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Gare aux offres d'investissement des "célébrités" sur les réseaux sociaux

Les fausses annonces, sur fond d'usurpation de l'identité d'une célébrité, pullulent sur les réseaux sociaux. Voici quelques conseils pour y échapper.
Le nom et l'image de Benoît Poelvoorde ont été subtilisés par des escrocs pour proposer de faux investissements aux internautes. ©BELGAIMAGE

C'est une affaire étrange, qui en rappelle pourtant bien d'autres. Le 6 septembre, l'acteur belge Benoît Poelvoorde a annoncé porter plainte pénale contre "X", avec constitution de partie civile. Le nom et l'image de l'acteur avaient été utilisés, sans son accord, pour arnaquer des internautes et leur extorquer des sommes importantes. 

Plusieurs personnes seraient tombées dans le piège. Si, au départ, les victimes n'y ont vu que du feu, ce genre d'annonce est pourtant la première étape d'une arnaque bien rodée.

La fausse annonce

Le principe est toujours le même. Pour gagner la confiance de sa cible, l'escroc va utiliser l'image d'une célébrité pour diffuser – sur les réseaux sociaux – une annonce en vue de proposer une offre d'investissement alléchante.

Une fois que l'internaute clique sur le contenu proposé, il est, en général, renvoyé vers une autre plateforme qui n'a aucun lien avec la célébrité mise en avant. Appâté par la promesse d'un gain sur une courte période, il ne s'aperçoit que bien plus tard qu'il a été escroqué.

Conseils

1/ Lorsqu'une célébrité fait des propositions (cela peut arriver pour une œuvre de charité), déterminez d'abord si son profil est vérifié. Facebook, Instagram ou encore Twitter utilisent tous un badge de vérification sous la forme d'une coche à côté du nom d'utilisateur.

2/ Ne communiquez jamais vos données personnelles sur des plateformes non vérifiées. Aussi, renseignez-vous correctement sur le produit proposé et méfiez-vous des offres "trop belles pour être vraies".

3/ Pour éviter la fraude, le commissaire Olivier Bogaert  recommande d'utiliser Scamadviser.com. Cet outil en ligne, gratuit, permet de détecter les plateformes frauduleuses et les arnaques en ligne.

4/ Afin de savoir si l'offre présente des indices de fraude, la FSMA (l'Autorité des services et marchés financiers) met à disposition un test en ligne, où plusieurs informations (nom, siège social, ...) peuvent être vérifiées.

5/ Pour fournir des services financiers, sachez qu'une société doit disposer d'un agrément. Par conséquent, vérifiez toujours si c'est bien le cas en utilisant l'outil de recherche de la FSMA ou celui de la Banque Nationale de Belgique.

Attention, cette vérification pourrait être insuffisante. Ce sera le cas si vous êtes confronté à un escroc qui copie tout ce qui permet d'identifier une société existante.

Par ailleurs, si une société ne figure pas sur la liste des entreprises qui disposent d'une autorisation, envoyez un e-mail à info@fsma.be, pour que la FSMA puisse effectuer un contrôle.

6/ Avant d'investir, renseignez-vous également pour savoir si la société qui vous offre un service financier n'a pas fait l'objet d'une mise en garde. Une telle recherche peut s'effectuer depuis le site de la FSMA, mais aussi sur le site des autorités de contrôle étrangères et de l'OICV-IOSCO, l'organisation internationale des commissions de sécurité.

Attention, si la société que vous cherchez n'a pas fait l'objet d'une mise en garde, vous ne pouvez pas en déduire que celle-ci est autorisée à vous fournir des services financiers.

Enfin, si vous êtes malgré tout victime d'une fraude, portez immédiatement plainte à la police et signalez l'arnaque à la FSMA via le formulaire de contact pour les consommateurs.

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