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Moins de temps, moins d'investissement pour un jardin plus "durable"

Vous n’avez pas la main verte, mais vous avez un jardin? Voici quelques conseils pour le rendre durable avec un minimum d'efforts!
Si vous êtes prêt à abandonner votre petit côté "control freak", ne taillez pas vos haies ni vos arbres entre le 1er avril et le 15 août. ©Photo News

Laisser faire la nature dans votre jardin est sans doute ce qui vous demandera le moins d’efforts et le moins d’investissement financier. "Le jardin sauvage nécessite moins d’entretien, c’est un gain de temps et d’argent, mais il est toutefois difficile de chiffrer réellement les économies effectuées quand on opte pour un jardin sauvage", explique un jardinier.

Pour privilégier le développement de la biodiversité dans votre jardin, vous pouvez conserver un espace, voire même tout votre jardin, à l’état sauvage.

Quel est le principe d’un tel jardin? Plus votre jardin sera riche en diversité végétale, plus il le sera en petits animaux et insectes qui favoriseront son équilibre et donc, celui de la nature. C’est pourquoi favoriser la biodiversité et ne pas intervenir trop souvent dans l’aménagement de votre jardin sont deux conseils de base si vous poursuivez un objectif de durabilité pour votre habitat.

Favorisez la biodiversité

Pour privilégier le développement de la biodiversité, vous pouvez conserver un espace, voire tout votre jardin, à l’état sauvage. Ainsi, vous favoriserez le développement d’insectes et petits animaux régulateurs naturels de votre écosystème. "Le jardin sauvage offre une belle biodiversité pour les insectes. Cela reste, en outre, très beau durant des dizaines d’années, mais il faut tout de même semer tous les cinq ans", pointe un jardinier.

Les plantes indigènes demandent moins de soins, d’engrais ou d’arrosage et sont donc, par conséquent, plus écologiques.

Optez pour du local

Certaines plantes poussent naturellement dans notre pays: ce sont les plantes indigènes. Il s’agit d’espèces locales adaptées à notre climat. Elles sont donc plus résistantes que les autres espèces et demandent moins de soins, d’engrais ou d’arrosage. Elles sont, par conséquent, plus écologiques. En plus, elles se ressèment spontanément tous les ans. Bref, vous n’avez donc pas grand-chose à faire, si ce n’est d’en gérer éventuellement le surplus. Parmi ces plantes, on retrouve le fraisier sauvage, le géranium sanguin ou encore le muguet.

Acceptez les mauvaises herbes

Il s’agit là de laisser de la place, soit quelques mètres carrés, pour des herbes et plantes indésirables, à laisser pousser sans y toucher. Ces plantes sont souvent comestibles, comme les orties ou encore le pissenlit. Quant à celles que vous ne pouvez vraiment plus voir, passez en mode manuel pour leur élimination. Mais vous le savez, c’est une lutte sans fin…

D'ailleurs, si vous êtes prêt à abandonner votre petit côté "control freak" au niveau de votre jardin, ne taillez pas vos haies ni vos arbres entre le 1er avril et le 15 août. C’est essentiel pour permettre aux oiseaux de nicher. C’est d’ailleurs interdit en Région bruxelloise.

Aimez les insectes

De tous les conseils à donner pour un jardin écolo et responsable, éviter les pesticides est peut-être le plus évident. C’est ici que les insectes que vous aurez laissés vivre dans votre petit coin sauvage pourront vous aider à réguler naturellement votre jardin en évitant les insecticides, herbicides ou autres engrais chimiques.  

Installer divers habitats dans votre jardin permet de maintenir la biodiversité et donc l’épanouissement des oiseaux, insectes, plantes, etc.

Ceux qu’on appelle les insectes "auxiliaires" seront vos alliés. C'est bien connu, les coccinelles et les araignées vous débarrasseront des pucerons, et les abeilles se chargeront de la pollinisation des plantes. Le bourdon est, quant à lui, indispensable pour certaines plantes comme les tomates qu’il est le seul à polliniser. Le cloporte participe au recyclage des éventuelles matières organiques mortes.

Installez des habitats

Installer divers habitats dans votre jardin permet de maintenir la biodiversité et donc l’épanouissement des oiseaux, insectes, plantes, etc. Certains sont plus faciles à mettre en place que d’autres : des tuiles retournées, des tas de pierres ou de bois, des feuilles mortes, pots de fleurs cassés, un tronc d’arbre. D’autres nécessitent plus de travail, comme  une mare naturelle, un compost, une haie, une prairie fleurie

Mangez au jardin

Bien sûr, pour rendre votre jardin durable, vous pouvez aussi en faire votre garde-manger permanent. Et dans un potager aussi, l’idée est de répliquer un maximum la nature pour en tirer le meilleur profit. Ce sont les principes de la permaculture, dont la condition de base est de disposer d’une multitude de variétés: légumes, aromates, fleurs, plantes sauvages et fruits. Ces espèces cohabitent et s’aident mutuellement à grandir et à se protéger.

Les poules vous aideront à retourner la terre et à vous débarrasser des nuisibles, comme les limaces.

La clé pour atteindre "l’autarcie végétarienne" est, sans surprise, la surface de votre potager. Si vous avez la chance de disposer de 25 m² environ, vous pourrez sans problème nourrir une famille de quatre personnes. Bien sûr, même en adoptant les principes de la permaculture, l’entretien du potager est sans doute ce qui vous prendra le plus de temps dans votre jardin. Comptez quelques heures de travail par semaine.

Prenez des poules

Et pourquoi ne pas vous faire épauler par des poules? Elles vous aideront à retourner la terre et à vous débarrasser des nuisibles, comme les limaces. Les poules ont aussi une fonction de "compost" des déchets, ce qui correspond parfaitement à votre objectif d’un habitat plus durable.

Quid de l’investissement? Comptez environ 250 euros pour un poulailler et 15 euros pour une poule qui provient d’un élevage. Ne négligez pas le coût que représente la nourriture, car l’alimentation principale des poules reste le grain, et non les restes alimentaires de votre famille.

Un jardin sur le toit

La toiture végétale est devenue tendance ces dernières années. Mais il faut distinguer trois types de toits verts, selon leur configuration et les besoins auxquels ils répondent.

  • Le toit intensif permet de circuler sur le toit, d’y planter des arbustes et d’en profiter comme s’il s’agissait d’un jardin.
  • Le toit semi-extensif permet également d'y circuler, d’installer une pelouse avec de petites variétés de plantes, mais sans planter d’arbres ou buissons.
  • Le toit extensif est une couverture de végétation extensive (mousses, plantes grasses ou herbacées). Ce type de toit demande moins de suivi, mais on ne peut pas y accéder ou y circuler. Contrairement aux deux premières options, le toit extensif peut être aménagé sur un bâtiment existant.

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