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10 dépenses fiscales pour réduire vos impôts en 2022

Faire le plein de titres-services ou régler la facture de la crèche avant la fin de l'année permet d'optimiser votre prochaine déclaration fiscale! Mais ce n'est pas tout, voici les principales réductions d'impôt disponibles.
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©Photo News

Il vous reste encore un bon mois (jusqu'au 31 décembre) pour réaliser les dépenses à inclure dans votre déclaration fiscale en 2022 qui vous permettront d’alléger vos impôts. Pour rappel, l’indexation de certaines réductions est toujours gelée par le gouvernement, et cela jusqu’à l’année de revenus 2023.

1. Titres-services

Vous pouvez payer votre aide-ménagère à l’aide de titres-services. Le montant d'un titre-service est de 9 euros, mais la réduction d’impôt varie selon la Région dans laquelle vous résidez au 1er janvier de l’année suivant l’achat des titres-services.

Si vous utilisez aussi, en plus des titres-services, des chèques ALE ou des chèques de proximité, les plafonds de déduction valent pour ces deux dépenses cumulées.

  • À Bruxelles, la réduction d’impôt s’élève à 1,35 euro par titre-service, sur les 163 premiers titres achetés (pas seulement ceux utilisés). Un titre-service vous coûte en réalité 7,65 euros après la réduction d’impôt. Le montant maximal de l’avantage fiscal s’élève donc à 220,05 euros. Si vous êtes marié ou en cohabitation légale, vous pouvez tous les deux bénéficier de la réduction d’impôt, ce qui porte le gain fiscal maximal à 440,1 euros. Les titres doivent être achetés sous vos deux noms.
  • En Wallonie, vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 0,9 euro sur chacun des 150 premiers titres achetés. Un titre-service coûte donc 8,1 euros après la réduction d’impôt qui s’élève donc à 135 euros maximum. Les personnes mariées ou cohabitant légalement ont chacune droit à cet avantage fiscal, ce qui porte l’avantage total à 270 euros.
  • En Flandre, la réduction d’impôt s’élève à 1,8 euro pour les 170 premiers titres achetés. Un titre-service ne vous coûte en fait que 7,2 euros après réduction d’impôt, pour un avantage fiscal maximal de 306 euros. Si vous êtes mariés ou en cohabitation légale, vous pouvez tous deux bénéficier de cette réduction d’impôt ce qui porte le gain fiscal à 612 euros maximum.

Déduction, réduction ou crédit d'impôt?

Certaines dépenses sont déductibles fiscalement ou donnent droit à une réduction d'impôt ou un crédit d'impôt. Quelle est la nuance entre ces avantages fiscaux?

  • Les dépenses déductibles fiscalement sont des dépenses faites pendant la période imposable qui viennent en déduction des revenus net imposables. Il s'agit, par exemple, de la déduction des intérêts ordinaires des revenus immobiliers ou des frais professionnels (forfaitaires ou réels)...
  • Certaines dépenses donnent droit à une réduction d'impôt. Ce sont des dépenses déduites des impôts, en principe pour un certain pourcentage. C'est le cas notamment des titres-services, des chèques ALE, des libéralités, des frais de garde d'enfants... Si l'avantage est plus élevé que l'impôt dû, il n'y a pas de remboursement ni de report.
  • Le crédit d'impôt n'est pas toujours lié à une dépense.. L'avantage fiscal auquel il donne droit est payé au contribuable, même si aucun impôt n'est enrôlé à son nom. Dans le cas du crédit d'impôt, si l'avantage est plus élevé que l'impôt dû, il reste remboursable, contrairement à la réduction d'impôt. Le prêt proxi ou encore le prêt coup de pouce, par exemple, donnent droit à un crédit d'impôt.

2. Chèques ALE ou de proximité

Le montant additionné des chèques de proximité et des titres-services est plafonné à 1.530 euros pour l’ensemble des chèques achetés en 2021. L’avantage fiscal qui y est lié diffère selon votre Région.

  • En Région de Bruxelles-Capitale, les chèques ALE donnent droit à une réduction de 15%, soit un avantage fiscal maximum 229,5 euros.
  • En Wallonie, la réduction s’élève à 30%, ce qui représente un avantage fiscal maximal de 459 euros.
  • En Flandre, où les chèques ALE ont été remplacés par des chèques de prestations de proximité, l’avantage fiscal s’élève à 20%, soit maximum 306 euros.

3. Épargne-pension et épargne à long terme

L’épargne-pension est la réduction d’impôt la plus populaire. Deux systèmes coexistent:

  • Soit vous bénéficiez d’un avantage fiscal de 30% sur les versements effectués sur un compte d’épargne-pension pour un maximum de 990 euros, ce qui représente un avantage maximal de 297 euros.
  • Soit, si vos versements excèdent 990 euros, mais ne dépassent pas le montant de 1.270 euros, la réduction d’impôt s’élève alors à 25% pour un maximum de 317,5 euros.
705
euros
C'est le gain fiscal maximal de l'épargne à long terme.

Mais attention au "piège fiscal" de l’épargne-pension. Vu la différence de taux selon le montant versé, celui qui verse 1.188 euros reçoit une ristourne fiscale de 25%, soit 297 euros. Il s'agit du même avantage que celui perçu par la personne qui verse 990 euros avec une réduction d’impôt de 30%. Celui qui épargne un montant compris entre 990 euro et 1.188 euros recevra une réduction d'impôt inférieure à 297 euros… Il faut donc, afin d’éviter ce piège fiscal, soit se limiter à 990 euros, soit verser plus de 1.188 euros.

Pour rappel, le gouvernement De Croo a gelé le montant maximal de cette réduction fiscale sur la base de l’indexation de 2020 pour les trois prochaines années. L’indexation annuelle aura de nouveau lieu à partir de l’année de revenus 2024.

L’épargne à long terme (branche 21/branche 23), quant à elle, donne droit à un avantage fiscal de 30%, sur un montant maximal de 2.350 euros, ce qui représente un gain fiscal maximal de 705 euros. L’épargne à long terme fait partie du même panier fiscal que le bonus-logement pour habitation propre. Si vous bénéficiez, par exemple, du chèque-habitat wallon, cela signifie que votre panier fiscal risque d’être déjà rempli.  

L'épargne à long terme fait également partie des réductions fiscales gelées par l’exécutif jusqu’à l’exercice 2024.

4. Dons

45%
dons
La réduction d'impôt sur un don à une bonne oeuvre s'élève à 45% du montant offert en 2021.

La réduction d'impôt sur les dons faits à une bonne œuvre est passée, en 2020, de 45% à 60% afin de soutenir un maximum les associations qui souffraient le plus de la crise sanitaire. Mais, cette année, la mesure n’a pas été prolongée. Les libéralités procurent donc une réduction d'impôt de 45%. Le don doit s’élèver à 40 euros minimum à un même organisme en un ou plusieurs versements. Pour un don de 40 euros, vous récupérez 18 euros. Le don doit être effectué au bénéfice d’une institution agréée comme La Croix-Rouge ou la Fondation Roi Baudouin, qui doit ensuite vous fournir une attestation fiscale.

Depuis 2019, les dons en ligne peuvent également donner droit à la réduction fiscale, sur la base des mêmes conditions que les dons en espèces.

Vous bénéficiez de cet avantage fiscal pour des libéralités représentant jusqu’à 10% de votre revenu net imposable, avec un plafond absolu de 392.200 euros.

5. Garde d’enfants

Vous pouvez déclarer les frais de garde de vos enfants, qu’il s’agisse de la crèche, d’une gardienne, d’un stage, d’un camp d’été, etc. Vous pouvez prendre en compte les frais exposés pour votre enfant jusqu’à ses 14 ans (21 ans pour les enfants souffrant d'un handicap lourd). La réduction d'impôt est de 45% et porte sur un montant plafonné à 13,70 euros par jour. L’avantage fiscal peut donc atteindre 6,165 euros net par enfant et par jour de garde.

6,165
euros
C'est le montant que vous pouvez récupérer en 2021 pour chaque jour de garde.

Si vous êtes isolé, vous pouvez bénéficier d’un soutien supplémentaire. La réduction d’impôt de 45% est alors majorée de 30%, mais est réduite de manière progressive selon vos revenus, qui doivent être inférieurs à 20.240 euros pour l’exercice 2022 (revenus 2021). Vos revenus professionnels nets, outre les allocations de chômage, de pension ou les revenus imposables distinctement doivent être supérieurs ou égaux à 3.410 euros. Cet avantage supplémentaire permet de récupérer maximum 75% du montant total, soit 10,275 euros sur 13,7 euros.

6. Assurance défense en justice

Le montant de la prime d’une assurance défense en justice donnant droit à une réduction d’impôt est limité à 310 euros par an. Le taux de la déduction fiscale s’élevant à 40%, cela procure un avantage de maximum 124 euros.

Attention, toutes les assurances protection juridique ne donnent pas droit à la réduction d'impôt. Il existe une série de conditions, notamment en termes de couverture obligatoire (litiges relatifs aux travaux de construction, divorces litigieux, litiges relatifs au contrat de travail, litiges relevant du droit fiscal litiges relevant du droit administratif, etc).

7. Travaux réalisés dans un bien loué via une AIS

Les propriétaires wallons d’une habitation louée via une agence immobilière sociale (AIS) qui décident de la rénover peuvent bénéficier d’un avantage fiscal. Ce dernier a été supprimé en 2019 en Région flamande et en 2016 à Bruxelles, mais l’avantage demeure dans ces deux Régions pour les investissements réalisés respectivement jusqu’à fin 2018 et fin 2015.

L’investissement, c’est-à-dire le coût des travaux, doit s’élever au minimum à 12.510 euros pour une habitation donnée en location via une AIS pendant au moins 9 ans. Le propriétaire, durant ces 9 années, a droit à une réduction d’impôt de 5% sur les dépenses réellement effectuées, avec un maximum annuel de 1.250 euros par habitation.

8. Isolation du toit

30%
Isolation du toit
C'st le taux de la réduction d'impôt pour l'isolation du toit en Wallonie.

La réduction d’impôt pour l’isolation du toit existe uniquement en Région wallonne, mais s’adresse aussi bien aux propriétaires qu’aux locataires et s’élève à 30% des dépenses réalisées, avec une réduction maximale de 3.340 euros par habitation.

Pour bénéficier de cet avantage fiscal, il faut répondre à plusieurs critères: l’habitation doit avoir au moins 5 ans, l’isolation doit répondre aux normes minimales et doit être placée par un entrepreneur.

9. CPTI

La convention de pension pour travailleur indépendant (CPTI) s'adresse aux indépendants en personne physique. Ces indépendants bénéficient, sur le montant des versements des primes, d’une réduction d’impôt de 30%. Ils doivent respecter la règle des 80%, qui impose que la somme de toutes les pensions (pension légale, PLCI, CPTI, cotisation Inami...), convertie en rente ne peut dépasser 80% de la rémunération régulière annuelle brute.
Notez que la PLCI (pension libre complémentaire pour indépendants), ouverte à tous les indépendants, est déductible fiscalement à 100% au titre de frais professionnels. Pour une PLCI ordinaire, l’indépendant peut verser jusqu’à 8,17% de ses revenus nets imposables d'il y a 3 ans, avec un maximum de 3.302,77 euros. Pour une PLCI sociale (destinée à la constitution d'une pension complémentaire et à financer une protection sociale), l’indépendant peut verser jusqu’à 9,4% de ses revenus nets imposables, avec un maximum de 3.800,01 euros.

10. Investir dans une PME

Les Régions permettent aux particuliers, via le "prêt proxi" bruxellois, le "prêt coup de pouce" wallon ou encore le "prêt win win" flamand, de prêter de l’argent à une PME tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt.

  • À Bruxelles, un particulier peut investir dans une PME (à certaines conditions) jusqu’à 75.000 euros par an maximum, pour un ou plusieurs prêts. Ce montant sera limité à 50.000 euros par an dès 2022. Il bénéficie alors d’un avantage fiscal annuel de 4% les trois premières années de son investissement (soit 3.000 euros maximum), puis de 2,5% les années suivantes (1.875 euros maximum).
  • En Wallonie, le prêteur peut accorder un crédit jusqu’à 125.000 euros maximum à un ou plusieurs emprunteurs. Le crédit d’impôt annuel s’élève à 4% pendant les 4 premières années (soit une réduction d’impôt maximale de 5.000 euros) puis à 2,5% sur les années suivantes (3.125 euros maximum).
  • En Flandre, le particulier peut prêter maximum 75.000 euros par an, à une ou plusieurs PME. Il bénéficie alors d’un crédit d’impôt annuel de 2,5% sur le solde moyen du capital restant dû, ce qui porte l’avantage maximal à 1.875 euros par an.

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