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Feu vert pour l'auto électrique?

L’auto électrique est à la une. L’un après l’autre, les constructeurs nous présentent leur modèle sur batterie. D’autres encore nous montrent des prototypes qui, eux aussi, s’alimenteront " sur prise ". Est-ce la percée définitive de la voiture électrique en Belgique?

(mon argent) - Dernier scoop en date, Total a inauguré la semaine dernière la première des douze bornes de recharge rapide que la société ouvrira à des endroits stratégiques du pays. Tout cela a l’air bien joli. " Plug to drive " de Total permet de " faire le plein " d’électricité en 10 minutes à peine. Les bornes de Total proposent quatre modes de recharge : rapide en courant alternatif ou continu, semi-rapide et lente. Dans les deux premiers cas, les automobilistes rechargeront leur batterie en dix minutes, pour à peine 4 euros. La recharge semi-rapide se fait en 20 minutes et la lente, en une heure. Le paiement se fait par carte pré-payée " Plug to drive " ou à la caisse de la boutique.

Apprentissage par la pratique

Total souligne le caractère expérimental de ce réseau. Les douze premières bornes doivent être considérées comme un essai grandeur nature, effectué pour étudier dans la pratique les questions liées à l’autonomie des voitures électriques. Ce paramètre dépend en effet largement du style de conduite. Total estime que les informations liées aux douze bornes et aux quelques véhicules électriques actuellement en circulation permettront d’améliorer le réseau, les bornes et les véhicules eux-mêmes.

Est-ce le grand départ ?

La voiture électrique semble donc bel et bien lancée. En Belgique également qui, l’an dernier, était encore le mauvais élève de la classe européenne pour avoir trop tardé à mettre en place des mesures de soutien à la voiture électrique. Il faut dire que douze bornes de recharge ne vont pas fondamentalement changer notre position dans l’Europe du véhicule électrique.

La promesse d’une réduction d’impôt de 30 % du prix d’achat, avec un maximum de 9.000 euros, semble d’ailleurs insuffisamment convaincante. D’autant que la seule voiture électrique actuellement produite en série – la Mitsubishi i-MiEV –  sera disponible fin 2010 pour 50.000 euros, excusez du peu. En outre, la réduction d’impôts ne vaut que pour les voitures de tourisme, breaks et minibus et n’a été approuvée intégralement que pour les années 2010, 2011 et 2012. Les années suivantes, on repassera à 15 % du prix d’achat.

À qui appartient la batterie ?

En outre, l’incertitude plane quant au propriétaire réel de la batterie. Dans la situation actuelle, vous achetez la voiture et louez la batterie au constructeur. Dans le paysage automobile, c’est à la fois nouveau, complexe et peu transparent pour le calcul des coûts. 50.000 euros pour une citadine sans batterie… c’est beaucoup d’argent !

Acheter ou attendre ?

Pour le particulier, l’heure n’est pas encore à l’achat d’une voiture automobile. Il fera mieux d’attendre d’une part que la clarté se fasse sur l’offre, le statut de la batterie et l’autonomie et d’autre part qu’il existe des points de recharge en suffisance pour qu’il puisse pleinement utiliser son auto au quotidien. Pour ce dernier problème, la solution pourrait venir des extended range vehicles (E-RV), ces hybrides comme l’Opel Ampera, qui possèdent encore un moteur à combustion mais une transmission électrique.

Ce moteur permet d’étendre l’autonomie de la voiture et d’espacer les branchements à la prise. L’autonomie passe ainsi à 500 km, sensiblement plus – et plus pratique – que le rayon d’action moyen de la voiture électrique, actuellement de l’ordre de 150 à 250 km. Mais il est clair que la voiture électrique a l’avenir pour elle, même si elle devra encore longtemps partager la route avec sa consœur à moteur à combustion.

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