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Ce que devrait déjà faire un jeune inquiet pour sa pension

Les jeunes connaissent mal le système de pension, n’ont pas confiance et s’inquiètent. Et s’ils commençaient déjà par se constituer une pension complémentaire?
©Belga

Les pensions, cela reste un sujet ardu, rébarbatif... et de préoccupation, y compris parmi les jeunes. Les 18-40 ans attribuent le score de 5,4/10 au système de pension, qu’ils connaissent mal et dans lequel ils n’ont du coup forcément pas confiance. C’est le constat d’un sondage réalisé auprès de 1.766 jeunes par Callebaut Collective pour le compte d’Assuralia (Union professionnelle des assurances) et de PensioPlus (représentant des fonds de pension).

"Il fallait donner la parole aux jeunes pour connaître les préoccupations et besoins des futurs affiliés", a commenté Philip Neyt, président de PensioPlus. Voilà qui est fait et clair. Les 5 raisons qui motivent le score médiocre sont: le montant trop faible de la pension (30%), l’âge de la pension trop élevé (19%), la complexité du sujet (17%), les incertitudes qui planent sur la pension future (16%) et un système injuste (14%).

5,4/10
le score attribué au système de pension
Les jeunes de 18 à 40 ans connaissent mal le système de pension.

Au final, 60% des participants ne se sentent pas concernés par leur pension et ne s’en préoccupent pas. Les 18-40 ans sont pourtant conscients que la pension légale ne leur permettra pas de mener une vie confortable et qu’il leur faudra disposer d’un revenu complémentaire. D'ailleurs, 60% se font du souci pour leur situation financière à la retraite. 53% craignent que l’Etat ne soit plus en mesure de payer leur pension.

L'indispensable pension complémentaire...

Pour Philip Neyt, cette prise de conscience de la réalité qui les attend constitue toutefois "un espoir", dans la mesure où, par ailleurs, "les jeunes envisagent la constitution de la pension comme une responsabilité partagée qui incombe aux autorités (86%), aux employeurs (80%) et à eux-mêmes (76%)". Plus de la moitié seraient en effet prêts à renoncer à une augmentation salariale au profit de la constitution d’une pension complémentaire (plus élevée). Un signal fort, malgré tout, qui appelle ce conseil immédiat.

Car le déclic n’intervient en général que vers 45 ou 50 ans, et il sera déjà trop tard. En effet, "pour combler l'écart entre la pension égale et le dernier revenu net perçu, les travailleurs doivent y consacrer annuellement entre 11 et 18% de leur salaire tout au long de leur carrière de 45 ans", pointe Philip Neyt.

... qu'il faut constituer le plus tôt possible

Ce sont donc 10 à 20 précieuses années de perdues, durant lesquelles il aurait été facile et très peu coûteux de se constituer une pension complémentaire. On est bien conscient qu’à court terme, les jeunes ont souvent bien d’autres priorités financières et peu de marge. "Mais si nous réussissons à leur fournir des connaissances financières suffisantes en début de carrière et à leur faire prendre conscience de l'importance de se constituer une pension dès le début de leur carrière, ils pourront vieillir sans soucis financiers", estime Philip Neyt.

11 à 18%
du salaire
Pour combler l'écart entre la pension égale et le dernier revenu net perçu, les travailleurs doivent y consacrer annuellement entre 11 et 18% de leur salaire durant 45 ans.

Car le secret, "c'est de commencer tôt avec de très petits montants. Grâce aux intérêts cumulés, on est assuré de se constituer un complément de pension suffisant pour bénéficier d’une retraite confortable ou pour financer son séjour en maison de repos", souligne-t-il. Alors que si on commence à 45 ans, l’effort financier à consentir sera très lourd et malgré tout insuffisant pour se constituer une pension complémentaire digne de ce nom.

Lisibilité, prévisibilité, stabilité

Si l’on veut que le déclic se fasse , "la lisibilité, la prévisibilité et la stabilité du cadre juridique et fiscal sont essentiels pour susciter l’adhésion", souligne Philip Neyt, d’autant plus qu’il s’agit d’un investissement à très long terme et illiquide".

Le président de PensioPlus souligne enfin à l'adresse des jeunes le rôle des fonds de pension en tant que véhicules d'investissement à fins sociétales. Les énormes volumes de capitaux des pensions complémentaires (92 milliards d’euros) représentent une manne qui est investie dans l'économie durable. On fait donc d'une pierre deux coups lorsqu'on se constitue une pension complémentaire.

S'agissant de l'information et de la communication en matière de pension, le site mypension.be s'arroge un score de 7,1/10 qui témoigne à la fois de son utilité et de sa qualité. Reste à mieux le faire connaître pour qu'il soit davantage consulté. On y trouve en effet de précieuses informations.
Pour en savoir plus: mypension.be: toutes les informations sur votre (future) pension

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