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La pression ne diminue pas sur le marché immobilier

La hausse du nombre de transactions immobilières et des prix se maintient. Cette surchauffe n'arrange que les vendeurs en manque de liquidités et les courtiers.
L’offre de biens immobiliers reste 9% en deçà de ce qu’elle a été l’an dernier. ©Tim Dirven

Sans surprise, l’indice trimestriel Trevi, qui vient de tomber ce lundi, confirme la surchauffe de ce début d’année: la hausse des prix enregistrée sur les trois premiers mois de l’année s’est consolidée. Et en rythme annuel, elle devrait dépasser 5% sur la plupart des segments. 

Le constat est identique du côté du nombre de transactions, dont l'augmentation flirte avec les 10% après l’emballement déjà enregistré au second semestre 2020. "Il est intéressant de noter que, du côté du profil des acquéreurs, le 1er semestre 2021 confirme une répartition relativement stable entre investisseurs (45%) et acheteurs occupants (55%)", précise-t-on chez Trevi, où tous ces indicateurs rassurent plutôt.

+10%
de transactions
Selon Trevi, le nombre de transactions enregistrées sur le marché immobilier résidentiel ne se tasse toujours pas malgré la pénurie d'offre (-9%), poussant irrémédiablement les prix à la hausse.

Pénurie d’offre quasi structurelle

Ce qui reste plus inquiétant, c’est que l’offre de biens reste en deçà de ce qu’elle a été l’an dernier (-9%). Selon Trevi, cette raréfaction est généralisée: elle concerne l’ensemble du territoire et tant les biens neufs que les biens secondaires.

"La lenteur dans la délivrance des permis reste de mise et celle-ci contribue de manière importante à conforter la tendance des prix à la hausse. L’amélioration de la situation et le retour à l’équilibre ne pourront venir que de la production de logements neufs et en masse: le volume nécessaire à un équilibrage ne peut être atteint par la seule mise en vente de biens de seconde main", martèle une fois encore Eric Verlinden, le CEO de Trevi.

"La plupart des candidats acquéreurs conservent une vision très précise de la juste valeur des biens mis en vitrine et s’y conforment."
Eric Verlinden
CEO de Trevi

Marché "Sniper"

Selon ce dernier, on a aujourd’hui affaire à ce qu’il appelle un "marché Sniper". "L’offre reste désespérément faible et l’engouement des acquéreurs se maintient. Mais alors que certains propriétaires, écoutant le chant des sirènes, veulent positionner le prix de vente au-delà de la valeur de marché, nous sommes heureux de constater que la plupart des candidats acquéreurs conservent une vision très précise de la juste valeur des biens mis en vitrine et s’y conforment", ajoute le patron. Pour lui, la conséquence est immédiate: le bien concerné ne trouve pas preneur.

Cet avis n’est toutefois pas partagé par tous les agents immobiliers, plusieurs dénonçant la mise aux enchères pratiquée par certains propriétaires vendeurs, avec l’aval des candidats à l’achat les plus pressés et aisés.

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