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Combien paie-t-on en plus au magasin du coin?

Les Belges font de plus en plus souvent leurs courses au magasin du coin (commerce traditionnel ou petite surface d'une grande enseigne). Quelle différence de prix paie-t-on pour cette facilité?

(mon argent) - Les magasins de quartier et commerces de proximité refleurissent un peu partout. C’est bien pratique! Pour des achats vite et bien faits, ou pour un "dépannage" de dernière minute, les clients délaissent de plus en plus les (trop) grandes surfaces au profit des commerces du coin.

Le dernier baromètre de l’Observatoire de la consommation alimentaire révèle que la majorité des Belges considèrent les courses comme une corvée. Certains font leurs emplettes au jour le jour, se laissant essentiellement guider par leurs envies. Ils ne veulent pas perdre du temps dans des kilomètres de rayons inutiles. Et si la plupart poussent leur caddy une fois par semaine pour "les grosses courses", ils ont souvent besoin de petits compléments au fil des jours. Une aubaine pour les commerçants du coin, apparemment.

"Le magasin de quartier est effectivement de retour. Le concept répond très bien aux besoins des consommateurs modernes. Pour preuve, nous ouvrons environ 25 nouveaux Carrefour Express par an. Les GB et Market rencontrent aussi du succès car ils font partie du quotidien des gens", indique Lars Vervoort, porte-parole de Carrefour. Même analyse du côté de Delhaize ou les Proxy, City et autres Shop & Go rencontrent énormément de succès. 

Le choix du magasin : proximité, prix, qualité

En 2009 comme lors des quatre années précédentes déjà, la proximité (du domicile ou du lieu de travail) du magasin a été le critère prioritaire des clients (39%), loin devant le prix (16%), la qualité (12%) et  la variété (8%), indique l’enquête, publiée par le Crioc.

Une nuance qualitative est apparue pour la première fois depuis 2002 : les sondés recherchent une diversité des produits frais, servis par du personnel convivial et compétent. Quant à l’intérêt pour le prix, il reste omniprésent et augmente assez logiquement avec la taille du ménage.

La plupart des clients sont manifestement prêts à payer pour la facilité et la convivialité des magasins de quartiers. Mais combien cela leur coûte-t-il réellement en plus?

Tout dépend du produit…

"Tout dépend des produits pris en compte, des promotions, cartes de fidélité, etc, souligne d’emblée Marc Vandercammen, directeur du Crioc. De manière générale, la différence entre le magasin le plus cher – Rob excepté – et le magasin le moins cher, toutes tailles confondues, atteint 25 à 30% pour les produits alimentaires". Mais il s’agit là d’une moyenne, comme le montre l’exemple de la canette de soft drink: "on la paiera 0,33 € dans le magasin le moins cher, et entre 1 € et 1 ,50 € en station service ou dans un magasin de proximité".

" Pour les 'fast moving goods’ (pain, lait, etc), les achats en commerce de proximité (y compris Proxy Delhaize, GB Contact et night shops), une différence de 25 à 30% est fréquente. Pour les ‘Speciality goods (alcool, ...), les variations peuvent aller du simple au double, surtout pour les produits dont le prix n’est pas bien connu ", précise Vandercammen.

Enfin, "pour les produits fermiers (vendus du producteur au consommateur) les prix sont souvent inférieurs ou identiques à ceux pratiqués en grande surface pour des produits correspondants. Ex : 1 litre de lait battu vendu 1 € à la ferme et en grande surface, et 0,90 € sur le marché".

Les grandes enseignes essaiment

"Il est difficile de donner une réponse précise, explique Lars Vervoort. Les prix sont évidemment toujours un peu plus élevés dans un Carrefour Express que dans un hyper ou un super GB classique. Les plans de tarification varient en outre selon le type de magasin de proximité, et surtout selon l’emplacement (quartier classique, gare, station essence…) et les horaires d’ouverture (les employés des soirées, dimanche et jours fériés coûtent plus cher)."

"D’un point de vue logistique, il est plus difficile et fastidieux pour un camion d’approvisionner des magasins dans une gare, de stations de métro, des stations services, et des quartiers isolés qu’une seule grande surface en une fois. Cela coûte proportionnellement plus cher, ce qui se répercute sur les prix", ajoute de son côté Hans Michiels de Delhaize.

Quelle différence de prix ?

 

Chez Carrefour

  • Les prix des produits frais sont identiques dans tous les magasins.

  • Pour les produits de marque distributeur, l’écart de prix selon le type de magasin est limité. Il est donc possible de trouver des produits à prix attractif.

  • Les prix du reste de l’assortiment sont fixés en fonction de l’endroit, du type de magasin, de la concurrence…Sans plus de précision.

 Chez Delhaize

  • Dans les supermarchés (17.000 références) et les AD (12.000 références), les prix sont identiques.
  • Dans les magasins ‘de convenance’ qui proposent environ 6.500 références, les City (urbain, intégré) et Proxy (magasins de proximité indépendants), les prix sont 2 à 3% supérieurs. Cela se justifie par les frais d’exploitation plus élevés (voir ci-dessus).
  • Les "shop & go", aux pompes à essences et métros, sont des cas à part. "Il s’agit de magasins de dépannage, répondant à des besoins spécifiques. Leur assortiment est réduit à 2.000 références. Les gens y cherchent des aliments prêts à manger, des casse-croûte, de quoi organiser un apéro à la dernière minute ou manger sur la route. Les prix y sont aussi un peu plus élevés ", conclut le porte-parole.

Les prix des produits frais sont identiques dans tous les magasins.

Pour les produits de marque distributeur, l’écart de prix selon le type de magasin est limité. Il est donc possible de trouver des produits à prix attractif.

Les prix du reste de l’assortiment sont fixés en fonction de l’endroit, du type de magasin, de la concurrence…Sans plus de précision.

Tout dépend du produit…

 

" Tout dépend des produits pris en compte, des promotions, cartes de fidélité, etc, souligne d’emblée Marc Vandercammen, directeur du Crioc. De manière générale, la différence entre le magasin le plus cher – Rob excepté – et le magasin le moins cher, toutes tailles confondues, atteint 25 à 30% pour les produits alimentaires ". Mais il s’agit là d’une moyenne, comme le montre l’exemple de la canette de soft drink : " on la paiera 0,33 € dans le magasin le moins cher, et entre 1 € et 1 ,50 € en station service ou dans un magasin de proximité ".

 

" Pour les ' fast moving goods’ (pain, lait, etc), les achats en commerce de proximité (y compris Proxy Delhaize, GB Contact et night shops), une différence de 25 à 30% est fréquente. Pour les ‘Speciality goods (alcool, ...), les variations peuvent aller du simple au double, surtout pour les produits dont le prix n’est pas bien connu ", précise Vandercammen.

 

Enfin, " pour les produits fermiers (vendus du producteur au consommateur) les prix sont souvent inférieurs ou identiques à ceux pratiqués en grande surface pour des produits correspondants. Ex : 1 litre de lait battu vendu 1 € à la ferme et en grande surface, et 0,90 € sur le marché ".

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