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Pas touche à la plaque d'immatriculation ou gare à l'amende

©BELGAIMAGE

Pour échapper aux objectifs des radars, certains automobilistes recouvrent leurs plaques d’un film. Or, il est interdit de leur apporter le moindre changement. En 3 ans, 58.264 automobilistes ont été verbalisés.

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA), a annoncé un projet d'arrêté royal prévoyant de doubler à terme l'amende infligée aux automobilistes qui apportent des changements à leurs plaques minéralogiques.

"La plaque d’immatriculation et sa reproduction ne peuvent en aucun cas être recouvertes, même pas avec une matière transparente", a-t-il déclaré, selon le quotidien "La Capitale". Cette technique est utilisée par certains automobilistes pour provoquer un reflet sur leur plaque au moment où le radar déclenche son appareil photographique.

Toujours selon la Capitale, 58.264 automobilistes ont été verbalisés entre 2012 et 2014. Actuellement, les modifications apportées à une plaque d’immatriculation sont passibles d'une amende de 55 euros, conformément à un arrêté royal datant de 2001. À l'avenir, ce montant devrait passer à 110 euros (et passer donc dans la catégorie d’une infraction de second degré).

Recouvrir le sigle "B" de la plaque par un autocollant « VL » pour montrer son attachement à la Flandre est aussi, au regard de la loi, une pratique interdite.

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) a donc annoncé, un peu malgré lui, un projet d'arrêté royal prévoyant de doubler à terme l'amende infligée aux automobilistes ayant remplacé la mention B(elgique) par VL(aanderen) sur leur véhicule, ressort-il de sa réponse à une question écrite d'un de ses co-listiers, le député Brecht Vermeulen.

La réponse de Jan Jambon a fait sortir le Vlaams Belang de sa boîte. Pour la formation flamande d'extrême droite, Jan Jambon et la N-VA organisent la chasse à un symbole du mouvement flamand.

Le porte-parole du ministre a quant à lui tenu à dire que M. Jambon n'a fait qu'un état des lieux d'un projet d'arrêté royal du gouvernement sortant "qui ne reflète absolument pas le point de vue du ministre".

L'arrêté royal lui-même relève de la compétence du ministre de la Mobilité et ne concerne le ministre de l'Intérieur que dans la mesure où la police doit constater les infractions. Le texte lui-même n'a pas encore fait l'objet d'une discussion entre les ministres concernés. La couverture du B par le sigle VL ne constitue nullement une priorité pour M. Jambon parce que "la problématique n'a rien à voir avec la sécurité", a encore précisé le porte-parole du ministre.

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