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Ce qui change en 2019 pour votre carrière

©Eleni Debo

En 2019, le budget dégagé par l’échange d’une voiture de société polluante contre un modèle plus écologique pourra être consacré à l’achat d’un vélo.

Échanger sa voiture de société contre un budget "mobilité"

Le 27 juillet 2018, le conseil des ministres a approuvé le projet de loi instaurant un budget "mobilité". Le parlement doit, lui, encore marquer son accord sur ce projet. L’objectif était d’introduire le 1er octobre 2018 le budget "mobilité", mais celui-ci ne devrait finalement voir le jour que dans le courant de 2019.

Le budget "mobilité" offre aux salariés qui disposent d’une voiture de société l’opportunité d’échanger leur voiture contre un modèle plus respectueux de l’environnement et de consacrer le budget ainsi libéré à des solutions de transport plus durables. Concrètement, il s’agit de passer à une voiture électrique ou dont les émissions de CO2 font maximum 95 grammes au kilomètre.

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Le niveau du budget "mobilité" accordé dépend de la voiture de société que le salarié utilise ou à laquelle il a droit et est égal au coût annuel brut pour l’employeur, y compris carburant et assurances.

Avec ce budget, les travailleurs qui habitent dans un rayon de 5 km de leur lieu de travail peuvent payer leur loyer ou les intérêts d’un emprunt. Le solde éventuel est payé en espèces. L’offre n’est cependant pas très alléchante, car le travailleur doit prendre en compte une cotisation spéciale de sécurité sociale de 38,07%.

Le budget "mobilité" s’ajoute à l’indemnité de mobilité, mieux connue sous le nom "cash for car". La grande différence, c’est que dans le budget "mobilité", le travailleur peut conserver une voiture, alors que dans le cas de l’indemnité de mobilité, il s’en sépare et reçoit de l’argent en échange. Cette dernière formule ne rencontre d’ailleurs pas de franc succès. 

Congé parental d’un demi-jour

À partir du 1er janvier 2019, il sera possible de prendre un demi-jour de congé parental. Jusqu’à présent, il existait trois possibilités: un jour par semaine, un temps plein (quatre mois, à prendre par périodes d’un mois minimum) ou un mi-temps (huit mois, à prendre par périodes de deux mois minimum).

Vient donc s’y ajouter le "congé parental d’un dixième": il permet de prendre pendant quarante mois ou bien un demi-jour de congé par semaine ou bien un jour complet toutes les deux semaines. 

Le congé d’adoption allongé et étendu

À partir du 1er janvier 2019, la durée du congé d’adoption est progressivement allongée: il sera d’office de 6 semaines par parent adoptif. S’y ajoute une semaine supplémentaire pour les deux parents ensemble.

Concrètement, chaque parent adoptif aura droit à partir du 1er janvier 2019 à 6 semaines de congé d’adoption plus une semaine supplémentaire. D’ici 2027, on atteindra ainsi le maximum de 27 semaines pour les deux parents. En cas d’adoption simultanée de plusieurs enfants, la durée maximum est prolongée de deux semaines par parent adoptif.

6
semaines
Le congé d’adoption d’un enfant mineur sera d’office de 6 semaines minimum.

Aujourd’hui, la durée du congé d’adoption dépend de l’âge de l’enfant: 6 semaines pour un enfant de moins de trois ans et maximum 4 semaines pour un enfant plus âgé. L’actuel âge maximum de 8 ans est en outre supprimé. Il suffira dorénavant que l’enfant soit mineur.

En outre, le congé du parent adoptif de longue durée (parent d’accueil) est aligné sur le régime du congé d’adoption. "De longue durée" signifie qu’il est clair dès le début de l’accueil que l’enfant résidera dans le ménage pendant au moins six mois. 

L’âge minimum pour le régime de fin de carrière porté à 60 ans

À partir du 1er janvier 2019, l’âge pour pouvoir bénéficier du régime de fin de carrière passe de 55 à 60 ans. La "fin de carrière" est un système qui permet aux salariés de travailler moins dans les dernières années précédant la pension. Concrètement, ils peuvent passer à un travail à mi-temps ou réduire leurs prestations d’un cinquième. En plus de leur rémunération à temps partiel, ils perçoivent une indemnité de l’Office national de l’emploi (ONEM).

À partir du 1er juillet 2019, il sera par ailleurs possible de prendre sa pension à mi-temps. Il ne s’agit pas vraiment d’une alternative à la "fin de carrière", étant donné que la pension à mi-temps est réservée aux salariés qui entrent en considération pour la pension anticipée, soit en 2019, avoir 63 ans et 42 années de carrière.

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