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Auto partagée, auto moins chère?

Il est difficile de connaître le nombre exact de Belges qui partagent leur voiture car tous ne le font pas dans le cadre d’une association. Par contre, on sait que fin octobre, 12.585 Belges étaient abonnés à Cambio et que 1.500 Flamands co-voituraient via Autopia. La voiture partagée serait-elle donc l’"Œuf de Colomb"?
©Photo News

Les particuliers qui souhaitent partager une auto peuvent en prendre l’initiative, collaborer avec Cambio ou bénéficier du soutien d’Autopia. Deux grandes formules co-existent: soit le propriétaire d’un véhicule le prête à un autre usager, soit deux personnes achètent une voiture en copropriété. Cette dernière formule convient particulièrement à des utilisateurs qui se connaissent bien. Ils trouveront des contrats standards chez Autopia.

Bruxelles fait fort

Autopia est une initiative flamande qui, en 2012, s’étendra à la Wallonie et à Bruxelles. De son côté, Taxistop travaille à la mise sur pied d’un équivalent wallon/bruxellois d’Autopia. Actuellement, Bruxelles réalise un excellent score en matière d’auto partagée. Sur les quelque 12.000 clients de Cambio, 7.178 résident dans la capitale, où 222 autos sont en service. Cambio a également 4.076 clients flamands et 1.350 clients wallons. Si Bruxelles est à la pointe, ce n’est pas par hasard. C’est dans les grandes villes que l’auto partagée connaît ses plus grands succès. Avec 1.333 utilisateurs, Gand occupe la deuxième place en nombre d’adhérents à Cambio, dépassant Anvers qui ne compte actuellement "que" 846 abonnés.

Partager ou réserver

Il y a deux manières de réserver une auto. Soit via un calendrier de réservation, comme Cambio le propose, soit dans le cadre d'un tour de rôle dans lequel chaque utilisateur définit le jour où il souhaite avoir le véhicule. Parallèlement, Autopia travaille à un projet dans lequel les villes et les communes mettraient leur flotte automobile à la disposition des "partageurs". "Le grand avantage d’un tel projet est que le parc des véhicules publics pourrait être utilisé de manière plus optimale. La collectivité économiserait ainsi l’achat d’un grand nombre de véhicules. Avantage supplémentaire, souligne Autopia, l’amortissement – et donc le renouvellement – des véhicules serait plus rapide. Les flottes urbaines seraient dès lors plus modernes et plus écologiques.

Partage des frais

Le covoiturage est intéressant pour le propriétaire qui partage son auto, comme pour le passager. Celui qui partage son auto ne doit pas le faire pour gagner de l’argent. Il réussit néanmoins à récupérer une partie les frais engagés, ce qui n'est pas négligeable. Un ménage moyen doit en effet travailler entre 300 et 400 heures pour couvrir les frais de l’auto familiale.

0,30 euro/km

Du côté de l’utilisateur (passager), le covoiturage est une formule intéressante pour ceux qui se demandent si une auto leur est nécessaire et pour les familles qui hésitent à acheter une deuxième voiture qui ne sert qu'occasionnellement. La formule est d’autant plus intéressante lorsque le conducteur de ce second véhicule voyage en transports en commun. En choisissant de participer au covoiturage, on dynamise ses frais de voiture. "La possession d’une automobile entraîne d’importants frais fixes, encore plus sensibles si la voiture est souvent à l’arrêt. Avec le covoiturage, poursuit Autopia, l’utilisateur ne paie que pour les kilomètres qu’il parcourt réellement. Le covoiturage se base généralement sur des forfaits, aux alentours de 0,30 euro par kilomètre parcouru. Cette indemnité est destinée à couvrir une partie des frais et du carburant.

Et l’assurance?

Il faut envisager le volet "assurance" de l’auto partagée. Autopia propose par exemple des contrats d’assurance sur mesure. Les polices sont conclues sur la base de la plaque minéralogique et de la puissance. Pour être en ordre, l’utilisateur doit uniquement fournir une copie de son permis de conduire. Quoi qu’il en soit, utilisateurs et propriétaires sont libres de contracter une police auprès de leur assureur habituel. À ce niveau, il importe que les utilisateurs réguliers soient enregistrés. L’assureur peut ainsi contrôler les statistiques d’accidents des utilisateurs, un élément indispensable pour le calcul de la prime. En général, l’éventuel surcoût de la prime est intégré dans le prix au kilomètre.

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