mon argent

"Je rêve de partir en camping dans des endroits un peu inaccessibles" (Tatiana Silva)

©Antonin Weber / Hans Lucas

34 ans / Née à Molenbeek-Saint-Jean, à Bruxelles / Mannequin, elle est élue Miss Belgique en 2005 / Elle débute en télévision sur AB3 en 2006, puis présente la météo à la RTBF à partir de 2009 / Présentatrice météo depuis 2017 sur TF1 et LCI / Présente l’émission "90’ Enquêtes" sur TMC depuis 2018 / Ambassadrice de l’Unicef, elle est très engagée pour les enfants et milite aussi pour les animaux / Aime les voyages, la lecture, bien manger / Pratique le yoga et la méditation.

On sait que vous êtes très engagée aux côtés de l’Unicef en tant qu’ambassadrice. Quelle a été votre mission la plus marquante?
À Madagascar, le gouvernement est un peu aux abonnés absents. Je suis tombée dans un bidonville dans le centre-ville qui était assez choquant. C’est une mission qui m’a permis de réaffirmer mon engagement avec l’Unicef, de me souvenir pourquoi j’avais eu envie de m’engager auprès d’eux et de me dire qu’il y avait vraiment encore beaucoup de travail.

Depuis votre passage sur TF1, votre notoriété s’est largement amplifiée. Votre célébrité vous facilite-t-elle la vie?
Oui, elle apporte certains avantages car aujourd’hui on vit dans une ère où les réseaux sociaux prennent beaucoup d’ampleur. Tout est un peu référencé en termes de followers, c’est un peu votre nouveau CV. Moi, ça m’ouvre des portes: quand il y a une campagne à faire, les gens s’y intéressent.

"Quand vous avez plein d'argent sur votre compte mais que vous n'avez pas payé toutes vos factures, dites-vous que cet argent ne vous appartient pas."

Quel est le pays ou le continent que vous souhaiteriez découvrir?
J’aime beaucoup l’Asie et l’Afrique, ce sont les deux continents qui me fascinent par l’énergie qui circule. L’Afrique c’est la jeunesse, la nouvelle génération, celle qui émerge et fait du bruit. C’est un pays où on sent les racines, l’authenticité. Et j’aime l’Asie car je suis reliée par ma spiritualité avec l’Inde, le Cambodge… Pour l’instant, je rêve d’aller au Japon et au Vietnam.

Fréquentez-vous les chambres d’hôtes, gîtes, chez l’habitant?
J’aime bien tout ce qui est maisons d’hôtes. En Inde, il y a d’anciennes maisons bourgeoises de marchands qui ont été reconverties en petits hôtels d’une dizaine de chambres, avec beaucoup de charme. Mais mon rêve, ce serait de partir en camping pour me poser là où je veux, dans des endroits un peu inaccessibles du côté de l’Irlande, l’Écosse, etc. J’aimerais expérimenter un voyage juste en lien avec la découverte de la nature.

Achetez-vous des produits bio?
Oui, j’aime beaucoup manger bio et sainement. Sans pour autant déroger à la frite quand elle se présente à moi (rires). Si on n’a pas la garantie totale que tout est sans pesticide ni produit chimique, on peut se dire qu’il devrait y en avoir moins dans le bio, c’est ce qu’on récupère sur le capital santé. Je dis toujours que mon corps est mon temple, donc j’essaie de le respecter au maximum.

Quelle est l’importance de l’argent dans le couple?
L’argent est quelque chose de conflictuel. Si la femme gagne plus, certains ne se sentent pas assez "homme", d’autres n’ont aucun problème, et parfois c’est la femme qui n’est pas à l’aise… Il y a toujours un déséquilibre, je pense qu’il faut que chacun contribue à la même hauteur pour les bases que sont le loyer ou la nourriture. Mais j’ai besoin de quelqu’un qui puisse être autonome professionnellement parlant et épanoui. Être avec quelqu’un qui ne gagne pas du tout d’argent, je ne sais pas si j’y arriverais. Qu’en est-il si j’ai besoin de lever le pied ou s’il m’arrive quelque chose? Sachant que je subviens à mes besoins depuis l’âge de 16 ans, c’est un trauma chez moi.

Suivez-vous vos finances de près ou êtes-vous négligente?
Je suis plutôt négligente, mais j’ai une sorte de radar interne. Je ne regarde pas trop mes finances et puis après un mois ou deux, j’ai l’impression d’avoir beaucoup dépensé, là je regarde mon compte et oui, en effet! (rires) C’est paradoxal car j’ai beaucoup de stress au niveau de l’argent. Comme j’ai bénéficié du CPAS, le minimum pour vivre, j’ai vraiment été traumatisée par le manque d’argent.

En chiffres

2001

"L’année du décès de ma mère, une année clé qui a changé la donne pour ce que je suis, mes aspects positifs et négatifs, mes ambitions, mes joies, ma résilience et mes peurs. Tout cela découle du fait le plus marquant de ma vie."
"Ma première présentation météo sur TF1. N’étant pas diplômée, j’avais parfois l’impression de ne pas être légitime dans mon travail. En 2017, ce contrat m’a enlevé ce sentiment d’imposture. J’ai eu l’impression que si TF1 était venu me chercher, c’était aussi pour mes compétences."
"J’ai effectué un pèlerinage en Inde à mes 33 ans. Je suis allée me baigner dans le Gange, un des actes les plus inconscients de ma vie. C’était très intense. Je ne savais pas du tout si j’étais encore capable de voyager seule et ça m’a fait du bien de me donner un objectif, même un peu dingue vu le niveau de pollution de ce fleuve."
"Le chiffre de mon émission ‘90 minutes Enquêtes’, qui est mon premier projet en dehors de la météo au sein du groupe TF1."
"La page du livre ‘Lait et Miel’ de Rupi Kaur, une poétesse féministe, où elle s’excuse auprès des femmes qu’elle a qualifiées de jolies avant toute autre chose, car elles sont bien plus que ça. Les gens ont généralement été très élogieux sur ma beauté. C’est de là qu’est venu mon sentiment d’illégitimité. J’ai lutté de longues années pour essayer d’être autre chose que ça."

"Je n’ai jamais de cash, je ne paie qu’avec ma carte. Je ne prends plus le taxi car j’ai trop peur que l’on me demande du cash alors que je n’en ai pas. J’ai aussi une photo de saint Antoine qui m’accompagne depuis de très longues années pour tous mes objets perdus. J’ai ma carte de Thalys, mes cartes bancaires, mais aucune carte de fidélité. J’ai beaucoup de tickets de caisse. J’ai un portefeuille agenda en fait, donc j’ai aussi mon stylo à plume auquel je suis très attachée." ©Antonin Weber / Hans Lucas

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