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Une taxe au kilomètre pour réduire les embouteillages?

C'est l'une des propositions de la Febiac pour tenter d'améliorer la mobilité en Belgique. Autre suggestion: favoriser le télétravail.
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©BELGA

Bruxelles et Anvers sont les villes championnes des embouteillages. Une étude récente avance que d'ici 2020, le coût des problèmes de mobilité s'élèverait à 6 milliards d’euros.

La FEBIAC -la fédération de l’automobile et du cycle-  veut apporter sa contribution au débat, pour améliorer la mobilité en Belgique. Catalogue de mesures.

"La densité du trafic est une donnée non linéaire. Lorsque l'on dépasse un certain seuil, un embouteillage se forme rapidement. Mais l'inverse est également vrai. Une réduction de 5 à 10% du nombre de véhicules en heure de pointe conduit rapidement à un recul pouvant atteindre 40% de la longueur et de la durée des embouteillages."
Floris Ampe,
Partner Consulting chez PWC

 

Une taxation au kilomètre. L'idée de la fédération est de remplacer les taxes routières actuelles (TMC, taxe de circulation annuelle, accises) par un tarif kilométrique variable en fonction

de l'heure et du lieu du déplacement,
du revenu de l'utilisateur (avec correction sociale pour les bas revenus) et
des caractéristiques environnementales du véhicule.

Les avantages de la proposition? Encourager l'utilisateur à réorganiser une partie de ses déplacements des heures de pointe vers les heures creuses.

Développer le Park & Ride. Construire des infrastructures Parl & Ride en périphérie et à proximité de gares, arrêts de tram et de bus permettrait de réduire le nombre de personnes qui cherchent un stationnement en centre urbain.

Un budget mobilité pour les bas revenus. Étendre le choix de moyens de transport pour les bas revenus et leur offrir un budget mobilité.

Exonérer les dépenses de mobilité des cotisations sociales et fiscales. La voiture de société reste un instrument largement utilisé pour limiter les charges salariales. La Febiac propose d'harmoniser le statut fiscal de tous les modes de transport (voitures, deux-roues, transports en commun) afin de rendre possible un choix de transport sur la base de conditions équivalentes.

Encourager le télétravail.  Selon une étude publiée par PwC en 2010, 68 % des travailleurs aimeraient pratiquer le télétravail mais seul 18% le font. Une réduction des cotisations patronales en cas de télétravail, calculée sur la base du coût social moyen que le travailleur n'engendre plus en évitant les heures de pointe, pourrait avoir une influence positive sur l'introduction ou l'extension du télétravail auprès des employeurs.

Rendre l'achat et l'utilisation de véhicules propres plus attrayantes. Il serait possible de rendre l'acquisition de véhicules plus propres moins onéreuse grâce à un incitant au niveau des taxes de consommation (TVA) et à l'aide d'un élargissement des possibilités de déduction pour les différents groupes cibles par le biais de leurs impôts sur le revenu.

Pour Luc Bontemps, CEO de la Febiac: "Celui qui roule moins, de manière plus propre, plus écologique et en dehors des heures de pointe paiera moins. Mais la taxe sur l'utilisation doit être bénéfique à l'utilisateur, et ce tant par le biais de la revalorisation de l'infrastructure routière qu'au travers de la prise en charge d'alternatives à part entière et écologiques. Ce n'est que de cette manière qu'une base sera créée pour l'introduction de régimes de péage."

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