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Besoin de soutien pour les examens?

Comme tout grand défi sportif, l'année académique comporte un sprint final. Accusant un manque de temps ou d'entraînement, certains étudiants se lancent avec un handicap. D'autres ne verront même pas le sommet de leur montagne de syllabus. Alors, pourquoi pas demander de l'aide?
©Marcel van den Bergh/Hollandse Hoogte

(mon argent) - "A la mi-mai, débutent les hostilités." Blocus, pré-session, hors-session, les établissements supérieurs entament la saison des évaluations. Les étudiants désertent les cafés, cinés et autres endroits branchés. Les plus scrupuleux s’isolent et se mettent à la tâche. Les autres prennent soudain conscience d’un échec probable. L’occasion ou jamais d’appeler "touristes secours", sobriquet que certains universitaires ont donné aux cellules d’accompagnement aux étudiants. Car oui, il existe un système parallèle.

Marché théorique

En Belgique, les pouvoirs publics estiment à 300 millions d’euros l’envergure financière de ce qu’ils appellent communément le soutien académique. Malgré l’importance du chiffre, ce réseau ne présente pourtant pas de piliers officiels. Les cours particuliers s’accaparent la plus grande part de ce marché et demeurent à la solde d’enseignants mal payés ou d’étudiants. Les entreprises belges actives dans ce domaine ne profitent d’ailleurs pas de la déductibilité fiscale, à l’inverse de leurs homologues françaises. Quoiqu’il en soit, ces écoles du "apprendre à apprendre" possèdent quelques avantages non négligeables.

En toute humilité

Recourir au soutien académique ne signifie pas forcément que vous êtes le cancre de la promo. La plupart des étudiants faisant appel  à ce service le font plutôt par ambition (viser la plus grande dis’), par sécurité (bien comprendre, c’est déjà retenir) ou simplement par solution (l’ambiance à la maison est propice à tout sauf à la concentration).

Coach me if you can

Face aux cours particuliers très utiles pour pallier les faiblesses ponctuelles, la nouvelle tendance est au coaching. En fonction de votre filière mais surtout de votre personnalité, des coaches vous prodiguent de explications complémentaires, des conseils d’étude, des astuces quant à l’organisation de votre session. En bref : une méthodologie de travail à votre mesure permettant de maîtriser les volumes, de distinguer l’essentiel du superflu, d’appréhender globalement les matières et de respecter vos planifications.

Mode opératoire

Les acteurs du soutien académique ne manquent pas de créativité en matière de management universitaire: semaines résidentielles (un blocus assisté dans un cadre paisible), séances de drill à domicile, examens blancs, vulgarisation pédagogique, cours factice (durant lequel vous prenez la place du professeur), etc. Mais ils ont tous comme dénominateur commun l’objectif de vous rendre autonome dans la réussite.

Pour ce faire, l’encadrement du blocus ou le suivi tout au long de l’année s’organisent avec souplesse en fonction de vos impératifs. Evidemment, si vous n’avez pas ouvert un seul bouquin pendant deux quadrimestres, une semaine de coaching de rattrapage ne suffira pas à vous garantir une mention.

Etudier à tout prix

Là où le bât blesse: les tarifs. Par bien des aspects, le soutien académique semble réservé aux étudiants les plus nantis. En passant par les grandes enseignes du secteur, vous devrez effectivement dépocher entre 40 et 80 euros pour une heure de coaching. La plupart ne proposent que des modules de 2 heures minimum. Certaines pratiquent des tarifs dégressifs ou autres avantages.

Pour bénéficier de tarifs plus démocratiques, entre 10 et 20 euros par heure d’apprentissage, vous pouvez vous rabattre sur les offres d’ASBL de soutien ou sur des cours particuliers plus traditionnels, en prenant toujours soin de vérifier les compétences pédagogiques de vos professeurs clandestins.

Ultime alternative, responsabilisez-vous une fois pour toutes, pensez en termes de rentabilité, assurez mémorisation et acquisition. En somme, étudiez!

Une aide au blocus...

Ne voyez aucun jugement de valeur dans les classifications ici opérées, mais, à titre indicatif, le chiffre d’affaires de Cogito en 2009 s’est élevé à 1.250.000 euros.

Voici également d'autres aides, plus artisanales:

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