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Le loyer d’un kot dépasse 550 euros en Belgique

Il est devenu presque impossible de trouver un kot sous 500 euros de loyer, charges comprises. C’est à Bruxelles que les logements étudiants coûtent le plus cher.
Le loyer d'un kot a grimpé de près de 100 euros depuis 2020 en Belgique. ©Dieter Telemans

Le loyer moyen pour un kot en Belgique s'élevait en 2023 à 565 euros, dont 95 euros de charges, relève Kotkompas, une étude annuelle sur le marché du logement étudiant de Stadim, un bureau d’expertise en immobilier et Diggit Studentlife (organisation de logements étudiants).

En trois ans, soit depuis 2020, le loyer a augmenté de près de 100 euros, puisqu’un kot ne coûtait "que" 469 euros en moyenne à l’époque.

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"La pénurie persistante de kots dans la plupart des villes estudiantines maintient les prix élevés", estime le bureau d’expertise. "Mais on constate surtout une forte hausse des charges fixes (pour l'énergie par exemple) d'en moyenne 69 euros en 2020 à 95 euros en 2023, soit 38% de plus", chiffre Stadim.

45% des étudiants louent un kot

Le nombre d’étudiants en Belgique s’élève à 517.500, soit 2% de plus qu’en 2022. On estime que 45% de ces étudiants – dans les dix plus grandes villes estudiantines du pays – vivent en kot. Parmi les dix villes étudiantes en Belgique, c’est à Bruxelles qu’il y a le plus grand nombre d’étudiants (122.500), suivie de Gand (81.000) et Louvain (45.500).

Anvers et Liège occupent la quatrième place, ex æquo avec 52.000 étudiants. Elles sont suivies par Louvain-la-Neuve (29.000), Hasselt (22.000), Mons (18.500) et enfin Namur (16.000) et Courtrai (15.000).

565
euros
En 2023, le montant d'un loyer moyen pour un kot en Belgique était de 565 euros.

Le manque de kots se fait toujours sentir dans ces principales villes: "Nous constatons dans notre étude que 45% des étudiants affirment avoir signé un contrat de location pour le premier kot qu'ils ont visité. 75% visitent trois kots au maximum", explique Arne Hermans, fondateur de Diggit Studentlife.

Loyers en hausse de 7%

La pénurie a également des répercussions sur les loyers. Ils ont ainsi augmenté de 7% l'année dernière, et même de 17% par rapport à 2020. En trois ans, le loyer brut (hors charges) est passé de 400 à 470 euros par mois en Belgique et le coût total (loyer + charges) de 469 à 565 euros par mois.

Mais les loyers varient fortement selon la Région (Flandre, Wallonie, Bruxelles) et le type de logement étudiant (chambre, chambre et sanitaires ou studio).

Charges comprises, une chambre à Bruxelles coûte en moyenne 545 euros, tandis que le loyer tombe à 460 euros en Wallonie pour le même type de logement étudiant.

Si la chambre inclut des sanitaires privatifs, les loyers grimpent à 615 euros à Bruxelles et à 490 euros en Wallonie. Pour un studio, il faut débourser près de 800 euros dans la capitale (785 euros) et 640 euros dans le sud du pays.

Ces prix élevés sont de loin la raison principale de ne pas koter. Environ la moitié des étudiants interrogés dans l'étude et n'étant pas en kot indiquent qu'ils ne disposent tout simplement pas du budget nécessaire.

Un étudiant sur quatre envisage de renoncer à son kot au profit d'une voiture pour faire la navette entre son domicile et le campus afin d'économiser de l'argent.

"La pénurie persistante de kots dans la plupart des villes estudiantines maintient les prix élevés."

Stadim
bureau d'expertise en immobilier

Les charges pèsent lourd

La hausse des charges, principalement énergétiques, pèse lourd sur les étudiants, signale l’étude. Elles sont passées de 69 euros en 2020 à 95 euros en 2023 (+38%).

"Un étudiant sur trois affirme avoir des difficultés à payer les charges. On constate pourtant de manière assez surprenante que l'efficacité énergétique n'est pas (encore) vraiment une priorité pour les étudiants lors du choix d'un kot, même si 57% d'entre eux sont prêts à payer plus pour un kot moins énergivore si cela permet de réduire les charges. 80% tiennent également compte des charges lorsqu'ils envisagent de louer un kot", explique Frederik Boumans, expert en immobilier pour étudiants chez Stadim.

Il estime que les investisseurs et promoteurs investissant dans des kots plus durables seront gagnants à terme, "tant au niveau du loyer que de la valeur du bien en soi, car le score énergétique jouera aussi très certainement un rôle dans l'immobilier étudiant".

517.500
étudiants
C'est le nombre d'étudiants en Belgique en 2023. Ils sont 2% de plus qu'en 2022.

Plus abordable en dehors du centre-ville

Les marchés de l'immobilier et de la construction ont tourné au ralenti en 2022-2023, suite à la hausse des taux d’intérêt, mais ce n’est pas le cas pour le segment des kots.

"Nous remarquons que l'immobilier étudiant a toujours le vent en poupe: nous avons dénombré 34 projets de construction neuve au cours de l'année écoulée, ce qui ne correspond même pas encore à un aperçu complet", indique Frederik Boumans.

"Nous remarquons que l'immobilier étudiant a toujours le vent en poupe: nous avons dénombré 34 projets de construction neuve au cours de l'année écoulée."

Frederik Boumans
Expert en immobilier pour étudiants chez Stadim

Mais pour les rendre plus abordables, il faudrait construire des "hubs" en dehors des centres-villes, conseille Arne Hermans.

"Des hubs étudiants attrayants se trouvant en périphérie, comptant par exemple 300 unités et offrant toutes les infrastructures nécessaires, permettraient de créer davantage de kots abordables. Les étudiants affirment également qu'ils seraient prêts à habiter plus loin du campus si cela s'accompagnait d'un loyer moins élevé. 53% d'entre eux envisageraient de louer un kot en périphérie, 33% souhaitent également s'intéresser aux communes frontalières et 15% estiment même qu'une autre ville pourrait être une option. 87% sont aussi prêts à faire un trajet de 10 à 30 minutes maximum pour rejoindre le campus. Des hubs étudiants en périphérie sont donc assurément une option intéressante pour l'avenir. Un plus grand nombre de chambres plus petites sans salle de bains individuelle permettrait également de faire baisser le prix moyen."

Aujourd’hui, trois étudiants sur quatre louent une chambre meublée. On estime le nombre d’étudiants qui louent une habitation destinée au marché immobilier résidentiel "classique" à 25.000-30.000.

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