Rentabilisez-vous vraiment votre assurance complémentaire?

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Via l’assurance complémentaire de votre mutuelle, vous bénéficiez d’une intervention pour de nombreuses prestations de santé peu ou pas couvertes par l’assurance maladie. Lesquelles? Et rentabilisez-vous votre cotisation?

Quelle que soit la mutuelle à laquelle vous êtes affilié, l’assurance maladie obligatoire vous garantit les mêmes remboursements de base pour les soins de santé (médicaments, honoraires, hospitalisations etc.) et les mêmes indemnités d’incapacité de travail ou d’invalidité.

Les prestations — ou "avantages" — offertes par les mutualités dans le cadre de leur assurance complémentaire obligatoire varient par contre d’un organisme à l’autre. Voyons ce qu’il en est et pourquoi.

Pourquoi cette assurance complémentaire obligatoire?

L’assurance complémentaire couvre des frais en lien avec des soins de santé qui sont peu ou pas remboursés par l’assurance maladie obligatoire. Il existe évidemment un tronc commun d’avantages particulièrement populaires et incontournables que l’on retrouve systématiquement dans l’offre de toutes les mutualités. Mais à côté de cela, chacune tente d’affirmer son ADN, d’innover et de se démarquer de la concurrence avec des prestations de nature plus commerciale ou dont le lien avec les impératifs de santé est tout relatif… C’est d’ailleurs ce qui a amené la ministre Maggie De Block à réclamer une réforme de l’assurance complémentaire (NDLR: elle est toujours en cours), dans le sens d’un recadrage sur des priorités.

Assurance complémentaire

Cotisation mensuelle: 

· Mutualité libre (Partenamut): 10,49€

· Mutualité socialiste du Brabant: 6€ (inchangé depuis 6 ans)

· Mutualité libérale du Brabant: 6,96€

· Mutualité chrétienne St Michel: 10,70€

· Mutualité neutre (Symbio): 9,98€

Sur www.guide-epargne.be, vous avez accès à un module pour comparer les tarifs et prestations de l’assurance complémentaire des mutuelles en fonction de votre commune. Via des onglets thématiques (prévention, vacances et loisirs, médecines alternatives, soins dentaires, garde à domicile, etc.) vous visualisez les avantages et le montant des interventions (par séance, maximum annuel, etc.).

Si vous êtes plus particulièrement intéressé par les remboursements en matière d’optique ou d’orthodontie par exemple, vous pourrez comparer les offres en un clin d’œil.

Le montant et le plafond annuel des interventions de l’assurance complémentaire varient également d’une province ou d’une région à l’autre au sein d’une même mutualité, car l’objectif est de coller au plus près aux besoins spécifiques et locaux des affiliés.

Quels "avantages" et à quel prix?

Interventions dans les frais de stages sportifs et de camps de vacances, d’orthodontie, d’optique, de psychologie, de logopédie, de garde à domicile, de vaccins, de consultation diététique, d’homéopathie, de prime de naissance, etc.

Un rapide coup d’œil à l’éventail des prestations de l’assurance complémentaire permet de comprendre que ce sont de loin les familles avec enfant(s) qui sont les plus susceptibles de rentabiliser leur cotisation.

L’affiliation à l’assurance complémentaire obligatoire est en effet payante (pour les seuls titulaires dont les enfants sont alors d’office couverts): entre 80 et 130 euros par an environ, selon la mutualité.

Cette dépense n’est rentable qu’à condition que vous en profitiez! Cela tombe sous le sens, mais ce n’est pas forcément le cas…

Les interventions de l’assurance complémentaire ne sont en effet pas accordées automatiquement. Il faut les demander. Et donc, être au courant de leur existence.

Un conseil: consultez la brochure annuelle de l’assurance complémentaire de votre mutualité (disponible online) qui mentionne les nouveautés.

La CAAMI couvre toutes les prestations de l’assurance maladie obligatoire au même titre que n’importe quelle mutuelle, mais ne prévoit pas d’assurance complémentaire.

Car si, aujourd’hui, quasi tout le monde réclame l’intervention pour la cotisation à un club de sport ou pour un long et coûteux traitement d’orthodontie, celle pour un dépistage du cancer ou pour des vaccins par exemple risque d’être oubliée.

Enfin, il faut également penser à (faire) remplir et à renvoyer un document ad hoc et dans certains cas, respecter des formalités et conditions pour se voir octroyer les avantages en question.

Bref, vous avez vite fait de passer à côté de quelques dizaines d’euros, voire plus.

Pas besoin de ces avantages? Passez à la CAAMI

Pour certains affiliés qui ne solliciteront jamais ou très peu l’intervention de l’assurance complémentaire, la cotisation constitue une dépense inutile. Songeons par exemple à des jeunes en bonne santé et sans enfants qui se lancent dans la vie active: la majorité des prestations ne leur seront pas d’une grande utilité!

Si vous figurez dans cette catégorie, sachez qu’il existe une alternative bien plus économique: vous affilier à la CAAMI.

A l’instar de n’importe quelle autre mutuelle, cette institution publique couvre toutes les prestations de l’assurance maladie obligatoire. Elle accorde les mêmes remboursements de base pour vos soins de santé (médicaments, honoraires, hospitalisations, etc.) et les mêmes indemnités pour incapacité de travail.

Par contre, elle ne propose pas d’assurance complémentaire! Tout le nécessaire, sans le superflu en quelque sorte

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Comment changer de mutuelle

Ce n’est pas parce qu’on est inscrit à la mutuelle de ses parents depuis sa naissance qu’il n’est plus possible d’en changer. L’offre de base est identique partout, mais les prestations de l’assurance complémentaire non.

À sa naissance, un enfant est inscrit comme "personne à charge" de l’un de ses parents auprès d’une mutuelle. Et ce tant qu’il a moins de 25 ans et qu’il poursuit ses études. Dès que l’on atteint l’âge de 25 ans, que l’on soit encore étudiant ou non, il faut s’inscrire à la mutuelle, soit en tant que titulaire soit à charge de son conjoint/cohabitant.

La loi permet de changer de mutualité n’importe quand, à condition d’être affilié depuis au moins 12 mois auprès de votre organisme actuel. Vous pouvez vous inscrire en ligne (avec votre carte d’identité, une vignette ou votre carte bancaire) ou en agence.

Exactement comme pour un changement d’opérateur télécoms ou de banque, votre nouvelle mutualité traitera votre demande et réglera le transfert avec votre mutualité actuelle. Ce service est gratuit.

Lors du transfert, vous conservez tous vos droits en matière d’assurance obligatoire. Pas de stage d’attente donc. Et dès que le transfert est effectif, vous profitez des avantages de votre nouvelle mutualité.

Notez, si vous rejoignez une autre mutualité, que les mutations prennent cours le premier jour du trimestre suivant (1er janvier, 1er avril, 1er juillet ou 1er octobre).

Vous aviez contracté une assurance hospi ou une assurance dentaire auprès de votre mutuelle? "Ces assurances sont uniquement possibles en combinaison avec une affiliation auprès d’une mutualité", rappelle guide-epargne.be dans son onglet consacré aux mutuelles.

Les conditions des assurances Hospitalia Plus et Dentalia + des mutualités libres l’indiquent très clairement. "Le contrat est conclu à vie. Il prend néanmoins fin en cas de résiliation, de non-paiement des cotisations, de mutation vers une autre mutualité que les Mutualités Libres ou en cas de fraude".

"Si vous aviez déjà des assurances similaires auprès de votre ancienne mutualité, vous ne devrez pas payer de prime d’entrée et vous ne devrez pas respecter de temps d’attente, ni compléter de questionnaire médical", précise guide-epargne.be.

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