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Diplômé? Voici venu le temps des démarches

Une série de formalités s'imposent si vous avez 25 ans, si vous n'êtes plus à charge de vos parents, si vous cherchez un job ou si vous en avez trouvé un, etc.
Prêt à vous lancer dans la vie active (et à vous installer)? Cette étape, synonyme de changements financiers, implique des démarches administratives. ©iStock

Vous êtes diplômé, prêt à vous lancer dans la vie active (et à vous installer)? Cette étape, synonyme de changements financiers, implique des démarches administratives.

Après avoir été à charge de vos parents, le temps est venu de vous prendre en charge. Une série de démarches administratives sont incontournables pour garantir vos droits et un bon départ dans la vie de façon générale. Voici ce qui va changer pour vous, mais aussi pour vos parents, ce qu'il faut savoir, et surtout, ce qu'il faut faire.

Passage par la case chômage

Dès la fin de vos études ou si vous les abandonnez, la première chose à faire est de vous inscrire comme demandeur d’emploi auprès du Forem (Wallonie), d'Actiris (Bruxelles), du VDAB ( Flandre) ou de l’ADG (Communauté germanophone).

Si vous avez terminé vos études en juin, faites-le au plus tard le 8 août, vu que le stage d’insertion professionnelle débute au plus tôt le 1er août. Avant d’avoir droit aux allocations de chômage, vous devez effectuer ce stage d'insertion (autrefois appelé stage d’attente) d’une durée de 12 mois (310 jours).

25
ans
C'est un âge charnière. Les parents ne toucheront plus d'allocations familiales pour le jeune qui devra aussi s'inscrire à la mutuelle de son choix.

Pendant ce stage, si vous avez moins de 25 ans, et à certaines conditions, vous conservez vos droits  aux allocations familiales et le statut de personne à charge pour la mutuelle (lire plus loin).

Au terme du stage d’insertion, si votre recherche d’emploi n’a pas abouti, vous ne recevrez pas automatiquement des allocations d’insertion!  Il faudra introduire une demande auprès d’un syndicat (CGSLB, CSC, FGTB) ou de la CAPAC. Vous devrez  aussi vous réinscrire au service régional de l’emploi. Les allocations d’insertion sont de 959,14 €/mois pour un isolé de plus de 21 ans, 573,82 €/mois pour les 18-20 ans et 365,04 €/mois pour les moins de 18 ans.

S'inscrire à la mutuelle

Jusqu'à vos 25 ans, si vous êtes encore aux études ou en stage d'apprentissage, vous êtes couvert par la mutuelle de vos parents. Lorsque votre stage d'insertion prendra fin, si vous avez décroché un job ou si vous vous lancez comme indépendant, vous devrez vous affilier vous-même auprès d’une mutualité. Vous serez ainsi couvert par l'assurance-maladie obligatoire qui rembourse - partiellement - les frais de soins de santé (médicaments, consultations, hospitalisation) et octroie des indemnités en cas d'incapacité de travail.

6.942,5
euros
Si le jeune perçoit uniquement le revenu d’un job d’étudiant, c'est le montant maximum qu'il peut gagner pour rester à charge d’un parent marié ou cohabitant légal.

Vous bénéficierez également des avantages de l'assurance complémentaire qui varient selon la mutuelle choisie et le lieu de résidence. Par exemple: une intervention de quelques dizaines d'euros pour l'affiliation annuelle à un club de sport, une intervention pour des séances d’ostéopathie, pour l’achat de lunettes et de verres, une séance psy, etc.

Prendre une assurance hospitalisation

Un jeune reste couvert par l’assurance hospitalisation des parents tant qu’il est fiscalement à leur charge. Après, il doit souscrire un contrat à son nom. Que vos parents aient une assurance hospitalisation collective via leur employeur ou un contrat individuel, vous pourrez prolonger cette assurance à titre individuel auprès du même assureur, sans devoir passer un nouvel examen médical ni devoir respecter une période d’attente. Il faudra néanmoins respecter une procédure et des délais sous peine de perdre ce droit à la prolongation individuelle. Contactez bien à temps votre compagnie d’assurance pour demander un devis et donner votre décision.

Les allocations familiales

Les allocations familiales sont accordées sans condition jusqu'au 31 août de l'année civile au cours de laquelle le jeune atteint l'âge de 18 ans.
Il peut continuer à en bénéficier jusqu’à 25 ans s’il :
- suit un enseignement/une formation;
- travaille durant son stage d’insertion et que sa rémunération ne dépasse pas 551,89 euros brut par mois.
Un demandeur d’emploi peut encore toucher ses allocations familiales s’il ne dépasse pas un revenu mensuel de 541,09 euros pour le mois d’août et de septembre.
Les allocations familiales sont d'office payées à la mère. Si la mère n'élève pas l'enfant, elles sont versées à la personne physique ou morale qui remplit ce rôle. Le jeune qui quitte le domicile familial pourra toutefois percevoir les allocations familiales lui-même s'il a plus de 16 ans.

Fiscalement à charge?

Tant qu’un enfant est à leur charge, ses parents ont droit à un avantage fiscal. Le montant de base de la quotité exemptée d'impôt est de 8.860 euros (exercice d’imposition 2020, revenus 2019), ce qui procure une économie d’impôt de 2.215 euros. Pour les contribuables avec enfants à charge, l’économie fiscale est plus élevée. La majoration de la quotité exemptée d'impôt augmente selon le nombre d'enfants (1 enfant: 1.610 euros, 2 enfants: 4.150 euros, 3 enfants: 9.290 euros, 4 enfants: 15.030 euros, et un supplément de 5.740 euros par enfant au-delà du quatrième).

Pour être à charge, l'enfant doit faire partie du ménage au 1er janvier de l'exercice d'imposition (il peut faire ses études ailleurs, mais doit être domicilié chez vous) et avoir des revenus propres limités à un plafond qui diffère selon que les parents sont imposés conjointement (mariés, cohabitants légaux) ou isolément (simples concubins, divorcés). Pour l'exercice d'imposition 2020, le montant maximum des ressources nettes de l’enfant (revenus 2019) est fixé respectivement à 3.330 euros et 4.810 euros. Tous les revenus sont pris en compte, sauf les allocations familiales et les bourses d'études. Les contributions alimentaires et les revenus de jobs étudiants sont en outre partiellement exonérés.

La première tranche de 2.780 euros perçue dans le cadre d'un travail étudiant réglementé ne doit pas être prise en compte. Du montant brut, on peut également déduire des frais réels ou 20% de frais forfaitaires. Des frais minimums de 460 euros peuvent toujours être imputés. Concrètement, si vous percevez uniquement le revenu d’un job d’étudiant, vous pouvez gagner jusqu’à 6.942,50 euros pour rester à charge d’un parent marié ou cohabitant légal et jusqu’à 8.792,50 euros si le parent est isolé ou cohabitant de fait.

La déclaration d'impôt

"Du point de vue fiscal, les contribuables qui ne sont ni mariés ni cohabitants légaux sont toujours considérés comme isolés. Si un jeune qui gagne sa vie reste habiter chez sa maman célibataire qui est imposée en tant qu'isolée, cela ne changera donc rien. Ils seront tous deux imposés en tant qu'isolés. Si les parents sont mariés, ils rempliront toujours une déclaration commune, tandis que l'enfant qui vit sous leur toit remplira sa déclaration d'isolé", explique un expert fiscal.

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