mon argent

Pourquoi souscrire un abonnement mobile à l'étranger n'est pas un bon plan

©Shutterstock

Il faut payer un supplément pour téléphoner depuis la Belgique vers les pays de l’UE! Mais il n’y en a pas pour appeler de l’UE vers un autre pays de l’UE. Suffit-il d’avoir un numéro étranger européen pour résoudre ce problème?

Depuis le 15 mai 2017, il n’y a plus de frais de roaming au sein de l’Union européenne (UE). Cela signifie que depuis cette date, un Belge peut utiliser son abonnement mobile au sein des pays de l’UE de la même manière qu’en Belgique: appels, SMS, surf, il n’a plus aucun supplément à payer tant qu’il reste dans les limites de son forfait mobile.

Là où le bât blesse, c’est que cette suppression des frais de roaming ne s’applique qu’aux communications passées depuis l’étranger. Elle ne concerne donc pas les communications au départ de la Belgique vers un autre pays de l’Union.

Par exemple, si un utilisateur belge se situe géographiquement en France et qu’il appelle un numéro français, il n’aura pas de supplément à payer (à nouveau, tant qu’il reste dans les limites de son forfait). Même topo s’il appelle un numéro de téléphone belge, portugais, italien, espagnol, etc.

Paradoxalement, si ce même Belge est chez lui en Belgique et qu’il appelle un numéro français (ou de n’importe quel autre pays de l’Union européenne), il devra payer le tarif d’une communication internationale. Depuis ce 15 mai 2019, ce tarif est néanmoins plafonné à 22 cents/minute.

©Mediafin

Abonnement étranger

Il peut donc être tentant de souscrire à un abonnement depuis un autre pays de l’UE. Ou à un abonnement supplémentaire pour ceux qui ont un smartphone double SIM (comme c’est le cas par exemple pour un Samsung Galaxy S9). Bon ou mauvais plan?

"La réglementation européenne en matière d’itinérance n’a pas pour objectif de permettre l’itinérance permanente, à savoir l’achat d’un abonnement ou d’une carte prépayée auprès d’un opérateur européen étranger afin d’en faire un usage permanent en Belgique", répond l’Institut belge des services postaux et des télécommunications.

"L’UE a prévu des balises pour éviter les abus: une preuve de lien stable avec le pays pourra être demandée au client et les opérateurs auront la possibilité de sanctionner les usages abusifs."
Coralie Miserque
porte-parole de Base

"Elle prévoit que les opérateurs peuvent instaurer une politique d’utilisation raisonnable afin de se prémunir de ce type d’usage des services d’itinérance. En cas de dépassement, elle prévoit aussi que des suppléments puissent être appliqués."

Conditions à respecter

Une information confirmée par Coralie Miserque, la porte-parole de Base. "L’UE a prévu des balises pour éviter les abus: une preuve de lien stable avec le pays (preuve de résidence) pourra être demandée au client et les opérateurs auront la possibilité de sanctionner les usages abusifs.

Autrement dit, si vous souscrivez un abonnement auprès d’un opérateur français, et que vous utilisez cet abonnement de manière permanente en Belgique, l’opérateur français pourra vous appliquer des suppléments tarifaires. Ceux-ci sont néanmoins plafonnés à 1,38 cent/minute pour un appel reçu et à 3,8 cents/minute par appel émis (en plus du prix national).

De plus, il y a des conditions prévues par les opérateurs en Europe liées à la souscription d’un abonnement ou à l’achat d’une carte pour ceux qui n’ont pas de lien ou de domicile dans le pays concerné. "En Belgique, par exemple, pour pouvoir souscrire à un abonnement, il faut nécessairement avoir une adresse en Belgique (à laquelle la facture peut être envoyée), ce qui n’est en revanche pas nécessaire pour une carte prépayée. Dans ce cas, une carte d’identité européenne ou un passeport international suffisent", explique la porte-parole de Base.

Par ailleurs, pour celui qui voudrait exclusivement prendre un numéro étranger, ne perdez pas de vue que les appels faits par des proches en Belgique vers votre numéro seront considérés pour eux comme des appels internationaux (facturés 22 cents/minute), "ce qui peut donner lieu à des mauvaises surprises", ajoute-t-elle.

                Lire aussi | Déjouez les pièges de votre abonnement mobile

L’atout d’une ligne fixe

Si vous devez régulièrement appeler à l’étranger depuis la Belgique, il vaut donc mieux – selon les cas – passer par la ligne fixe prévue dans votre pack. Voici quelques exemples pour vous en convaincre.

1. Orange: si vous avez un pack LOVE, vous avez la possibilité de souscrire à l’option "Fixed Phone" moyennant un supplément de 10 euros/mois. Celle-ci permet d’appeler vers tous les numéros fixes et mobiles en Belgique sans aucune limite, mais aussi d’appeler sans frais supplémentaires vers des numéros fixes à l’étranger parmi 40 pays disponibles (tant dans l’UE qu’ailleurs dans le monde).

2. Proximus: ceux qui disposent d’une ligne fixe dans un pack ("Familus" ou "Tuttimus") ont accès au service "Free Calls International". C’est-à-dire, la possibilité d’appeler chaque mois jusqu’à 2.000 minutes, pendant les heures creuses, vers des lignes fixe et mobile de la plupart des pays Européens. Mais aussi vers les États-Unis et le Canada ou vers les postes fixes au Maroc et en Turquie.

3. Scarlet: chez cet opérateur, il y a un supplément de 5 euros/mois à payer pour bénéficier des mêmes avantages que ceux offerts par Proximus à ses clients.

4. VOO: les clients du pack all-in "ONE" disposent aussi d’un forfait de 2.000 minutes d’appels/mois vers l’étranger. Mais dans ce cas-ci, il n’y a aucune contrainte horaire (comme chez Orange), tandis que la liste de pays disponibles est encore plus vaste (64 pays, NDLR) que celle proposée par Orange ou Proximus. Elle comprend aussi des territoires en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en Asie ou dans le Pacifique.

                Lire aussi|Nouvelles augmentations tarifaires prévues chez VOO

Cette option internationale est aussi incluse gratuitement dans ses offres triple play "wahoo" et "tatoo". Par contre, pour "toudoo", elle revient à 7 euros/mois.

Des appels illimités à l’étranger pour 1,20 euro/mois

D’après le témoignage d’un lecteur, il est possible d’avoir une ligne fixe qui permet d’effectuer des appels illimités vers de très nombreuses destinations pour seulement 1,20 euro/mois (location du téléphone comprise), 24h/24.

C’est le cas via l’opérateur français OVH Télécom (qui fonctionne grâce à la technologie VoIP et qui requière donc une connexion à Internet). Même si l’interface du site semble destiner ses produits à des entreprises, les particuliers peuvent également souscrire aux services proposés par OVH Télécom. "Lors de l’inscription, il est tout à fait possible de souscrire à un numéro belge", selon Benoit E., le lecteur qui nous a contactés.

D’après les conditions de cet opérateur, "les appels vers les numéros fixes sont inclus dans le forfait dans la limite de 99 numéros différents appelés par mois et par ligne et 60 minutes de communication par appel. Au-delà les appels sont facturés à la seconde dès la première seconde de communication."

Les destinations incluses sont: Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Danemark, Espagne, France métropolitaine, Royaume-Uni, Grèce, Hong-Kong, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Kazakhstan, Luxembourg, Malaisie, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Panama, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Pérou, Russie, Singapour, Slovaquie, Suisse, Suède, Taïwan, Thaïlande, USA, Venezuela.

Par ailleurs, cet opérateur permet la portabilité de votre numéro actuel. "Pour que tout se passe adéquatement, je conseille de souscrire une nouvelle ligne avec un nouveau numéro. Ensuite, une fois que tout est en place et que tout fonctionne, demandez alors la procédure de portabilité", ajoute le lecteur.

 

Depuis le 15 mai 2017, il n’y a plus de frais de roaming au sein de l’Union européenne (UE). Cela signifie que depuis cette date, un Belge peut utiliser son abonnement mobile au sein des pays de l’UE de la même manière qu’en Belgique: appels, SMS, surf, il n’a plus aucun supplément à payer tant qu’il reste dans les limites de son forfait mobile.

Là où le bât blesse, c’est que cette suppression des frais de roaming ne s’applique qu’aux communications passées depuis l’étranger. Elle ne concerne donc pas les communications au départ de la Belgique vers un autre pays de l’Union.

Par exemple, si un utilisateur belge se situe géographiquement en France et qu’il appelle un numéro français, il n’aura pas de supplément à payer (à nouveau, tant qu’il reste dans les limites de son forfait). Même topo s’il appelle un numéro de téléphone belge, portugais, italien, espagnol, etc.

Paradoxalement, si ce même Belge est chez lui en Belgique et qu’il appelle un numéro français (ou de n’importe quel autre pays de l’Union européenne), il devra payer le tarif d’une communication internationale. Depuis ce 15 mai 2019, ce tarif est néanmoins plafonné à 22 cents/minute.

TABLEAU

Abonnement étranger

Il peut donc être tentant de souscrire à un abonnement depuis un autre pays de l’UE. Ou à un abonnement supplémentaire pour ceux qui ont un smartphone double SIM (comme c’est le cas par exemple pour un Samsung Galaxy S9). Bon ou mauvais plan ?

"La règlementation européenne en matière d’itinérance n’a pas pour objectif de permettre l’itinérance permanente, à savoir l’achat d’un abonnement ou d’une carte prépayée auprès d’un opérateur européen étranger afin d’en faire un usage permanent en Belgique", répond l’Institut belge des services postaux et des télécommunications.

"Elle prévoit que les opérateurs peuvent instaurer une politique d’utilisation raisonnable afin de se prémunir de ce type d’usage des services d’itinérance. En cas de dépassement, elle prévoit aussi que des suppléments puissent être appliqués."

Conditions à respecter

Une information confirmée par Coralie Miserque, la porte-parole de Base. "L’UE a prévu des balises pour éviter les abus: une preuve de lien stable avec le pays (preuve de résidence) pourra être demandée au client et les opérateurs auront la possibilité de sanctionner les usages abusifs.

Autrement dit, si vous souscrivez un abonnement auprès d’un opérateur français, et que vous utilisez cet abonnement de manière permanente en Belgique, l’opérateur français pourra vous appliquer des suppléments tarifaires. Ceux-ci sont néanmoins plafonnés à 1,38 cent/minute pour un appel reçu et à 3,8 cents/minute par appel émis (en plus du prix national).

De plus, il y a des conditions prévues par les opérateurs en Europe liées à la souscription d’un abonnement ou à l’achat d’une carte pour ceux qui n’ont pas de lien ou de domicile dans le pays concerné. "En Belgique, par exemple, pour pouvoir souscrire à un abonnement, il faut nécessairement avoir une adresse en Belgique (à laquelle la facture peut être envoyée), ce qui n’est en revanche pas nécessaire pour une carte prépayée. Dans ce cas, une carte d’identité européenne ou un passeport international suffisent", selon les explications de la porte-parole de Base.

Par ailleurs, pour celui qui voudrait exclusivement prendre un numéro étranger, ne perdez pas de vue que les appels faits par des proches en Belgique vers votre numéro seront considérés pour eux comme des appels internationaux (facturés 22 cents/minute), "ce qui peut donner lieu à des mauvaises surprises", ajoute-t-elle.

                Lire aussi|Déjouez les pièges de votre abonnement mobile

L’atout d’une ligne fixe

Si vous devez régulièrement appeler à l’étranger depuis la Belgique, il vaut donc mieux – selon les cas – passer par la ligne fixe prévue dans votre pack. Voici quelques exemples pour vous en convaincre.

1/Orange : si vous avez un pack LOVE, vous avez la possibilité de souscrire à l’option "Fixed Phone" moyennant un supplément de 10 euros/mois. Celle-ci permet d’appeler vers tous les numéros fixes et mobiles en Belgique sans aucune limite mais aussi d’appeler sans frais supplémentaires vers des numéros fixes à l’étranger parmi 40 pays disponibles (tant dans l’UE qu’ailleurs dans le monde).

2/ Proximus : ceux qui disposent d’une ligne fixe dans un pack ("Familus " ou "Tuttimus") ont accès au service "Free Calls International". C’est-à-dire, la possibilité d’appeler chaque mois jusqu’à 2.000 minutes, pendant les heures creuses, vers des lignes fixe et mobiles de la plupart des pays Européens. Mais aussi vers les États-Unis et le Canada ou vers les postes fixes au Maroc et en Turquie.

3/ Scarlet : chez cet opérateur, il y a un supplément de 5 euros/mois à payer pour bénéficier des mêmes avantageux que ceux offerts par Proximus à ses clients.

4/ VOO : les clients du pack all-in "ONE" disposent aussi d’un forfait de 2.000 minutes d’appels/mois vers l’étranger. Mais dans ce cas-ci, il n’y a aucune contrainte horaire (comme chez Orange), tandis que la liste de pays disponibles est encore plus vaste (64 pays, ndlr) que celle proposée par Orange ou Proximus. Elle comprend aussi des territoires en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en Asie ou dans le Pacifique.

                Lire aussi|Nouvelles augmentations tarifaires prévues chez VOO

Cette option internationale est aussi incluse gratuitement dans ses offres triple play "wahoo" et "tatoo". Par contre, pour "toudoo", elle revient à 7 euros/mois.

Depuis le 15 mai 2017, il n’y a plus de frais de roaming au sein de l’Union européenne (UE). Cela signifie que depuis cette date, un Belge peut utiliser son abonnement mobile au sein des pays de l’UE de la même manière qu’en Belgique: appels, SMS, surf, il n’a plus aucun supplément à payer tant qu’il reste dans les limites de son forfait mobile.

Là où le bât blesse, c’est que cette suppression des frais de roaming ne s’applique qu’aux communications passées depuis l’étranger. Elle ne concerne donc pas les communications au départ de la Belgique vers un autre pays de l’Union.

Par exemple, si un utilisateur belge se situe géographiquement en France et qu’il appelle un numéro français, il n’aura pas de supplément à payer (à nouveau, tant qu’il reste dans les limites de son forfait). Même topo s’il appelle un numéro de téléphone belge, portugais, italien, espagnol, etc.

Paradoxalement, si ce même Belge est chez lui en Belgique et qu’il appelle un numéro français (ou de n’importe quel autre pays de l’Union européenne), il devra payer le tarif d’une communication internationale. Depuis ce 15 mai 2019, ce tarif est néanmoins plafonné à 22 cents/minute.

TABLEAU

Abonnement étranger

Il peut donc être tentant de souscrire à un abonnement depuis un autre pays de l’UE. Ou à un abonnement supplémentaire pour ceux qui ont un smartphone double SIM (comme c’est le cas par exemple pour un Samsung Galaxy S9). Bon ou mauvais plan ?

"La règlementation européenne en matière d’itinérance n’a pas pour objectif de permettre l’itinérance permanente, à savoir l’achat d’un abonnement ou d’une carte prépayée auprès d’un opérateur européen étranger afin d’en faire un usage permanent en Belgique", répond l’Institut belge des services postaux et des télécommunications.

"Elle prévoit que les opérateurs peuvent instaurer une politique d’utilisation raisonnable afin de se prémunir de ce type d’usage des services d’itinérance. En cas de dépassement, elle prévoit aussi que des suppléments puissent être appliqués."

Conditions à respecter

Une information confirmée par Coralie Miserque, la porte-parole de Base. "L’UE a prévu des balises pour éviter les abus: une preuve de lien stable avec le pays (preuve de résidence) pourra être demandée au client et les opérateurs auront la possibilité de sanctionner les usages abusifs.

Autrement dit, si vous souscrivez un abonnement auprès d’un opérateur français, et que vous utilisez cet abonnement de manière permanente en Belgique, l’opérateur français pourra vous appliquer des suppléments tarifaires. Ceux-ci sont néanmoins plafonnés à 1,38 cent/minute pour un appel reçu et à 3,8 cents/minute par appel émis (en plus du prix national).

De plus, il y a des conditions prévues par les opérateurs en Europe liées à la souscription d’un abonnement ou à l’achat d’une carte pour ceux qui n’ont pas de lien ou de domicile dans le pays concerné. "En Belgique, par exemple, pour pouvoir souscrire à un abonnement, il faut nécessairement avoir une adresse en Belgique (à laquelle la facture peut être envoyée), ce qui n’est en revanche pas nécessaire pour une carte prépayée. Dans ce cas, une carte d’identité européenne ou un passeport international suffisent", selon les explications de la porte-parole de Base.

Par ailleurs, pour celui qui voudrait exclusivement prendre un numéro étranger, ne perdez pas de vue que les appels faits par des proches en Belgique vers votre numéro seront considérés pour eux comme des appels internationaux (facturés 22 cents/minute), "ce qui peut donner lieu à des mauvaises surprises", ajoute-t-elle.

                Lire aussi|Déjouez les pièges de votre abonnement mobile

L’atout d’une ligne fixe

Si vous devez régulièrement appeler à l’étranger depuis la Belgique, il vaut donc mieux – selon les cas – passer par la ligne fixe prévue dans votre pack. Voici quelques exemples pour vous en convaincre.

1/Orange : si vous avez un pack LOVE, vous avez la possibilité de souscrire à l’option "Fixed Phone" moyennant un supplément de 10 euros/mois. Celle-ci permet d’appeler vers tous les numéros fixes et mobiles en Belgique sans aucune limite mais aussi d’appeler sans frais supplémentaires vers des numéros fixes à l’étranger parmi 40 pays disponibles (tant dans l’UE qu’ailleurs dans le monde).

2/ Proximus : ceux qui disposent d’une ligne fixe dans un pack ("Familus " ou "Tuttimus") ont accès au service "Free Calls International". C’est-à-dire, la possibilité d’appeler chaque mois jusqu’à 2.000 minutes, pendant les heures creuses, vers des lignes fixe et mobiles de la plupart des pays Européens. Mais aussi vers les États-Unis et le Canada ou vers les postes fixes au Maroc et en Turquie.

3/ Scarlet : chez cet opérateur, il y a un supplément de 5 euros/mois à payer pour bénéficier des mêmes avantageux que ceux offerts par Proximus à ses clients.

4/ VOO : les clients du pack all-in "ONE" disposent aussi d’un forfait de 2.000 minutes d’appels/mois vers l’étranger. Mais dans ce cas-ci, il n’y a aucune contrainte horaire (comme chez Orange), tandis que la liste de pays disponibles est encore plus vaste (64 pays, ndlr) que celle proposée par Orange ou Proximus. Elle comprend aussi des territoires en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en Asie ou dans le Pacifique.

                Lire aussi|Nouvelles augmentations tarifaires prévues chez VOO

Cette option internationale est aussi incluse gratuitement dans ses offres triple play "wahoo" et "tatoo". Par contre, pour "toudoo", elle revient à 7 euros/mois.

Depuis le 15 mai 2017, il n’y a plus de frais de roaming au sein de l’Union européenne (UE). Cela signifie que depuis cette date, un Belge peut utiliser son abonnement mobile au sein des pays de l’UE de la même manière qu’en Belgique: appels, SMS, surf, il n’a plus aucun supplément à payer tant qu’il reste dans les limites de son forfait mobile.

Là où le bât blesse, c’est que cette suppression des frais de roaming ne s’applique qu’aux communications passées depuis l’étranger. Elle ne concerne donc pas les communications au départ de la Belgique vers un autre pays de l’Union.

Par exemple, si un utilisateur belge se situe géographiquement en France et qu’il appelle un numéro français, il n’aura pas de supplément à payer (à nouveau, tant qu’il reste dans les limites de son forfait). Même topo s’il appelle un numéro de téléphone belge, portugais, italien, espagnol, etc.

Paradoxalement, si ce même Belge est chez lui en Belgique et qu’il appelle un numéro français (ou de n’importe quel autre pays de l’Union européenne), il devra payer le tarif d’une communication internationale. Depuis ce 15 mai 2019, ce tarif est néanmoins plafonné à 22 cents/minute.

TABLEAU

Abonnement étranger

Il peut donc être tentant de souscrire à un abonnement depuis un autre pays de l’UE. Ou à un abonnement supplémentaire pour ceux qui ont un smartphone double SIM (comme c’est le cas par exemple pour un Samsung Galaxy S9). Bon ou mauvais plan ?

"La règlementation européenne en matière d’itinérance n’a pas pour objectif de permettre l’itinérance permanente, à savoir l’achat d’un abonnement ou d’une carte prépayée auprès d’un opérateur européen étranger afin d’en faire un usage permanent en Belgique", répond l’Institut belge des services postaux et des télécommunications.

"Elle prévoit que les opérateurs peuvent instaurer une politique d’utilisation raisonnable afin de se prémunir de ce type d’usage des services d’itinérance. En cas de dépassement, elle prévoit aussi que des suppléments puissent être appliqués."

Conditions à respecter

Une information confirmée par Coralie Miserque, la porte-parole de Base. "L’UE a prévu des balises pour éviter les abus: une preuve de lien stable avec le pays (preuve de résidence) pourra être demandée au client et les opérateurs auront la possibilité de sanctionner les usages abusifs.

Autrement dit, si vous souscrivez un abonnement auprès d’un opérateur français, et que vous utilisez cet abonnement de manière permanente en Belgique, l’opérateur français pourra vous appliquer des suppléments tarifaires. Ceux-ci sont néanmoins plafonnés à 1,38 cent/minute pour un appel reçu et à 3,8 cents/minute par appel émis (en plus du prix national).

De plus, il y a des conditions prévues par les opérateurs en Europe liées à la souscription d’un abonnement ou à l’achat d’une carte pour ceux qui n’ont pas de lien ou de domicile dans le pays concerné. "En Belgique, par exemple, pour pouvoir souscrire à un abonnement, il faut nécessairement avoir une adresse en Belgique (à laquelle la facture peut être envoyée), ce qui n’est en revanche pas nécessaire pour une carte prépayée. Dans ce cas, une carte d’identité européenne ou un passeport international suffisent", selon les explications de la porte-parole de Base.

Par ailleurs, pour celui qui voudrait exclusivement prendre un numéro étranger, ne perdez pas de vue que les appels faits par des proches en Belgique vers votre numéro seront considérés pour eux comme des appels internationaux (facturés 22 cents/minute), "ce qui peut donner lieu à des mauvaises surprises", ajoute-t-elle.

                Lire aussi|Déjouez les pièges de votre abonnement mobile

L’atout d’une ligne fixe

Si vous devez régulièrement appeler à l’étranger depuis la Belgique, il vaut donc mieux – selon les cas – passer par la ligne fixe prévue dans votre pack. Voici quelques exemples pour vous en convaincre.

1/Orange : si vous avez un pack LOVE, vous avez la possibilité de souscrire à l’option "Fixed Phone" moyennant un supplément de 10 euros/mois. Celle-ci permet d’appeler vers tous les numéros fixes et mobiles en Belgique sans aucune limite mais aussi d’appeler sans frais supplémentaires vers des numéros fixes à l’étranger parmi 40 pays disponibles (tant dans l’UE qu’ailleurs dans le monde).

2/ Proximus : ceux qui disposent d’une ligne fixe dans un pack ("Familus " ou "Tuttimus") ont accès au service "Free Calls International". C’est-à-dire, la possibilité d’appeler chaque mois jusqu’à 2.000 minutes, pendant les heures creuses, vers des lignes fixe et mobiles de la plupart des pays Européens. Mais aussi vers les États-Unis et le Canada ou vers les postes fixes au Maroc et en Turquie.

3/ Scarlet : chez cet opérateur, il y a un supplément de 5 euros/mois à payer pour bénéficier des mêmes avantageux que ceux offerts par Proximus à ses clients.

4/ VOO : les clients du pack all-in "ONE" disposent aussi d’un forfait de 2.000 minutes d’appels/mois vers l’étranger. Mais dans ce cas-ci, il n’y a aucune contrainte horaire (comme chez Orange), tandis que la liste de pays disponibles est encore plus vaste (64 pays, ndlr) que celle proposée par Orange ou Proximus. Elle comprend aussi des territoires en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en Asie ou dans le Pacifique.

                Lire aussi|Nouvelles augmentations tarifaires prévues chez VOO

Cette option internationale est aussi incluse gratuitement dans ses offres triple play "wahoo" et "tatoo". Par contre, pour "toudoo", elle revient à 7 euros/mois.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect