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DKV exclut 33 hôpitaux de son assurance hospi individuelle

Face à la dérive des suppléments d’honoraires, DKV a exclu 33 hôpitaux de ses contrats individuels "Hospi Select". Quel est l’impact pour le patient? Quid à la concurrence?
DKV vérifie annuellement si ses hôpitaux partenaires satisfont toujours aux conditions fixées pour rester dans son réseau. Cette année, 33 établissements n'y satisfont plus. ©SCHULZ/MAXPPP/MAXPPP

DKV avait lancé, voici deux ans, une nouvelle assurance hospitalisation, la "Hospi Select", prévoyant le remboursement illimité des frais d’hospitalisation dans un hôpital partenaire. Initialement, tous les hôpitaux du pays étaient inclus dans la formule.

Mais le leader du marché réévalue chaque année la situation pour vérifier si les établissements satisfont toujours aux conditions pour rester partenaires de son réseau. Cela suppose "une évolution stable des suppléments d’honoraires par rapport aux tarifs officiels de l’Inami et des suppléments en chambre individuelle en ligne avec l’indice des prix à la consommation", lit-on dans les documents de l’assureur.

20
pour cent
Les clients qui ont signé un contrat "Hospi Select" après le 1er janvier 2018, et qui optent pour un hôpital cher qui ne figure plus sur la liste des "partenaires" de DKV, paieront de leur poche 20% des suppléments.

Et suite à la dernière évaluation, 33 hôpitaux ne répondent plus aux critères. Au 1er janvier 2020, on constate, par exemple, que les sites du Chirec ont été rayés de la liste, pour la "Hospi Select" à la différence des Cliniques Universitaires Saint-Luc et les Cliniques de l’Europe.

Trois critères

L’assureur souligne que cette révision restera sans conséquences pour l’immense majorité de ses clients. Elle affectera uniquement les personnes:
- qui ont conclu une police DKV Hospi Select après le 1er janvier 2018;
- qui se font hospitaliser dans un établissement ne faisant plus partie du réseau;
- qui optent pour une chambre individuelle pour des raisons de convenance personnelle de confort.

Le client AG Care qui le souhaite peut toujours être remboursé à 100% de ses frais d'hospitalisation, moyennant le paiement d'une prime supplémentaire de 2 à 3%.
Benoit Halbart
Directeur marketing & communication AG Employee Benefits&Health Care

Si ces 3 conditions sont réunies, le patient devra payer de sa poche 20% des suppléments de chambre et d’honoraires facturés par l’hôpital.

Pour rappel, les hôpitaux belges n’ont pas le droit de facturer des suppléments d’honoraires en cas d’hospitalisation en chambre double.

AG Insurance: le supplément de prime

Chez le principal concurrent de DKV, on gère la problématique de manière un peu différente, mais la philosophie sous-jacente reste identique, comme nous l'a expliqué Benoit Halbart, Directeur marketing & communication AG Employee Benefits&Health Care. "Pour les polices de base AG Care, conclues à titre individuel, si le patient choisit de se faire soigner dans l’un des hôpitaux les plus chers, nous ne remboursons que 50% des suppléments. Le client a cependant la possibilité de racheter cette franchise. Celui qui souhaite que ses frais d’hospitalisation (séjour et suppléments d’honoraires) soient toujours remboursés à 100% a la possibilité de payer un supplément de prime. En général, c’est de l’ordre de 2 à 3% (NDLR, tout dépend de l’âge d’entrée). En général, c’est notre clientèle bruxelloise qui active cette clause."

La liste des hôpitaux concernés est consultable sur le site d’AG. "C’est une façon d’orienter nos clients vers des établissements dont les tarifs sont plus raisonnables", conclut Benoit Halbart.

Faire bouger les choses

Les assureurs sont soucieux de maintenir les discussions avec les hôpitaux pour tenter de garder sous contrôle les suppléments d'honoraires et de chambres qui augmentent chaque année, et alourdissent la facture hospitalière pour les patients comme pour les compagnies d'assurances. Une logique qui met en péril la pérennité du système des soins de santé.

"DKV, en tant que leader de marché, faisait face à une situation préoccupante et a voulu prendre ses responsabilités (...) en faisant bouger les chôses. Pour un certain nombre d'hôpitaux, cela a porté ses fruits (...) Néanmoins, pour un nombre encore important d'hôpitaux, il n'a pas été possible de limiter suffisamment l'évolution des suppléments d'honoraires qui continuent de constituer une part très importante de leurs revenus, sans laquelle il ne peuvent fonctionner correctement", explique Birgit Hannes, membre du Comité de Direction de DKV.

 

DKV avait lancé voici deux ans une nouvelle assurance, " Hospi Select ", qui prévoit le remboursement illimité des frais d’hospitalisation dans un hôpital partenaire. Initialement, tous les hôpitaux du pays étaient inclus dans la formule. Mais le leader du marché réévalue chaque année la situation pour vérifier si les établissements satisfont toujours aux conditions pour rester " partenaires " de son réseau. Cela suppose " une évolution stable des suppléments d’honoraires par rapport aux tarifs officiels de l’Inami et des suppléments en chambre individuelle en ligne avec l’indice des prix à la consommation ", lit-on dans les documents de l’assureur. Et suite à la dernière évaluation 33 hôpitaux ne répondent plus aux critères. On constate par exemple, que les établissements du Chirec ont été rayés de la liste, à la différence des Cliniques Universitaires Saint-Luc et les Cliniques de l’Europe.

Trois critères

L’assureur souligne que cette révision restera sans conséquences pour l’immense majorité de ses clients. Elle affectera uniquement les personnes
- qui  ont conclu une police DKV Hospi Select après le 1
er janvier 2018
- qui se font hospitaliser dans un établissement ne faisant plus partie du réseau
- qui optent pour des raisons de convenance personnelle de confort, pour une chambre individuelle.

Si ces 3 conditions sont réunies, le patient devra payer de sa poche 20% des suppléments de chambre et d’honoraires facturés par l’hôpital.

Pour rappel, les hôpitaux belges n’ont pas le droit de facturer des suppléments d’honoraires en cas d’hospitalisation en chambre double ou lorsque le patient séjourne en chambre seule lorsqu’il n’a pas le choix (raisons médicales, admission en urgence, etc.)

Chez le principal concurrent, on gère la problématique de manière un peu différente mais la philosophie sous-jacente reste identique, comme l’explique Benoit Halbart, Directeur marketing & communication AG Employee Benefits&Health Care. " Pour les police de base AG Care, conclus à titre individuel, si le patient choisit de se faire soigner dans l’un des hôpitaux les plus chers, nous ne remboursons que 50% des suppléments. Le client a cependant la possibilité de racheter cette franchise. Celui qui souhaite que ses frais d’hospitalisation (séjour et suppléments d’honoraires) soient toujours remboursés à 100% ont la possibilité de payer un supplément de prime. En général, c’est de l’ordre de 2 à 3% de plus (NDLR, tout dépend de l’âge d’entrée). En général, c’est notre clientèle de la Région bruxelloise qui active cette clause ". La liste des hôpitaux concernés, est consultable sur le site d’AG. " C’est une façon d’orienter nos clients vers des établissements dont les tarifs sont plus raisonnables ", conclut-il.

DKV avait lancé voici deux ans une nouvelle assurance, " Hospi Select ", qui prévoit le remboursement illimité des frais d’hospitalisation dans un hôpital partenaire. Initialement, tous les hôpitaux du pays étaient inclus dans la formule. Mais le leader du marché réévalue chaque année la situation pour vérifier si les établissements satisfont toujours aux conditions pour rester " partenaires " de son réseau. Cela suppose " une évolution stable des suppléments d’honoraires par rapport aux tarifs officiels de l’Inami et des suppléments en chambre individuelle en ligne avec l’indice des prix à la consommation ", lit-on dans les documents de l’assureur. Et suite à la dernière évaluation 33 hôpitaux ne répondent plus aux critères. On constate par exemple, que les établissements du Chirec ont été rayés de la liste, à la différence des Cliniques Universitaires Saint-Luc et les Cliniques de l’Europe.

Trois critères

L’assureur souligne que cette révision restera sans conséquences pour l’immense majorité de ses clients. Elle affectera uniquement les personnes
- qui  ont conclu une police DKV Hospi Select après le 1er janvier 2018
- qui se font hospitaliser dans un établissement ne faisant plus partie du réseau
- qui optent pour des raisons de convenance personnelle de confort, pour une chambre individuelle.

Si ces 3 conditions sont réunies, le patient devra payer de sa poche 20% des suppléments de chambre et d’honoraires facturés par l’hôpital.

Pour rappel, les hôpitaux belges n’ont pas le droit de facturer des suppléments d’honoraires en cas d’hospitalisation en chambre double ou lorsque le patient séjourne en chambre seule lorsqu’il n’a pas le choix (raisons médicales, admission en urgence, etc.)

Chez le principal concurrent, on gère la problématique de manière un peu différente mais la philosophie sous-jacente reste identique, comme l’explique Benoit Halbart, Directeur marketing & communication AG Employee Benefits&Health Care. " Pour les police de base AG Care, conclus à titre individuel, si le patient choisit de se faire soigner dans l’un des hôpitaux les plus chers, nous ne remboursons que 50% des suppléments. Le client a cependant la possibilité de racheter cette franchise. Celui qui souhaite que ses frais d’hospitalisation (séjour et suppléments d’honoraires) soient toujours remboursés à 100% ont la possibilité de payer un supplément de prime. En général, c’est de l’ordre de 2 à 3% de plus (NDLR, tout dépend de l’âge d’entrée). En général, c’est notre clientèle de la Région bruxelloise qui active cette clause ". La liste des hôpitaux concernés, est consultable sur le site d’AG. " C’est une façon d’orienter nos clients vers des établissements dont les tarifs sont plus raisonnables ", conclut-il.

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