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2 mesures simples pour contrer la hausse du diesel

©Photo News

Ce mercredi, le prix du diesel atteint son plus haut niveau depuis le début de cette année. Comment limiter l’impact sur votre budget? Quelques rappels et conseils.

Le diesel (B7) passe ce mercredi 10 avril à un prix maximum de 1,548 euro par litre, selon le SPF Economie. Cela correspond à une hausse de 2 centimes. Celle-ci permet à ce carburant d’atteindre ainsi son plus haut niveau depuis le début de l'année.

C’est donc le moment de reprendre un réflexe que certains ont tendance à laisser tomber lorsque les prix à la pompe diminuent (comparer le prix des stations-services) ou d'appendre les principes de l'écoconduite.

1. Choisir les "pompes" où faire le plein

En la matière, pour être certain de payer son carburant moins cher, il y a deux règles d’or à respecter:

1. fuir les stations-services le long des autoroutes;
2. opter pour celles dont l’unique service disponible est la livraison de carburant (les stations-services "low cost").

Par exemple, si vous prenez l’E411 direction Namur (à partir de Bruxelles), la pompe "Total Bierges Nord" (située entre la sortie 5 et la sortie 6) affiche un tarif de 1,54 euro pour son litre de diesel (soit le prix maximum en vigueur en Belgique depuis jeudi dernier).

Or, si vous prenez la première station disponible à proximité de la sortie 6 – à savoir la "Shell Express Bierges", située à côté de l’hypermarché Carrefour de Wavre – la facture sera moins élevée: 1,38 euro par litre. Soit une différence de 16 centimes par litre ou de 8 euros sur un plein de 50 litres par exemple.

→ Quid de la qualité? "Contrairement à certaines idées reçues, ce n’est pas parce qu’un carburant est moins cher que la qualité est moindre", répond Olivier Neirynck, le directeur technique de la Fédération des négociants en carburants et combustibles (Brafco). "Fapetro, le Fonds d’analyse des produits pétroliers, réalise plus de 10.000 prélèvements annuels en station pour vérifier si la qualité des carburants est conforme à la norme. Je peux vous garantir que la Belgique dans son ensemble dispose d’une excellente qualité de carburant. C’est même une des meilleures d’Europe."

Attention, il peut subsister des différences de prix entre les stations-services "low cost" d’une même enseigne et situées dans la même entité. Par exemple, la station "Shell Express Wavre" affiche un prix du diesel à 1,43 euro, soit 5 cents de différence avec la station "Shell Expres Bierges". Une différence minime (2,5 euros), mais une différence quand même lorsque chaque euro compte !

Pour vous y retrouver, consultez régulièrement la plateforme Carbu qui fournit en temps réels l’ensemble des tarifs pratiqués par les stations-services en fonction des localités (le prix publiés sont communiqués par les fournisseurs ou les compagnies pétrolières et complétés si nécessaire par la communauté d’utilisateurs, ndlr).

Ne consultez pas uniquement les tarifs pratiqués près de votre domicile mais également ceux dans les localités où vous vous rendez régulièrement. Vous pourriez y constater des différences de prix encore plus importantes. En effet, d’après Carbu, il est possible de trouver un litre de diesel au prix affiché de 1,35 euro. Soit une différence de 19 cents par rapport au prix maximum en vigueur ou de quasi 10 euros (9,50 euros pour être précis) sur un plein de 50 litres.

→ Vous revenez de vacances? En considérant les prix maximum en vigueur, vous avez intérêt à faire un plein dans les pays limitrophes. En effet, le prix du litre du diesel est affiché à 1,10 euro, selon les chiffres recensés par Touring. Cela fait une différence de 44 centimes par litre ou de 22 euros sur un plein de 50 litres. En Allemagne, le prix du litre de diesel est de 1,26 euro, tandis qu’il s’affiche respectivement à 1,46 euro et 1,47 euro aux Pays-Bas et en France.

→ Notez qu’il existe aussi une version "France" et "Luxembourg" de la plateforme Carbu afin d’être certain de dégoter le litre de carburant au prix le plus bas sur la route du retour.

2. Pratiquer l’éconduite

Comme son nom l’indique, cette méthode consiste à conduire de manière plus "écologique" car elle permet de consommer moins de carburant. Comment? Voici quelques conseils énoncés par Touring et l’asbl Ecoconso.

1. Levez le pied! Autrement dit, roulez autant que possible à vitesse modérée. Par exemple, une conduite sportive en ville entraîne un surplus de consommation qui peut atteindre 40%. Sur autoroute, diminuer sa vitesse de 10 km/h, c’est économiser jusqu’à 1 litre par 100 km.
2. Passez rapidement au rapport de vitesse supérieure. On peut même "sauter" une vitesse;
3. Freinez sur le moteur pour ralentir pour un feu ou un obstacle, mais aussi lors d’une conduite en descente;
4. Anticipez ce qui peut vous arriver: il est inutile d’accélérer quand vous voyez que le feu est encore rouge. Tenez vos distances et regardez le véhicule qui vous précède;
5. Contrôlez la pression de vos pneus chaque mois. Non seulement ils s’useront moins vite, mais vous consommerez jusqu’à 7% en moins;
6. Ne surchargez pas votre véhicule inutilement. Cette surcharge impacte forcément la consommation de carburant. Par tranche de 100 kg supplémentaires, comptez une surconsommation de carburant de 5%.
7. Ne laissez pas tourner le moteur inutilement lorsque vous attendez à un passage à niveau, près d’un pont levé ou d’une école. À ce propos, depuis le 1er mars 2019, laisser tourner son moteur à l’arrêt en Wallonie constitue une infraction environnementale passible d’une amende de 130 euros.
8. N’utilisez l’airco et le chauffage de la lunette arrière que si nécessaire. Ce qui vaut également pour les appareils énergivores tels que les lecteurs DVD et les systèmes GPS.

Vous pouvez aussi suivre une formation. Notamment via l’asbl Eco-mobile, chez Peugeot (qui offre aussi une formation en conduite préventive) ou GoSafeDriving. Les tarifs pour une journée (qui s’organise en individuel ou par groupe de particuliers ou pour les sociétés) varient de 120 à 350 euros par personne.

L’écoconduite permet certes de réaliser des économies (jusqu’à 350 euros/an selon les estimations de Touring) mais vous ne verrez pratiquement aucune différence si l’essentiel de vos trajets ont lieu en période d’embouteillage.

Dans ces cas-là, et dans la mesure du possible, il serait peut-être temps de considérer les déplacements en transports en commun et/ou à l’aide de nouveaux engins de déplacement. Ou de négocier un décalage de vos horaires avec votre employeur ou davantage de possibilités de télétravail (surtout que le télétravailleur est mieux protégé depuis le début de l’année, ndlr).

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