il était indiqué que c’était une chambre non-fumeurs. Je demande donc à changer de chambre.

J’invite les Belges qui comptent voyager à s’inscrire avant leur départ sur la plateforme Travellersonline.diplomatie.be afin que la Défense puisse prendre rapidement contact avec eux en cas de difficulté.
Le conseil

Ramenez-vous des produits locaux?

Du vin quand nous sommes dans des pays proches. Ou alors on ramène des références et on les achète ensuite en Belgique pour éviter de les transporter. Nous aimons également bien aller dans des galeries voir ce qu’on nous propose comme tableaux ou comme produits d’art moderne et contemporain.

Vous arrive-t-il de marchander?

Oui, lorsque c’est la culture du pays. D’ailleurs, dans ces pays-là, les gens seraient étonnés si nous ne marchandions pas du tout. Cela dit, je ne vais jamais marchander en rue pour des produits qui ont un prix dérisoire. Quand je vois des touristes le faire, je trouve ça dommage.

©doc

Dans son portefeuille

"Je ne l’ai jamais sur moi mais il se trouve souvent dans ma mallette. J’ai donc placé quelques cartes indispensables dans le cache de mon smartphone: mon eID et des cartes propres à la Défense. Toutes les autres, mêmes les bancaires ou le permis de conduire, restent dans mon portefeuille qui n’est jamais très loin. À part ça, il ne contient rien de bien insolite. J’aurais pu garder le billet de dix francs suisses offert par le gouverneur de la banque centrale de Suisse qu’il a signé."

Vous souvenez-vous des vacances les plus chères de votre vie?

Je préfère vous dire dans un autre sens que les vacances qui me sont les plus chères, ce sont celles où l’on peut recevoir l’ensemble de la famille. C’est donc plutôt cher à mon cœur qu’à mon budget. Et vu que je suis au gouvernement depuis 20 ans, je n’ai jamais programmé de long voyage, surtout que je voyage déjà beaucoup de par ma fonction. Si ça ne tenait qu’à moi, je passerais une bonne partie de mes vacances en Belgique et à la campagne. D’ailleurs, c’est ce que l’on fait régulièrement.

Si vous aviez un budget illimité, quelle serait la destination de vos rêves?

Un voyage sur la Lune ou sur Mars. En espérant que les conditions de ces voyages soient améliorées par rapport à ce que certaines agences un peu folles proposent déjà et qu’on trouve un moyen d’atteindre ces destinations plus rapidement. Cela doit être merveilleux de voir la Terre depuis ce satellite ou depuis cette planète.

Avez-vous une collection?

J’en ai plusieurs car j’ai plutôt tendance à conserver les choses. Je collectionne les bouchons de bouteilles de vin que je débouchonne moi-même. J’ai aussi une collection de boîtes d’allumettes, de livres et de bandes dessinées. Donc il y a toujours un bocal dans la cuisine ou dans les pièces à vivre pour déposer les bouchons des bouteilles de vin. Je garde aussi les stylos-billes des sommets européens.

Bio express

• Membre du MR
• Ucclois, il est né à Liège
• Licencié en droit (ULg) et détenteur d’un certificat de politique économique
• Vice-Premier ministre
• Ministre de la Défense et des Affaires étrangères et européennes, en charge de Beliris et des Institutions culturelles
• Il donne cours en politique économique (UCL) et en relations internationales (ULB)
• De 1999 à 2011, il a été ministre fédéral des Finances à six reprises
• Il pratique la marche et le vélo
• Il préside un club de golf plus qu’il ne joue

Quelles sont les choses pour lesquelles vous dépenseriez sans compter?

La santé, surtout qu’on a un système de soins exceptionnel et une couverture remarquable pour ce type de dépenses.

Et celles pour lesquelles vous ne donneriez pas le moindre euro de votre poche?

Tous les objets purement dédicacés au tourisme de masse comme la vierge de Lourdes dans une boule de neige. Je préfère sortir des sentiers battus.

Votre rapport à l’argent a-t-il évolué?

Plus on avance en âge, plus on se préoccupe de ce que l’on peut faire pour la génération suivante. Quand j’étais jeune aux Finances, je trouvais qu’il fallait réduire les droits de donation drastiquement car c’est quand même mieux de voir ses enfants heureux autour d’une table plutôt qu’autour d’une tombe. Philosophiquement, c’est plus intéressant de les accompagner si on en a la possibilité et de les aider tant qu’on est encore là pour développer leur projet, plutôt qu’attendre une succession pour être aidé par ses parents.

En cinq chiffres

1958
"Mon année de naissance et celle de l’Exposition universelle à Bruxelles."

60
"Mon âge et celui des Schtroumpfs."

20
"Le nombre d’années passées au sein du gouvernement fédéral."

1999
"L’année où je suis entré au gouvernement."

4
"Comme le nombre de mes enfants et de mes petits-enfants."

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